Inspections ICPE

SOTRECO SAS

Installation classée à Châteaurenard (13160), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 29 avril 2026 — 6 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0006400915
CommuneChâteaurenard (13160)
DépartementBouches-du-Rhône
RégimeAutorisation
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDoui
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL PACA
Inspections listées9 depuis 13 décembre 2022
SIRET39448855500019

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

L’activité de Sotreco continue de faire l’objet de nombreux signalements de la part des riverains. Afin de réduire les impacts olfactifs, l’exploitant propose un second plan d’action comprenant de nouveaux travaux à réaliser sur le site, pour un montant d’environ 3,5 millions d’euros HT. Une première amélioration partielle de la situation olfactive est attendue à fin juillet 2026. L’achèvement des travaux étant prévu avant la fin de l’année 2026 avec la réalisation en suivant d’une étude de dispersion atmosphérique visant à démonter l’efficacité des aménagements réalisés et la conformité réglementaire du site en matière de concentration d’odeur. Par ailleurs, lors de la visite d’inspection du 29 avril 2026 des manquements en matière d’entretien et de propreté du site ont été relevés. Il est en particulier attendu que l’exploitant justifie la stabilité de la structure du bâtiment et qu’il procède aux réparations nécessaires (murs et bardages). Un suivi plus rigoureux est également attendu sur le nettoyage du site et la gestion des déchets d’exploitation.

8points de contrôle
6avec suites administratives
0susceptibles de suites
2sans suite

Réalisation des travaux du premier plan d'action

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP de Mise en Demeure du 02/04/2024, article 1

Demandes formulées à l’issue de la précédente visite d’inspection du 15/10/2025 : D1) installer le système d’aération du bassin de collecte des eaux pluviales et le justifier. D2) expliquer et justifier la présence d’eau dans le bassin de collecte des eaux pluviales et l’absence d’eau stockée dans la réserve souple de 380 m³ prévue à cet effet. D3) réaliser un entretien du bassin de collecte des eaux pluviales. D4) finaliser les derniers aménagements identifiés au niveau du dégrilleur présent en amont du bassin et au niveau des zones de dépotage des bâches souples de collecte des eaux de process et des eaux de déconcentration des tours de lavage et le justifier. D5) cesser l’arrosage des andains de compost avec les eaux de process et mettre immédiatement en place des solutions adaptées pour la gestion des différents flux générés par l’installation dans l’attente de pouvoir effectuer une prochaine campagne d’épandage. Réponses apportées par courriel du 03/12/2025 : R1) Dès la vidange complète, dépendante des conditions de pluviométrie, nous planifierons l’intervention d’une société extérieure pour le nettoyage, préalable indispensable à l’installation de l’aération que nous avons déjà en stock sur site. R2) La citerne souple n’est pas conçue pour être en permanence pleine. Elle a pour rôle de constituer une réserve estivale afin de garantir l’arrosage des composts en période sèche. En 2025, en raison de la quantité importante d’eaux disponibles (eaux de process non évacuées en épandage), cette réserve n’a pas été utilisée et est restée vide, ce qui constitue un fonctionnement normal au regard des conditions rencontrées et conformément au descriptif de notre dossier travaux. R3) L’intervention de nettoyage par une société spécialisée sera programmée dès vidange complète du bassin. R4) Les travaux demandés au niveau du dégrilleur ont été réalisés (photo jointe). Le dépotage au niveau de la citerne des eaux de déconcentration reste en l’état, car parfaitement fonctionnel. La zone au niveau de la citerne des eaux de process nécessite un maintien de l’état actuel jusqu’à la prochaine vidange, car la rupture de bride survenue en août 2025 a entraîné un déplacement de la citerne contenue par des blocs bétons. Toute modification pourrait compromettre la stabilité de l’équipement avant validation et activation du nouveau plan d’épandage. R5) L’utilisation des eaux de process pour l’arrosage des andains a été immédiatement arrêtée le jour de la visite DREAL. Seules l

