L’inspection de la chaufferie urbaine ENGIE de Compiègne confirme la maîtrise des performances environnementales. Le fonctionnement de l’unité biomasse, point de vigilance majeur pour le réseau de chaleur urbain, permet des rejets de poussières quasi-nuls (0,6 mg/Nm³), témoignant d’une maintenance rigoureuse des systèmes de filtration. L’enjeu prioritaire identifié lors de ce contrôle est la mise en cohérence du statut administratif du site. Bien que la puissance totale cumulée atteigne 56,5 MW (Rubrique 3110), la configuration réelle - 2 chaudières de 4,7 MW, une mixte de 8,1 MW et une biomasse de 14,28 MW sur des conduits séparés - exclut techniquement le site du régime des Grandes Installations (LCP). Une modification de l'APC de 2025 est nécessaire afin d'ancrer définitivement le site sous le régime MCP (Installations Moyennes), adapté à sa réalité technique. Sur le plan opérationnel, si la gestion des phases transitoires (OTNOC) est robuste, une vigilance est attendue sur la traçabilité des combustibles de secours. L’absence de tickets compteurs sur certaines livraisons de fioul en 2025 pourrait être assimilée à un écart documentaire - bien que justifiées a posteriori par pesées. L'exploitant doit fiabiliser ces réceptions pour garantir l'intégrité de ses bilans annuels. En résumé, le site présente un risque environnemental faible et contenu, mais nécessite une normalisation de son cadre réglementaire pour mettre fin à l'ambiguïté actuelle entre sa puissance globale et son régime de fonctionnement unitaire.
10points de contrôle
0avec suites administratives
0susceptibles de suites
10sans suite
Recensement installations MCP
Sans suite administrative
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 31/07/2025, article 3
Le site de Compiègne affiche une puissance thermique nominale totale de 56,5 MW, ce qui justifie son classement sous la rubrique 3110 (Autorisation). Bien que le seuil des 50 MW soit franchi globalement, les unités de production (deux chaudières gaz de 16 MW, une de 9 MW et une unité biomasse de 15,5 MW) sont dotées de conduits d'évacuation indépendants. En l'absence de raccordement à une cheminée commune, et conformément aux critères d'agrégation de la directive 2015/2193, ces installations relèvent du régime des Installations de Combustion Moyennes (MCP) pour l'application des Valeurs Limites d'Émission (VLE).
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 03/08/2018, article 4
L’exploitation repose sur un mix énergétique associant le gaz naturel, la biomasse forestière et le fioul domestique (FOD) en secours. Le contrôle a porté sur l’absence de combustibles non autorisés, notamment les bois de récupération type "Bois B". L'exploitant a apporté la preuve de la qualité de son approvisionnement par la certification SBP (Sustainable Biomass Program) sous le numéro de certificat SBP-10-45, garantissant une biomasse issue de sources durables et exemptes de traitements chimiques. Cette conformité est corroborée par l’analyse des cendres sous foyer effectuée par la société SEDE (Rapport n°97405844 du 10/07/2025), dont les teneurs en polluants halogénés sont représentatives d'une biomasse forestière vierge. Justificatif(s) : Certificat SBP (26/03/2024) ; Rapport d'analyses SEDE 2025.•
Thèmes : Risques chroniques · Contrôle du type combustible pour classement 2019-B2
Mesures périodiques rejets air
Sans suite administrative
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 15/02/2021, article 3.2.3
L’exploitant réalise des campagnes de mesures périodiques des émissions atmosphériques conformément aux dispositions de l’arrêté ministériel du 3 août 2018 et de l’arrêté préfectoral complémentaire du 31 juillet 2025. Les mesures sont effectuées annuellement par un organisme extérieur accrédité COFRAC. Lors de l’inspection, l’exploitant a présenté : les rapports de mesures atmosphériques 2023, 2024 et 2025 ;• les bilans d’émissions transmis dans GEREP.• Les résultats présentés indiquent que les concentrations mesurées sont inférieures aux valeurs limites d’émission applicables. La validité des résultats de mesure repose sur l'accréditation de l'organisme tiers. L'ensemble des contrôles atmosphériques est confié au laboratoire APAVE, dont les attestations d'accréditation COFRAC ont été visées. Les méthodes de référence sont appliquées : gravimétrie pour les poussières (NF EN 13284-1) et méthodes instrumentales pour les gaz (NOx, CO, SO2). L'examen des rapports confirme que les incertitudes de mesure sont calculées et conformes aux exigences réglementaires. Justificatif(s) :Certificats d'accréditation COFRAC annexés aux rapports d'essais 2025-2026. Rapports APAVE (n°134352704-001-1 pour 2025 et n°135250828-001-1 pour 2026) •
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 03/08/2018, article 24-IV
8/13 L’efficacité de la surveillance dépend de la représentativité des prélèvements. L'inspection a vérifié la conformité des orifices de mesure situés sur les différents conduits. Les sections de mesure respectent les exigences de la norme NF EN 15259, notamment en ce qui concerne les distances par rapport aux perturbations hydrauliques (coudes, ventilateurs). Les plateformes de travail sont permanentes, sécurisées et permettent un accès conforme aux intervenants pour la réalisation des mesures isocinétiques requises pour les poussières. Justificatif(s) : Schémas d'implantation et descriptifs techniques des émissaires inclus dans les rapports APAVE. •
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 03/08/2018, article 9
La validité des résultats repose sur l'utilisation de méthodes normalisées par un laboratoire accrédité. L'exploitant a justifié que toutes les campagnes sont opérées par l'APAVE, dont l'accréditation COFRAC couvre les méthodes de référence : NF EN 13284-1 pour les poussières, NF EN 14792 pour les NOx et NF EN 15058 pour le CO. Les rapports mentionnent systématiquement les limites de quantification et les incertitudes de mesure associées, répondant ainsi aux exigences de transparence et de fiabilité requises par l'administration.
