Installation classée à Wizernes (62570), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 6 mars 2026 — 6 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0007001621
Commune
Wizernes (62570)
Département
Pas-de-Calais
Régime
Enregistrement
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL HdF
Inspections listées
4 depuis 20 mai 2022
SIRET
51186744200135
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 2714déchets non dangereux de papiers, plastiques, bois,… (transit) hors 27
L'exploitant n'a pas organisé ses stockages de déchets inflammables et/ou combustibles conformément à la réglementation applicable. De nombreuses non-conformités sont constatées : l'îlotage n'est pas défini de façon pertinente et réglementaire, le tri et l'entreposage des batteries est à revoir, les modalités relatives aux rondes ne sont pas établies par consignes, les systèmes de détection et de surveillance sont insuffisants, le Plan de Défense contre l'Incendie n'est pas établi, les dispositions relatives à la maîtrise des sinistres ne sont pas suffisamment justifiées. Cette visite ayant à ce stade une vocation pédagogique, il n'est pas proposé d'arrêté de mise en demeure. Une nouvelle visite d'inspection sera réalisée en septembre 2026 pour vérifier la mise en conformité de l'exploitant.
10points de contrôle
6avec suites administratives
0susceptibles de suites
4sans suite
Ilotage/Entreposage des déchets combustibles ou inflammables
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 6 . IV
Préalablement à la visite d'inspection, l'exploitant n'a pas transmis le plan permettant d'étudier la catégorisation des différentes zones/îlots comme demandé par l'Inspection. En séance, il présente le plan référencé "plan des stockages" daté du 29 juin 2022. Cette date apparaît antérieure à l’actualisation des textes réglementaires qui font l'objet de la présente visite d'inspection. Associé à ce plan, l'exploitant présente un tableau théorique des stocks. Ce document n'est ni référencé ni daté. Ce plan et le tableau des stocks associé sont joints en annexe 1. Il ressort de l'étude de ces documents et de la visite terrain les points suivants : - La hauteur maximale de 6 m était respectée le jour de la visite. - La surface de certains îlots est supérieure à 500 m² (ex : îlots 3/4, 5, 8/9 ...) - Pour certains îlots, tout point n'est pas situé à moins de dix mètres d'une face accessible par les services d'incendie et de secours sur au moins une face (ex : îlots 17 / 34 / îlots dans le bâtiment de l'îlot 24...) - Îlots non délimités et séparés par des allées de largeur d'au moins cinq mètres ou absence de mur coupe-feu de caractéristiques minimales REI 120, d'une hauteur dépassant d'au moins un mètre la hauteur maximale d'entreposage sur toute la longueur de l'îlot ; - Îlots situés en entreposage extérieur non délimités et situés à au moins dix mètres des bâtiments de l'installation ou ne répondant aux conditions alternatives (ex : 18, 20, 23, 26/27, 29 ...) Par ailleurs, il est constaté sur le terrain de nombreux entreposages qui ne sont repris ni sur le plan ni dans le tableau. Pour exemple : plusieurs stockages sont constatés sur le périmètre PAPREC RECUPERATION dans le bâtiment des îlots 24/25, du stockage le long du bâtiment 20, un stockage entre les îlots 18 et 17, du stockage de bobines papier à proximité des îlots 13/14 … mais également sur le périmètre PAPREC FERRAILLES dans les îlots 30 à 33 (papiers/cartons/D3E ferrailles..). L'Inspection rappelle en séance que la justification du caractère REI120 doit obligatoirement faire l'objet d'un justificatif (procès-verbal d'essai avec facture spécifique ou DOE, rapport d'un bureau de contrôle…) afin que ce caractère puisse être pris en compte. Les éléments transmis par l’exploitant par courriel du 16 mars mettent en évidence un PV mais sans Dossier des Ouvrages Exécutés ou facture associés. Dans ces conditions, ils ne permettent pas de justifier le caractère REI120 de ces blocs. 7/16 Non-conformité n°1 :
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 6 VI