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Autre · -

Etude de dispersion atmosphérique

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP de Mise en Demeure du 02/04/2024, article 17/19

Demandes formulées à l’issue de la précédente visite d’inspection du 15/10/2025 : - transmettre le rapport d’analyse des mesurages complémentaires effectués en sortie canalisée des biofiltres, - transmettre la mise à jour de l’étude de dispersion atmosphérique réalisée sur la base de ces nouvelles valeurs. Le rapport d’analyse devra contenir les précisions nécessaires visant la bonne compréhension des résultats et des hypothèses retenues. Réponse apportée par courriel du 03/12/2025 : Transmission de 2 rapports d’analyses, tous deux réalisés par le laboratoire Odournet Sensenet : - n° DOITSOTR25A RA3 version 1 du 18 septembre 2025 relatif aux mesures de concentration d’odeur en sortie des biofiltres L1, L2 ouest, L2 est et L3, - n° DOITSOTR25A RA6 version 2 du 19 novembre 2025 relatif à la mesure de concentration d’odeur en sortie du biofiltre L2 ouest. Le premier rapport d’analyses porte sur des prélèvements effectués le 16 septembre 2025 en sortie canalisée des biofiltres. Considérant la valeur mesurée sur la ligne de traitement L2 ouest particulièrement élevée et différente de l’ordre de grandeur des autres valeurs mesurées, l’exploitant a réalisé un nouveau mesurage à partir d’un prélèvement effectué le 6 octobre 2025. En comparant ces valeurs avec celles mesurées en janvier 2025, il ressort en définitive que les dernières valeurs mesurées en concentration d’odeur sur chacune des lignes de traitement en sortie canalisée des biofiltres en septembre et octobre 2025 sont nettement supérieures à celles mesurées en janvier 2025 dans des proportions allant de près de 20 % à plus de 200 % d’augmentation comme évalué ci-dessous : 8/19 Prélèvements de 01/2025 Prélèvements de 09/2025 Prélèvement de 10/2025 Évolution de la concentration d’odeur mesurée entre janvier et septembre/octo bre 2025 L1 2 190 uoE/m³ 2 710 uoE/m³ - + 23,7 % L2 ouest 7 010 uoE/m³ 166 090 uoE/m³ 11 770 uoE/m³ + 67,9 % L2 est 3 680 uoE/m³ 11 990 uoE/m³ - + 225,8 % L3 8 870 uoE/m³ 10 630 uoE/m³ - + 19,8 % Ces mesures montrent une dégradation de la situation par rapport aux valeurs mesurées en début d’année 2025, alors qu’une amélioration était attendue tenant compte de la montée en puissance de l’efficacité des biofiltres en place sur chaque ligne. L’exploitant indique que : - cette évolution est liée à une détérioration progressive des réglages de l’air process. - un plan d’actions correctif est en cours de finalisation et sera opérationnel courant décembre 2025. - une nouvelle mesure d’odeur

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · odeurs

Signalements odeurs

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/04/2021, article 3.1.3

Demande formulée à l’issue de la précédente visite d’inspection du 15/10/2025 : - transmettre, sous un délai de 6 mois, une étude technico-économique portant sur la mise en œuvre d’actions complémentaires visant à prévenir et réduire les odeurs, intégrant notamment la faisabilité d’une couverture des activités extérieures du site de SOTRECO. Par courriel du 23/04/2026, l’exploitant a transmis : - un porter à connaissance relatif aux travaux envisagés sur le site pour réduire les impacts olfactifs.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · odeurs