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 31/07/2025, article 6
Les polluants surveillés comprennent notamment : oxydes d’azote (NOx), monoxyde de carbone (CO), poussières, dioxyde de soufre (SO₂), métaux lourds, mercure, dioxines et furanes (pour la chaudière biomasse) La fréquence des mesures varie selon les installations : Chaudières C1 et C3 : mesure en continu (NOx et CO) Chaudière C2 : mesure périodique Chaudière biomasse : mesures périodiques complètes SO2 : mesures périodiques selon combustible L'analyse des résultats de mesure au regard de l'Arrêté Ministériel du 03/08/2018 (Régime MCP) démontre une performance environnementale élevée. Pour la chaudière biomasse, le flux de poussières est de 0,6 mg/Nm³ (VLE : 20 mg/Nm³) et le monoxyde de carbone (CO) s'établit à 33 mg/Nm³ (VLE : 250 mg/Nm³). Ces résultats sont d'autant plus probants qu'ils ont été confirmés lors d'un contrôle inopiné diligenté par la DREAL le 25/03/2025, garantissant que les performances ne sont pas limitées aux périodes de contrôles annoncés. Justificatif(s) : Rapport de contrôle inopiné Manumesure n°83XC01118.•
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 03/08/2018, article 16
Le site est équipé de dispositifs de dépollution performants : un filtre à manches précédé d'un multi-cyclone pour la chaudière biomasse, et des brûleurs à bas taux de NOx pour les chaudières gaz. La supervision assure un suivi en continu de la perte de charge du filtre à manches, permettant de prévenir tout perçage ou colmatage. Le plan de maintenance préventive, consulté sur site, intègre le remplacement programmé des manches et le contrôle annuel de l'étanchéité du système. Le bon état de fonctionnement du dispositif est confirmé par la faiblesse des rejets de poussières mesurés. L'exploitant assure également le réglage périodique des brûleurs bas-NOx des chaudières gaz pour maintenir les performances environnementales. Justificatif(s) : Plan OTNOC Biomasse (Phase 2) ; Registre de maintenance GMAO.•
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 15/02/2021, article 3.4
Le livret de chaufferie a été consulté lors de la visite du 04/03/2026. Il est tenu à jour et contient l'intégralité des informations requises : heures de marche, incidents d'exploitation, réglages de combustion et consommations. Ce document permet une traçabilité des opérations de maintenance et des anomalies de fonctionnement rencontrées au cours des trois dernières années, conformément aux prescriptions réglementaires. Justificatif(s) :Livret de chaufferie visé sur site le 04/03/2026.•
Gestion des périodes OTNOC (Other Than Normal Operating Conditions)
Sans suite administrative
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 15/11/2021, article 2.1.4
L'exploitant a formalisé sa stratégie de gestion des phases transitoires et des pannes via deux plans de gestion OTNOC (CFAQN) pour le gaz (révisé le 26/02/2026) et la biomasse (révisé le 04/03/2026). Ces documents fixent la fin de la période de démarrage à un seuil de 40 % de charge nominale (régime stabilisé). En cas de panne du traitement des fumées, des mesures correctives et des délais d'arrêt d'urgence sont définis pour limiter les émissions non filtrées. La méthodologie d'enregistrement de ces périodes sur la supervision est conforme aux textes applicables aux installations. Justificatif(s) :Plan OTNOC Biomasse V1 ; Plan OTNOC Gaz V1.•
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 15/02/2021, article 2.3
Conformément à l'article 2.3 de l'APC du 15/02/2021, l'exploitant suit un programme de contrôle rigoureux. Le PCI et les caractéristiques du gaz naturel sont suivis mensuellement. Pour la biomasse, outre le PCI et l'humidité suivis à chaque réception, des caractérisations (C, Cl, F, N, S, Métaux) sont réalisées sur demande. La traçabilité est consolidée par le croisement des bons de pesée et des factures SICAR (ex : facture n°202601MC30003 du 12/01/2026 pour les consommations de décembre 2025). Le bilan annuel biomasse de 50 843 tonnes est parfaitement documenté par les rapports d'approvisionnement mensuels. Justificatif(s) : Fichier "livraison fuel.xlsx" ; Factures SICAR 2026 ; Bilan d'approvisionnement biomasse 2025. •
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
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ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
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Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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