L'exploitant déclare que le tri des "DIB" (appellation obsolète de l'exploitant) localisé en îlot 17 est susceptible de générer la détection de piles/batteries. Sur le périmètre PAPREC NORMANDIE RECUPERATION, l’exploitant déclare que 4/5 bacs de 600 litres sont présents en zone 16 pour les batteries de voiture. Ces stockages de batteries sont sur rétention. Les fûts de piles/batteries ne sont pas visualisés le jour de la visite. L’exploitant transmet par courriel du 16 mars 2026 deux photographies permettant de visualiser 3 bacs bleus remplis de vermiculite au sein desquels les piles seraient stockées. Sur le périmètre PAPREC NORMANDIE FERRAILLES, l'exploitant indique que les piles peuvent également être issues du démontage des appareils de Petit ElectroMénager (PAM). Un stockage d'appareils électroménagers est constaté au sein du bâtiment abritant l'îlot 30 ainsi qu'en extérieur sur la zone correspondant aux bacs écosystème. Un stockage de batteries est présent dans le bâtiment 31-32-33. L'Inspection précise que lorsque le démontage n'est pas possible, il convient de considérer le PAM comme une batterie à part entière. Non-conformité n°2 : L'exploitant ne procède pas au tri des différentes catégories de piles/batteries (différenciation des piles lithium et les autres). Le stockage des PAM n'est pas sur rétention et n'est pas fermé (et pas R60 si batteries lithium) L'exploitant ne démontre pas que l'ensemble du stockage des batteries au lithium est réalisé dans des conteneurs ou locaux présentant une résistance au feu au moins R60. L'exploitant n'est pas en mesure de présenter de procédure associée aux modalités organisationnelles mises en place . Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande d'action corrective n°2 : L'exploitant doit revoir l'organisation et le tri de ses stockages de piles/batteries pour répondre aux dispositions applicables.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 9. III
Le site dispose de personnel présent sur le site entre 5H et 21H. Il déclare que le dernier arrivage a lieu entre 17h et 18h. Il déclare qu'en semaine et en présence du personnel, une ronde est réalisée 2H après la fin d'activité et une à la fermeture du site, soit une ronde à 20H et 23H. Le samedi et le dimanche, une ronde est réalisée par la société SECURITAS 2 fois par jour. Un système de puces électroniques est mis en place sur lesquelles les chargés de rondes viennent badger leur passage. Les données sont informatiquement enregistrées. L'exploitant présente un document qui permet de visualiser des points de contrôle. Néanmoins, ce plan datant de 2017 n'est pas à jour et doit être complété au regard de l'évolution du site. Il convient d'ajouter la localisation des puces électroniques sur un plan intégré à la consigne. L'exploitant déclare que le personnel de la société SECURITAS est équipé d'une caméra thermique portable. La formation du personnel n'est pas décrite, ni le matériel prévu pour la détection précoce d'un incendie ou d'un échauffement.11/16 Non-conformité n°3 : L'exploitant n'a pas établi de consignes permettant de justifier la mise en place des mesures organisationnelles nécessaires au respect des dispositions applicables en matière de rondes. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande d'action corrective n°3 : L'exploitant doit formaliser les modalités mises en place en matière de rondes au travers de consignes qui reprennent les différentes dispositions réglementaires.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 9. II
L'exploitant déclare qu'il existe des caméras thermiques fixes qui font l'objet d'une télésurveillance 24H/24H assurée par la société PANTHERA. En dehors des heures d’ouverture, cette société réalise la levée de doute à distance, l'appel des responsables désignées (1 personne + 3 responsables) si besoin et à défaut celui des pompiers. En séance, l'exploitant ne dispose pas de plan permettant de visualiser l'emplacement des différentes caméras mises en place. Dans le bâtiment de la presse à balles, un des responsables présente à l'Inspection, via son téléphone portable, les images reportées par les caméras thermiques présentes au sein du bâtiment. L’existence de l'alarme et son test de fonctionnement ne sont pas été contrôlés le jour de la visite. Le respect des vérifications périodiques et de la maintenance des matériels de sécurité et de lutte contre l'incendie sera réalisé au cours de la prochaine visite d’inspection. Il ressort de la visite de terrain qu'il n'existe pas de caméras thermiques sur l'ensemble des îlots. Pour exemple : il n'y a pas de détection dans le bâtiment abritant les îlots 24/25, ni de détection sur la totalité des îlots extérieurs… Non-conformité n°4 : il n’existe pas de détection automatique de départ d'incendie sur l’ensemble des îlots. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande d'action corrective n°4 : l’exploitant doit compléter les moyens nécessaires à la détection incendie et actualiser les documents permettant de formaliser l’organisation mise en place.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 10-1 I.
