Suite au contrôle réalisé le /2026, l’inspection a constaté que l’exploitant a mis en œuvre l’ensemble des actions permettant de répondre aux exigences relatives à la mise en sécurité du site et à la gestion des déchets et que les anciens équipements impactés par l'accident (silos, transporteurs aériens, élévateur) ont été démantelés. En complément, il est rappelé à l’exploitant qu'avant la remise en service de son site, il doit transmettre à l’inspection des installations classées un porter à connaissance décrivant la nouvelle organisation du site (locataire, ...), et mettant à jour les rubriques effectivement exploitées et l’étude de dangers.
7points de contrôle
0avec suites administratives
0susceptibles de suites
7sans suite
Rapport d’accident
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 03/10/2025, article 8
Par mail du 25/09/2025, l’exploitant a transmis à l’inspection des installations classées une fiche de notification d’accident, rédigée suivant le modèle en vigueur. Dans ce document, l’exploitant : décrit l’évènement (effondrement de cellule),• présente les mesures mises en œuvre immédiatement (contrôle de température dans les silos, évacuation des grains abîmés en méthanisation et transfert du stock en bon état vers d’autres sites ou vers des clients), • indique que la cause de l’accident provient d’un défaut de matériel.• Après évacuation de la totalité du stock présent sur le site de Grâces, un expert mandaté par l’assurance de l’exploitant est venu sur site le 06/01/2026 pour investiguer le silo accidenté ainsi que les autres équipements. L’exploitant indique que les conclusions de cet expert ne lui ont pas encore été communiquées. L’inspection constate que l’exploitant ne dispose actuellement pas d’éléments complémentaires permettant d’identifier une autre cause que le vieillissement « normal » des tôles de construction pour expliquer la rupture du silo S2.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 03/10/2025, article 2
Le 23/09/2025, l’inspection avait constaté que le site ERA PERENNES était clos et que les personnels de l’entreprise EVEN pouvaient rejoindre leur espace de travail sans passer à proximité immédiate des installations endommagées. Par contre, il avait également été constaté qu’il existait des risques de chute de matériaux provenant des transporteurs arrachés et que plusieurs silos voisins de S2 présentaient des déformations plus ou moins prononcées. Par mail du 28/10/2025, l’exploitant a informé l’inspection des installations classées des mesures retenues pour assurer la sécurisation de son site : vidange de la moitié des silos S1 et S3 afin de limiter la pression dans ces stockages et éviter leur effondrement ; • suivi des températures des stocks en place et ventilation des cellules pouvant l’être ;• maintien de la vidéosurveillance du site ;• planification de la vidange progressif de l’ensemble des stocks présents sur le site de Grâces afin de permettre le passage de l’expert mandaté par la compagnie d’assurance (échéance envisagé : janvier 2026) ; • planification de l’intervention d’entreprises spécialisées pour démonter les transporteurs et les silos endommagés (dès octobre 2025). • L’inspection constate que l’exploitant a mis en place les actions permettant de sécuriser le lieu de l’accident.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 03/10/2025, article 3
Le 23/09/2025, l’inspection avait constaté que l’automate permettant d’assurer le suivi de la température dans les stocks de céréales, ainsi que le dispositif de ventilation équipant les silos S4, S5 et S6, étaient toujours fonctionnels. Par mail du 28/10/2025, l’exploitant a confirmé le maintien de la surveillance des stocks présents sur le site de Grâces. Par ailleurs, afin de confirmer les informations fournies par l’automate, un contrôle de température et d’humidité est également réalisé sur chaque départ de chargement.6/10 L’inspection constate que l’exploitant répond à la prescription contrôlée.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 03/10/2025, article 4
Pour rappel, la rupture du silo S2 a eu lieu le 19/09/2025. La mise en sécurité du site a nécessité l’évacuation des grains stockés sur le site. Cette opération a été réalisée en utilisant les transporteurs de vidange dont l’alimentation électrique a été vérifiée et adaptée par une entreprise spécialisée préalablement à leur remise en service. Fin janvier 2026, la totalité des grains était évacuée. Lors du contrôle réalisé le 26/03/2026, l’exploitant a présenté : le rapport de contrôle des installations électriques du site de Grâces, réalisé le 07/11/2024 par l’entreprise Le Bihan. Ce rapport ne comporte aucune observation ; • la facture correspondant aux travaux d’adaptation de l’installation électrique réalisés à la suite de l’accident ; • l’enregistrement des maintenances et nettoyages régulièrement réalisés par le personnel de l’entreprise au niveau de la bascule, de l’élévateur, des transporteurs et des silos implantés sur le site de Grâces. En particulier, ce document indique que les transporteurs positionnés au sous-sol de l’établissement et le pied de l’élévateur ont été graissés régulièrement pendant la période de vidange du site (entre novembre 2025 et janvier 2026). • En complément, l’exploitant a indiqué que, techniquement, il n’était maintenant plus possible de réaliser le graissage des transporteurs restés en place dans la mesure où l’élévateur auquel ils étaient raccordés a été démantelé. L’inspection constate que l’exploitant a continué à entretenir les équipements mécaniques pendant la durée de leur utilisation.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 03/10/2025, article 5