Consolidation structure bâtiment mélange

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/04/2021, article 8.1

Ce point de contrôle est ajouté au regard des constats effectués lors de la visite de terrain. Il est constaté la présence d’étais en appui sur deux portions de la façade du bâtiment de réception et de mélange des boues : façade est en face du chalet en bois et façade ouest en face du stock de déchets verts broyés. Le responsable de site déclare qu’à son arrivée dans la société début janvier 2026, ayant détecté des anomalies visuelles sur les bardages béton, il a fait réaliser un diagnostic de structure du bâtiment. Ce diagnostic mettrait en évidence un risque de rupture de certains bardages bétons avec chute sur l’extérieur, mais pas de désordre au niveau de la structure portante susceptible de compromettre la stabilité de l’édifice. La cause serait une pression exercée par l’intérieur (due au travail des chargeurs à pneus) et une protection insuffisante par le mur en béton banché intérieur trop bas. Considérant ces conclusions et selon les préconisations de la société Ingénierie 84, l’exploitant déclare avoir confié à l’entreprise MEREU TP la sécurisation immédiate pour éviter la chute de bardages béton (étaiement par l’extérieur) et protéger les personnes. Cette sécurisation restera en place tant que la résolution de la cause n’est pas réglée. L’exploitant s’est engagé à traiter ces problèmes de bardages béton lors des travaux de réalisation des quais de déchargement des boues. Il est prévu un confortement par l’intérieur du bâtiment avec des blocs de béton empilés sur une hauteur de 4 mètres. L’exploitant déclare ne pas avoir de rapport lié à la réalisation de ce diagnostic. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l’exploitant de : - fournir les conclusions du diagnostic de structure du bâtiment, devant justifier que la stabilité de l’édifice n’est pas menacée et ne présente pas de risque au regard des activités réalisées. - réaliser les travaux nécessaires visant à prévenir le risque d’effondrement de pans de mur béton du bâtiment de réception et de mélange des boues.18/19

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Autre · -

Bâtiment maintenu fermé

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/04/2021, article 3.1.3

Ce point de contrôle est ajouté au regard des constats effectués lors de la visite de terrain. Il est constaté par endroit que le bardage du bâtiment est endommagé. Cela crée des ouvertures de plusieurs mètres carrés sur certaines façades du bâtiment. L’exploitant déclare que ces dégâts sont consécutifs à un épisode de vents violents des semaines précédentes. Il déclare avoir lancé une phase de travaux correctifs, avec le concours d’une société spécialisée (SAV BATIMENTS) et également avec des moyens internes. Une première tranche est terminée (façade est). Il s’est engagé sur l’achèvement des réparations nécessaires à fin juin 2026. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l’exploitant de procéder aux réparations nécessaires du bardage endommagé du bâtiment.

Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription

Thèmes : Autre · -

Etat de propreté

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/04/2021, article 2.3.1

19/19 Ce point de contrôle est ajouté au regard des constats effectués lors de la visite de terrain. Lors de la visite de terrain, il est constaté que l’état de propreté du site n’est que partiellement satisfaisant. En effet, la zone extérieure située dans l’angle sud ouest contre les bâtiments n’est pas entretenue. Il est constaté : - des envols de déchets piégés au niveau des trommels, ainsi que dans l’un d’eux un bac plastique noir utilisé pour les entretiens/vidanges des engins au contenu souillé ; - un GRV rempli au deux tiers non muni de son bouchon, avec une étiquette soude liquide, stocké sans rétention. L’exploitant déclare qu’il ne s’agit pas de soude liquide, mais plutôt d’eau. La ligne d’eau fait une sorte de croûte en surface. - des bacs en plastiques sans couvercle, au contenu non identifié rempli d’eau de pluie en mélange et d’aspect verdâtre pour l’un d’eux ; - un défaut d’entretien au niveau du bassin de décantation sud à proximité de la bâche incendie, avec un point d’eau présentant une odeur marquée ; - qu’une partie de la clôture du bassin de rétention est endommagée ; - un amas de gravats à proximité du bassin de rétention. Post-visite par courriel du 07/05/2026, l’exploitant a indiqué avoir procédé au nettoyage du bassin de décantation sud et a transmis deux photos pour l’illustrer. Il précise qu’une prestation de curage et nettoyage des débourbeurs, dégrilleurs, postes de relevage et une partie des réseaux est programmée pour la dernière semaine de mai. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l’exploitant de maintenir l’ensemble des installations propre et entretenu en permanence. En particulier, il est attendu : - un nettoyage de la zone extérieure située dans l’angle sud ouest contre les bâtiments, - un curage et un nettoyage du réseau de collecte des eaux et des différents équipements de prétraitement, et de façon plus générale une solution pour l’amélioration du point de collecte ‘bassin de décantation sud à proximité de la bâche incendie’ présentant des eaux stagnantes, particulièrement odorantes, - un entretien des abords du bassin de rétention des eaux de ruissellement. L’exploitant doit transmettre à l’Inspection l’ensemble des justificatifs lié à ces opérations d’entretien (bons d’intervention, factures, BSDD, photos).

