Installation classée à Liancourt-Saint-Pierre (60240), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 16 avril 2026 — 2 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0005106546
Commune
Liancourt-Saint-Pierre (60240)
Département
Oise
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
oui
État d'activité
En fin d'exploitation
Service d'inspection
DREAL HdF
Inspections listées
9 depuis 9 septembre 2022
SIRET
66201448900782
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 2760Installation de stockage de déchets inertes
Rubrique 3540Installation de stockage de déchets de plus de 25 000 t de capacité
Le 16 avril 2026, l'inspection des installations classées a été informée par le maire de Liancourt- saint-Pierre d'un incendie en cours sur le site de la société SUEZ à Liancourt-Saint-Pierre. L'inspection des installations classées a réalisé une inspection le même jour et a constaté que l'incident était terminé. Il est demandé à l'exploitant de transmettre un rapport d'incident comprenant les éléments prévus à l'article R. 512-69 du code de l'environnement intégrant notamment les circonstances, le déroulement et les causes de l’accident, les substances dangereuses impliquées, les effets sur les personnes, les biens et l’environnement, les mesures d’urgence mises en œuvre, les mesures correctives prises ou envisagées pour éviter un accident similaire et pour en limiter les effets à moyen ou à long terme. De plus, il a été constaté deux non-conformités qui font l'objet d'un projet d'arrêté de mise en demeure : - système de détection incendie mal positionné et non opérationnel ; - dispositif anti-envol non opérationnel au niveau d’une partie de la zone en exploitation.
3points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
1sans suite
PC 2 : détection incendie
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 15/02/2016, article 16 VI
Le 15 avril 2026, le dernier arrivage des déchets s'est réalisé à 16h28. Une ronde a été faite le 15 avril par la société Piles Sécurité. L'exploitant a présenté le rapport de main courante de cette société. D'après le rapport, la ronde s'est déroulée de 19h31 à 20h22. L'exploitant mentionne que le site dispose de deux dispositifs de détection des départs d'incendies (une caméra sur le quai de déchargement et une caméra sur le casier en cours d'exploitation). La fiche d'intervention n°8942741 concernant la visite d'entretien contractuelle du 15 janvier 2026 de ces deux dispositifs a été présentée. Il y est mentionné "vérification et nettoyage caméra ok". L'exploitant déclare que lors de la fermeture du site, l'alarme de ces deux dispositifs est reportée chez la société INEO Télésurveillance et aux personnels d'astreinte. Or, aucun de ces deux dispositifs n'a détecté l'incendie du 16 avril 2026 sur le casier en cours d'exploitation. Lors de la visite, il a été constaté dans le local de l’accueil le retour vidéo de la caméra en place sur le casier en cours d'exploitation. Rien n'était visible. L'exploitant mentionne que la caméra en place doit être sale, ce qui explique que l'on ne voit rien au retour d'image. Néanmoins, l'inspection a constaté que cette caméra n'est pas dirigée vers le casier en cours d'exploitation mais entre la caméra du quai et le casier en cours d'exploitation. L'ensemble de ces éléments n'a pas permis la détection du départ d'incendie. Non-conformité n°1 : la zone en cours d'exploitation n'est pas équipée d'un dispositif de détection des départs d'incendies, opérationnel de manière permanente, correctement installé et entretenu. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : proposition : mise en demeure de mettre en place un dispositif de détection des départs d'incendies, opérationnel de manière permanente, correctement installé et entretenu sur la zone en cours d'exploitation sous 7 jours.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 13/10/2020, article 2.3.1
Lors de la visite, il a été constaté la présence de deux filets anti-envol au niveau du quai de déchargement (cf photo n°1). Le casier en cours d'exploitation comprend des filets anti-envol sur environ la moitié de sa longueur (cf photo n°2). L'exploitant explique que certains filets ont été enlevés afin de préparer la couverture du casier et de pouvoir ainsi faire la fonction entre la géomembrane déjà mise en place dans les casiers adjacents. L'exploitant ajoute que le site dispose d'une haute clôture avec bavolet jouant également le rôle de filet anti-envol et disposée en contrebas du quai de déchargement et du casier en cours d'exploitation (cf photo n°3). L'inspection s'est déplacée sur la route jouxtant cette clôture. Il a été constaté l'envol de divers déchets sur le site et près de cette barrière. Il n'a pas été constaté d'envol de déchets hors site. Toutefois, la clôture étant située en contrebas et pas immédiatement à proximité de la zone en exploitation, son efficacité pour limiter les envols et capter les éléments légers néanmoins envolés ne peut être attestée. De fait, les filets anti-envol doivent être remis en place. Non-conformité n°2 : une partie des filets anti-envol situés au niveau du casier en cours d’exploitation n’est pas opérationnelle. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : proposition : mise en demeure de rendre opérationnel le dispositif anti-envol sur la totalité du casier en cours d’exploitation sous 7 jours. 9/9
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 11/08/2025, article R. 512-69
Contexte : Le 16 avril 2026 à 9h08, l'inspection des installations classées est informée par le maire de Liancourt-Saint-Pierre de la gestion en cours d'un incendie sur le site de la société SUEZ à Liancourt-Saint-Pierre. Les éléments transmis sont les suivants : - double départ de feu, le 15 avril à 16h, puis à 18h ; - nouvel incendie depuis 4h le 16 avril ;5/9 - le SDIS n’a pas été prévenu ; - incapacité du n° d’urgence à apporter une solution aux gendarmes et aux pompiers ; - la boîte à clef pour déverrouiller le portail a finalement dû être forcée ; - mobilisation de 4 camions citernes, venus de Chaumont, Méru et Noailles ; - dronistes venus de Beauvais et Compiègne ; - patrouille de gendarmerie présente pendant près de 5 heures ; - 1600 m2 relevés par les caméras thermiques du drone sur 25 à 50 cm d’épaisseur représentent 400 à 800 m3 de déchets incendiés. L'exploitant a déclaré l'incident sous la forme dématérialisée d'une téléprocédure prévue à l'article R. 512-69 du code de l'environnement le 16/04/2026. Constat de l'inspection : A 15h10, l'inspection des installations classées s'est rendue sur les lieux de l'incident. L'exploitant mentionne qu'un départ de feu a bien eu lieu le 15 avril sur site à 16h. Il ajoute les éléments suivants : "ce départ a été traité par isolement de la source et par saupoudrage de terre. Le conducteur d'engin d'astreinte est revenu sur site à 18h30 (en dehors des heures d'ouverture du site après signalement de fumée par le maire de Lavilletertre) pour éteindre l'incendie car celui-ci couvait dans les déchets. Il a procédé au retournement et à l'étalement des déchets pour vérifier l'extinction de l'incendie et pour éviter tout risque de feu couvent. Il a ensuite patienté 45 minutes pour s'assurer que le feu ne reprenait pas avant de quitter le site aux alentours de 20h15". Le 16 avril, le feu a repris dans la nuit. L'exploitant déclare que la gendarmerie a contacté le numéro de la cellule de crise Suez à 4h02. Il ajoute qu'il y a dû avoir un problème dans les échanges entre la gendarmerie et la cellule de crise SUEZ car sa responsable qui était d'astreinte n'a été alertée que 50 minutes plus tard. Des éléments sont attendus concernant ce long délai de transmission de l'alerte. Ces éléments devront être intégrés au rapport d’incident. Suite à cela, il mentionne que le conducteur d'engin d'astreinte du site est arrivé à 5h30 et le second vers 5H50. En parallèle, le maire de Liancourt-Saint-Pierre l'a prévenu à 5h05 que la b
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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