Non-conformité n°5 : L'exploitant déclare ne pas avoir entrepris la rédaction du Plan de Défense contre l’incendie tel que prévu par le présent article. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande d'action corrective n°5 : L'exploitant doit réaliser et tenir à jour un Plan de Défense contre l'incendie.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 10.1 II
L'exploitant déclare réaliser 2 exercices de défense contre l'incendie par an et envisager de doubler ce nombre en 2026, soit 4 exercices par an. Les 2 comptes rendus de l’année 2025 ne sont pas disponibles le jour de la visite, aussi l’Inspection demande à ce qu’ils lui soient envoyés. Par courriel du 17 mars 2026, l’exploitant transmet pour l’année 2025 un compte rendu, celui de l’exercice du 13/10/2025. Pour 2026, il transmet le compte rendu du 16/02/2026. Ces exercices n’ont pas l’objet d’une information des services du SDIS. En ce qui concerne la formation, l'exploitant indique que l'ensemble de son personnel est formé aux moyens de défense incendie (à noter que les comptes rendus des exercices mentionnent un taux de formation de 90%). Cette formation serait assurée par la société FMS incendie et porterait sur la manipulation des extincteurs, des Robinets d'Incendie Armés (RIA), le raccordement aux bâches et la mise en route des motopompes. La preuve de formation, non disponible en séance, est demandée par l'Inspection. Par courriel du 17 mars 2026, l’exploitant transmet des « certificats de réalisation » d’une action de formation « dispositifs pompiers en agence PAPREC» d’une durée de 2H en date du 16 septembre 2025 pour 16 salariés (le contenu de la formation n’est pas défini) et des certificats de réalisation d’une action de formation à la manipulation des extincteurs, RIA / PIA d’une durée d’une heure le 14/10/2025 pour 21 personnes. Non-conformité n°6 : L’information du personnel et des entreprises extérieures sur les risques des installations et la conduite à tenir en cas de sinistre n’est pas documentée/démontrée. La mise à disposition et l’accessibilité du matériel adapté pour réaliser les manœuvres nécessaires sera contrôlée lors de la prochaine visite d’inspection. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat :16/16 Action corrective n°6 : l'exploitant doit démontrer le respect des dispositions applicables en matière de formation.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 3 et 6 III
Il ressort des échanges que l'exploitant serait susceptible de définir plusieurs zones comme des petits îlots au sens de l'arrêté (îlots numérotés 10, 12, 29 ...) sous réserve de respecter les prescriptions applicables. l'exploitant doit préciser quelles zones il considère comme des petits îlots. A défaut, il conviendra de les considérer comme des îlots et leur appliquer les dispositions applicables. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : l'exploitant doit préciser quelles zones il considère comme des petits îlots.
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 06/03/2026, article R. 512-69
L’exploitant ne présente pas de consigne spécifique pour la gestion du retour d'expérience. L’exploitant déclare qu'aucun événement récent n'est pas déploré sur le site de Wizernes. Or, postérieurement à la visite d'inspection, l'Inspection note qu'un départ d'incendie a eu lieu en date du 20/05/2022. Cet évènement a fait l'objet d'une information de l'Inspection avec transmission d'un rapport d'accident dans les délais réglementaires. L'exploitant ne tient pas à jour de liste permettant de collecter et centraliser ces situations dégradées. Il est rappelé à l'exploitant l'obligation de déclarer, dans les meilleurs délais, à l'inspection des installations classées les accidents ou incidents survenus du fait du fonctionnement de cette installation. Depuis le 01/01/2026 cette déclaration se fait obligatoirement sous forme dématérialisée d'une téléprocédure via le site : entreprendre.service-public.gouv.fr. La DREAL rappelle qu'il est important de mettre en place d’une organisation relative à la gestion du retour d’expérience (REX) : collecter et centraliser en interne les situations dégradées, analyser les situations, tirer les enseignements et si besoin un plan d'actions.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 13. IV
Ce point de contrôle fait l'objet d'un échange sans être formellement contrôlé le jour de la visite. L'Inspection rappelle notamment que les données doivent être rapidement disponibles même à distance et que cette information doit être communiquée aux services assurant la télé surveillance en l'absence d'astreinte. Ces dispositions seront contrôlées à l'occasion de la prochaine visite d'inspection.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
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WIZPAPER— Wizernes (62570)5 points de contrôle avec suites administratives