Installation classée à Lumbres (62380), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 5 mars 2026 — 1 point de contrôle avec suites administratives.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 22/09/1994, article 19.9
L'exploitant a retransmis des courriers des années 2022 à 2025 reprenant les données des 4 mesures trimestrielles annuelles. Ces courriers sont tous datés d'avant le 31 mars mais l'exploitant indique qu'il ne les a pas envoyés. Lors de l'inspection, l'exploitant s'est engagé à les envoyer à nouveau dès l'année prochaine. Les résultats des bilans présentés sont insuffisamment commentés : l'historique des mesures n'est ni présenté ni exploité. Le guide Ineris susmentionné•7/10 conseille un historique de 3 à 5 ans ; aucune donnée concernant les conditions météorologiques des mesures n'est fournie ;• aucune donnée concernant les niveaux d'activité ou les projets /travaux susceptibles d'influencer les mesures, n'est fournie. • L'exploitant devra reprendre le bilan 2025 de façon à y intégrer ces éléments. L'exploitation des données de surveillance conformément à l'article 17.2.1 de l'arrêté préfectoral du 14/10/2013 (cf. constat n°4) devrait permettre d'enrichir suffisamment les bilans annuels. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : DEMANDE D'ACTION CORRECTIVE : l'exploitant devra ajouter au bilan des mesures 2025 : - l'historique des mesures sur au moins 3 ans, - les conditions météorologiques lors des mesures ; - les niveaux d'activité ou les éventuels projets / travaux susceptibles d'influencer les mesures.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 22/09/1994, article 19.5
La possibilité d'extraire en eau à partir de 2017 (cf. article 1.1 de l'arrêté préfectoral complémentaire du 14/10/2013) ne concerne que la craie. L'argile est extraite à sec. Le plan de surveillance est donc exigible. L'exploitant a transmis quelques jours avant l'inspection son plan de surveillance. Les zones d'émission de poussières y sont décrites, avec hiérarchisation des émissions sur une échelle de 1 à 3. Les mesures mises en place pour limiter les poussières y sont également précisées : Zone d’émission Mesures de réduction des poussières Intensité des émissions (1 = faible, 2 = modéré, 3 = élevé) Front de taille (extraction à la pelle hydraulique) Néant (matière humide) 1 Front de taille (chargement des matériaux) Néant (matière humide) 1 Pistes de transport Arrosage des pistes 3 Stocks de matériaux et zones de déchargement Néant (matière humide) 1 « Déchargement ajout » Néant 2 La zone "déchargement ajout" correspond à la zone de stockage des matériaux nécessaires à la La zone "déchargement ajout" correspond à la zone de stockage des matériaux nécessaires à la production de ciment qui ne sont pas extraits sur la carrière (pour des raisons de simplification des déplacements sur le site, ces matériaux supplémentaires ne sont pas entreposés sur le site de la cimenterie mais sur celui de la carrière, avec les autres matériaux entrant dans la recette du ciment). Il s'agit essentiellement de sable, d'aluminium ou de fer, dont le stockage peut générer des envols. Toutes les zones sont matérialisées sur un plan. L'intensité des émissions de chaque zone est déterminée sur la base de l'expérience du groupe EQIOM ainsi que sur un outil du CITEPA (association de lutte contre la pollution atmosphérique et de l'UNICEM (fédération professionnelle des carrières) d'aide à la déclaration GEREP. Les calculs théoriques produits par cet outil confirment que la majorité des émissions proviennent du transport des matériaux en dumpers. Le plan indique qu'une station météo a été installée en périphérie de la zone d'extraction. La station est alimentée de manière autonome (panneaux PV couplés à des batteries) et dotée d'un mât de 10 m (comme cela est préconisé par le guide Ineris "surveillance dans l’air autour des installations classées - retombées des émissions atmosphériques - Impact des activités humaines sur les milieux - deuxième édition - Décembre 2021"). OBSERVATION : l'exploitant pourra ajouter au plan de surveillance des données concernant : - la répartition annu
Réseau de surveillance des retombées de poussières
Sans suite administrative
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 14/10/2013, article 17.2
La station enregistre la pluviosité, la vitesse et la direction du vent, mais également l'hygrométrie et la température. Les 3 jauges Owen (dénommés "lac", "pylône" et "champs") consistent en des bidons cylindriques de 20 litres en HDPE équipés d'un entonnoir. La jauge "lac" est située au milieu d'un massif de ronces qui dépasse l'entonnoir et qui pourrait interférer avec la collecte de poussières. Selon les données présentées, les données sont mesurées toutes les heures, ce qui correspond au pas de temps minimal préconisé par le guide Ineris susmentionné. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : DEMANDE D'ACTION CORRECTIVE : l'exploitant veillera à débroussailler suffisamment le massif entourant la jauge "lac" avant repousse du feuillage (pas de ronces surplombant l'entonnoir dans la direction de la carrière).
