Inspections ICPE

UNITED PETFOOD France

Installation classée à Yzeure (03400), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 1er avril 2026 — 4 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0005600111
CommuneYzeure (03400)
DépartementAllier
RégimeAutorisation
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDoui
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL AURA
Inspections listées9 depuis 4 avril 2023
SIRET34319800800025

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

Depuis la dernière inspection du 17 décembre 2025, l'exploitant a avancé sur le sujet du traitement des odeurs en installant un pilote d'injection de neutralisant dans plusieurs conduits de rejets atmosphériques avec une mesure d'évaluation de l'efficacité du traitement les 25 et 26 février 2026 (voir constat n°1). Sur les autres enjeux environnementaux, l'exploitant a mis en place des actions pour traiter les COV méthaniques, qui représentent une part prépondérante des COVT rejetés. Les rejets atmosphériques d'une des deux lignes de production respectent désormais la valeur limite à l'émission concernant le paramètre COVT. Ceux de la seconde ligne de production dépassent encore la norme. L'exploitant s'oriente vers un ultime réglage des brûleurs existants. Si le réglage n'est pas concluant, les brûleurs de la ligne 2 seront remplacés. Le dernier enjeu important pour l'exploitation concerne le dépassement récurrent des normes fixées pour les rejets aqueux. La société SAPOVAL missionnée par l'exploitant propose une solution de traitement biologique qui ne peut être mise en place sur site faute de place. La piste du traitement des rejets dans un centre agréé ou d'une valorisation dans une filière de méthanisation va être étudiée. Du fait du dépassement du délai accordé par l'arrêté préfectoral de mise en demeure N° du 5 janvier 2024, l'inspection des installations classées sera vigilante à ce que le délai supplémentaire accordé jusqu'à juillet 2026 pour la mise en œuvre d'un traitement efficace des odeurs et des COVT soit respecté.

4points de contrôle
4avec suites administratives
0susceptibles de suites
0sans suite

Rejets atmosphériques (odeurs)

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 14/03/2011, article 4

Lors de l'inspection du 17 décembre 2025, un point d'avancement a été fait concernant le procédé de traitement des odeurs par injection d'un produit de neutralisation, traitement envisagé par l'exploitant plutôt que la construction d'une cheminée de plus de 60 m. L'inspection avait noté que les résultats des tests réalisés en septembre 2025 sur les installations de l'usine de Saint-Martin-des-Noyers étaient très positifs avec un abattement d'odeurs de 92% avec la mise en place du système de neutralisation des odeurs et une diminution significative des plaintes de riverains. L'exploitant avait indiqué qu'une phase de test similaire à celle faite sur le site de Saint-Martin-des-Noyers était prévue sur les installations d'Yzeure. Cependant, la configuration du procédé n'est pas la même sur le site d'Yzeure avec deux lignes de production composées de trois rejets, chacun canalisé alors que sur le site de Saint-Martin-des-Noyers, il n’y a qu’un seul rejet canalisé. L'exploitant a pu faire réaliser les tests de neutralisation le 26 février 2026 par la société ISPIRA. L'installation pilote d'injection de neutralisant a été installée le 25 février sur une seule des deux lignes de production, la ligne 1, la ligne 2 étant à l'arrêt pendant les tests. Les tests ont été conduits le matin sans injection de neutralisant et l'après-midi avec sur trois configurations de rejets (1 vertical, les deux autres horizontales). Les résultats des tests formalisés dans le rapport de la société ISPIRA du 31 mars 2026 indiquent des résultats plutôt positifs notamment sur une des trois configurations de rejet, celle du rejet vertical alors que pour les deux autres rejets (horizontaux), l'injection de neutralisant n'a pas d'effet mesuré sur les concentrations et débits d'odeurs à l'émission. Dans l'environnement, l'injection de neutralisant a eu pour effet de réduire l'intensité des odeurs perçues : pas d'odeurs d'intensité très fortes perçues alors que sans neutralisant des odeurs d'intensité très fortes sont perçues à 477 m. Les odeurs d'intensité faible et forte sont perçues à des distances du site similaire qu'il y ait injection ou pas de neutralisant. D'après l'exploitant, il semble que le temps de contact pour les deux conduits horizontaux n'est pas suffisant alors qu'il l'est pour le conduit vertical. Ce qui explique les résultats non concluants pour les mesures aux émissions des conduits horizontaux. C'est une information importante pour la réalisation de la phase finale de l'i

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Odeurs

Rejets atmosphériques (COV)