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Autre · -

Rejets atmosphériques / respect des VL

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/04/2021, article 3.2.4

Les derniers mesurages ont été réalisé par l’Apave en octobre 2025. Ils sont conformes aux valeurs limites réglementaires pour ce qui concerne les quatre lignes de traitement L1, L2 ouest, L2 est et L3. Les émissions canalisées Helixair 1 et Helixair 2 ne faisaient pas l’objet de mesurage. 15/19 Le jour de la visite, l’exploitant indique qu’un seul des deux dispositifs d’éolage est utilisé, considérant le nombre de signalements odeurs et la distance croissante des plaignants par rapport aux années d’exploitation antérieures à la mise en service de ces deux dispositifs. L’exploitant déclare que la prochaine campagne de mesures au titre du 1er semestre 2026 est prévue en mai ou juin 2026.

Thèmes : Risques chroniques · air

Prélèvements d'eau

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/04/2021, article 4.1.1

Les trois dernières années, l’exploitant a déclaré les consommations d’eau suivantes : 2023 2024 2025 Eau souterraine 7 936 m³ 3 212 m³ 6 025 m³ Réseau AEP 946 m³ 401 m³ 323 m³ 16/19 Sur les quatre premiers mois de l’année 2026, l’exploitant déclare une consommation d’eau souterraine de 946 m³. L’exploitant a présenté son tableau de suivi des consommations. Il dispose de trois compteurs d’eau pour les eaux souterraines (galerie est, lavage engins et galerie sud) qu’il relève hebdomadairement. Ces trois compteurs ont été identifiés lors de la visite de terrain. Interrogé sur les actions mises en œuvre pour réduire les consommations d’eau, l’exploitant indique que la zone de lavage des camions a été équipée d’un nettoyeur haute pression. L’exploitant a été questionné sur l’augmentation de consommation d’eau souterraine observée en 2025 par rapport à l’année précédente 2024. Il l’explique en partie par la réalisation d’un nombre plus important d’opération de déconcentration des tours de lavage. L’exploitant a déclaré que les modifications qu’il envisage d’apporter aux installations via la mise en œuvre de son second plan d’action, pourraient conduire à une augmentation de la consommation d’eau souterraine. Par ailleurs, il est prévu que le condensat des biofiltres soit réinjecté dans l’arrosage des composts. Ce volet impact sur la consommation d’eau, de même que les modifications envisagées sur la gestion des effluents, ne figurent pas dans le porter à connaissance. L’exploitant a évoqué son travail en cours sur la rédaction d’une procédure gestion et usage des eaux de la plateforme de compostage, visant en particulier à prendre en compte les récentes évolutions en matière de gestion des eaux introduites dans le cadre du programme de travaux achevé. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l’exploitant de transmettre une copie de la procédure gestion et usage des eaux dès sa finalisation. Il est attendu en particulier que ce document rappelle les différents usages de l’eau prélevée, la localisation des points de prélèvements et compteurs de suivi des consommations, ainsi que les actions précisément mises en œuvre pour réduire les consommations d’eau. Par ailleurs, il est également demandé à l’exploitant de justifier de façon plus détaillée l’augmentation de consommation d’eau souterraine observée en 2025 par rapport à 2024. Enfin, il est rappelé à l’exploitant que le porter à connaissance doit intégrer l’ensemble des modifica

Thèmes : Risques chroniques · eau

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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