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 14/10/2013, article 17.2.1
La surveillance est réalisée tous les trois mois et non tous les deux mois. L'exploitant explique être passé à une fréquence trimestrielle en application de l'article 19.6 de l'arrêté ministériel du 22/09/1994 qui dispose : "[...]Les campagnes de mesure durent trente jours et sont réalisées tous les trois mois. Si, à l'issue de huit campagnes consécutives, les résultats sont inférieurs à la valeur prévue au paragraphe 19.7 du présent arrêté, la fréquence trimestrielle deviendra semestrielle. Par la suite, si un résultat excède la valeur prévue au paragraphe 19.7 du présent arrêté et sauf situation exceptionnelle qui sera explicitée dans le bilan annuel prévu au paragraphe 19.9 du présent arrêté, la fréquence redeviendra trimestrielle pendant huit campagnes consécutives, à l'issue desquelles elle pourra être revue dans les mêmes conditions." La DREAL a indiqué dans le rapport d'inspection du 02/12/2019 que les prescriptions du présent article seraient revues afin d'intégrer le cadre national. PRESCRIPTIONS INADAPTEES : les prescriptions du présent article seront revues à l'occasion d'un arrêté préfectoral ultérieur afin de les harmoniser avec celles de l'arrêté ministériel du 22/09/1994. Dans le cas présent, la fréquence de surveillance applicable est bien trimestrielle.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 22/09/1994, article 19.7
Le prélèvement et l'analyse des poussières sont réalisés par le laboratoire Flandres Analyses, qui n'est pas accrédité COFRAC pour les poussières. Flandres Analyses a donc produit, à la demande de l'exploitant, un comparatif de son protocole de prélèvement et d'analyse des poussières avec la norme NF X 43-014. Selon ce document, la norme est respectée pour la partie carrière. Selon les données présentées par l'exploitant, la valeur maximale de 500 mg/m²/jour en moyenne annuelle glissante est respectée de 2022 à 2025 (max. de 314 mg/m² point le point n°1). La valeur "instantanée" anormalement élevée du point n°1 (lac) au 3ème trimestre 2025 (973 mg/m²/jour) correspondrait, selon les échanges menés durant l'inspection, à des travaux sur la route départementale proche : selon les données présentées, ce pic est essentiellement constitué de poussières de chlorures et de sulfates, qui sont absents des roches extraites (CaCO3).
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 22/09/1994, article 19.2
Il n'y a pas de tirs de mines sur le site (donc pas d'engins de foration). Les matériaux extraits sont des roches massives de granulométrie bien supérieure à 5 mm. Il n'y a pas de lavage de roues mais aucun véhicule ne sort du site (tous les matériaux extraits sont consommés sur place par la cimenterie). La vitesse des véhicules et limitée à 20 km/h dans l'enceinte de la carrière. Cette règle est précisée dans les consignes de fonctionnement interne et dans les informations faites aux intervenants extérieurs (l'exploitant ajoute qu'un plan de prévention est systématiquement réalisé même pour des durées de travail inférieures à 400 h).10/10 Le jour de l'inspection, il n'y a pas de vent donc pas d'envols de poussières.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
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ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
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Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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