Par mail du 28/10/2025, l’exploitant a informé l’inspection des installations classées qu’il évacuait le site de Grâces, d’une part, en honorant les commandes de ses clients et, d’autre part, en déplaçant les grains vers d’autres sites de stockage, équipés de silos non soumis à la réglementation des installations classées, ou vers une unité de méthanisation régulièrement autorisée. Le 26/03/2026, l’exploitant a présenté le document retraçant l’historique de l’évacuation du blé qui était stocké dans le silo S2 avant que celui-ci ne se rompe. Ce document se présente sous forme d’un tableau qui retrace, de façon plus ou moins complète : la date du transfert,• le taux d’humidité et le poids spécifique du chargement,• la quantité de blé déplacé• la destination du chargement.• En séance, l’exploitant a indiqué que les mesures du taux d’humidité et du poids spécifique ont été systématiquement réalisées même lorsque ces valeurs n’ont pas été inscrites sur le tableau récapitulatif car ces informations étaient nécessaires pour déterminer la destination des grains. En particulier, ceux qui avaient été impactés par la pluie ont été dirigés vers un site de stockage équipés d’un séchoir, ce qui a permis de les reconditionner dans de bonnes conditions. De plus, l’exploitant a confirmé que les sites ayant reçus les grains (silos ou méthaniseur) étaient équipés de dispositifs permettant de retirer les corps étrangers (pierres, ferrailles) avant l’introduction du blé. L’inspection constate que l’exploitant a mis en place des dispositions permettant de traiter les grains initialement stockés dans le silo S2 de Grâces dans des conditions adaptées à leur état.
Thèmes : Risques accidentels · Stockage des grains évacués du site de GRÂCES
Gestion des déchets
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 03/10/2025, article 6
L’accident du 19/09/2025 a généré la production des déchets suivants : grains ne pouvant être réutilisés pour l’alimentation animale ;• ferrailles de diverses natures (tôles, câbles, moteurs, …), plus ou moins mélangées à d’autres matières (gaines plastiques de câbles, lubrifiant moteur, …). • Le 26/03/2026, l’exploitant a présenté : le document retraçant l’évacuation des grains provenant du silo S2 ; ce document permet de dire que l’exploitant a évacué 341,94 tonnes de blé vers l’unité de méthanisation ; • le devis et la facture des travaux de démantèlement des silos positionnés sur le site de Grâces et des matériels associés. En particulier, il est indiqué que la ferraille sera livrée sur une plateforme agréée (Guillerme Ferrailles). • Post inspection, par mail du 31/03/2026, l’exploitant a également transmis une attestation rédigée par l’exploitant du méthaniseur confirmant la réception de 341,94 tonnes de blé. L’inspection constate que l’exploitant a effectivement triés puis évacué les déchets produits par l’accident du 19/09/2025 dans des filières agréées.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 03/10/2025, article 7
La prescription contrôlée a été rédigée afin d’encadrer une remise en service des équipements présents sur le site de Grâces au moment de l’accident. En particulier, elle avait pour objectif de s’assurer du bon état des silos non endommagés afin d’éviter que le même scénario ne se reproduise à court terme. Cependant, compte tenu des dégâts occasionnés par la rupture de S2 et de l’incertitude sur l’état des autres silos, l’exploitant a décidé de démolir la quasi totalité des équipements présents sur le site de Grâces et de les remplacer par des matériels neufs. Le 26/03/2026, l’inspection a constaté la démolition : de tous les silos,• de l’élévateur et des transporteurs utilisés pour le remplissage des silos.• Le jour du contrôle, il a également été constaté que la fosse de réception des céréales, les transporteurs situés en sous-sol (utilisés pour la vidange des silos), un boisseau de déchargement et l’automate de contrôle avaient pu être conservés en place. L’inspection constate qu’à la date du contrôle : les principales installations à risque (silos) ont été démantelées,• les équipements toujours en place peuvent être considérés comme non dangereux dans la mesure où les travaux électriques réalisés post-accident ont permis de les utiliser pour vidanger le site en sécurité et où les maintenances préventives ont été réalisées. • De ce fait et compte tenu du choix de l’exploitant (démolition de l’existant), l’inspection considère que la prescription décrite à l’article 7 de l’arrêté préfectoral du 03/10/2025 n’est plus adaptée. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Dans la mesure où l’exploitant a choisi de reconstruire à l’identique les installations classées qui étaient implantées sur le site de Grâces (même volume de stockage, même nombre de silos, même implantation, même types de céréales, …), l’inspection demande à l’exploitant de lui transmettre un porter à connaissance qui comportera : une description de l’évolution du mode de fonctionnement du site (location d'une partie des locaux à un tiers, ...) ; • une mise à jour des rubriques ICPE effectivement exploitées en 2026 ;• une étude de dangers associée aux stockages en silo, basée sur l’application de la méthodologie décrite par l’INERIS en 2008 et de l’arrêté ministériel du 29/09/2005 (modélisation des zones d’effets des scénarios majeurs, probabilité, gravité, acceptabilité). En particulier, celle-ci décrira les nouveaux équipements installés et indiquera les •10/10 éventuelles
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
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