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 14/03/2011, article 4

Lors de l'inspection du 20 août 2025, il a été constaté que la proportion de méthane dans les COVT est prépondérante par rapport à la part de COVnm. Comme demandé, l'exploitant a informé l'inspection de la mise en place des nouveaux brûleurs pour la ligne n°1 par la société AEM fin 2025 et du réglage des brûleurs de la ligne n°2 par la société Honeywell. Concernant la mesure de l'efficacité de ces actions en vue de réduire les COVT, notamment la part méthanique, la société KALI'AIR est intervenue les 12 et 13 janvier 2026 et a produit son rapport daté du 26 janvier 2026. Par mail du 6 février 2026, l'exploitant a informé l'inspection des résultats d'analyses. Le changement des brûleurs de la ligne 1 s'est avéré efficace puisque les valeurs de COVT sont conformes à la VLE fixée dans l'arrêté préfectoral susvisé. En revanche, sur la ligne 2, le réglage de la combustion n'a pas permis de respecter la VLE (concentration mesurée au niveau du sécheur de 72,6 mg/Nm3 et au niveau du pré-refroidisseur de 53,6 mg/Nm 3 pour une VLE fixée à 50 mg/Nm 3 ). La part méthanique des résultats de mesure est toujours prépondérante. Pour la ligne 2, l'exploitant envisage une intervention des sociétés PROSSERGY et HONEYWELL 5/7pour un ultime réglage des brûleurs. Si les réglages ne permettent pas de respecter la VLE, l'exploitant envisage de changer les brûleurs par des neufs. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant informera l'inspection des résultats des analyses des rejets atmosphériques réalisés suite aux réglages des brûleurs par sociétés PROSSERGY et HONEYWELL. La non-conformité liée au constat n°5 de l'inspection du 20 août 2025 est maintenue jusqu'à l'obtention des résultats conformes à la VLE concernant le paramètre COVT.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Rejet de COVT

Rejets aqueux

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 04/01/2006, article 4.3.8

La dernière inspection a relevé une amélioration de la qualité des rejets notamment pour les paramètres DCO, DBO5 et MES grâce au nettoyage des extrudeurs à la graisse. Les résultats d'analyses trimestrielles renseignés sur l'application GIDAF (en juillet et en septembre 2025) montraient quelques dépassements des concentrations pour les paramètres azote et phosphore. Une solution a été envisagée par l'exploitant : celle d'un abattage de la pollution azotée et phosphorée par l'injection de neutralisant. L'exploitant a missionné la société SAPOVAL pour caractériser ses effluents bruts et vérifier par des essais en laboratoire de la traitabilité des effluents (essais de coagulation, stripping à l'air). Les prélèvements d'échantillons d'effluents ont été réalisés par la société SAPOVAL le 15/12 dernier. La société SAPOVAL a présenté le jour de l'inspection les résultats de caractérisation qui confirment ce que l'inspection a constaté en 2025 via l'application GIDAF et préconise un système d'épuration biologique complet. Cette solution technique qui coûterait un investissement d'environ 400 k€ (consommables inclus) n'est cependant pas viable car elle nécessite une surface dont la société UNITED PETFOOD ne dispose pas. L'inspection a évoqué avec l'exploitant une autre solution, celle d'externaliser le traitement des 6/7rejets soit en centre de traitement agréé ou dans une filière de valorisation (composteur/méthaniseur). Cette solution nécessiterait la mise en place d'un bassin tampon suffisamment dimensionné pour récupérer les flux aqueux générés par le nettoyage des extrudeurs sur un mois. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant se positionnera sur le choix d'une solution technique pour faire traiter ou faire valoriser ses rejets aqueux.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Actions correctives en cas de dépassement

Surveillance des rejets aqueux

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 23/10/2019, article 6

Depuis fin 2024 et jusqu'à février 2026, l'inspection observe sur la base des données renseignées dans l'application GIDAF que les valeurs de pH déclarées mensuellement sont inférieures à la limite basse fixée dans l'arrêté préfectoral d'exploitation (limite fixée à pH 5,5). En concertation avec la société SAPOVAL, l'exploitant propose d'installer une neutralisation basique des effluents aqueux par injection. L'injection pourrait se faire au poste de relevage en amont du débourbeur. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Par rapport au constat n°3 du présent rapport, l'installation d'une neutralisation n'est peut être pas nécessaire si l'exploitant choisit de faire traiter ou de faire valoriser ses effluents. L'exploitant informera l'inspection de son positionnement en matière de traitement.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Autosurveillance des eaux résiduaires

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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