Le contrôle du dispositif de bridage acoustique proposé par l'exploitant n'a pas relevé de non- conformité par rapport au référentiel inspecté.
3points de contrôle
0avec suites administratives
0susceptibles de suites
3sans suite
Auto surveillance des niveaux sonores
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 06/07/2018, article 2.9.1
L'étude acoustique jointe au dossier de demande d'autorisation a été réalisée par Sixense Environment (ex. Soldata Acoustic). Un premier contrôle acoustique du parc en exploitation a été effectué par ECHOPSY (rapport du 21/03/24) avec des mesures qui se sont déroulées du 30 octobre au 30 novembre 2023 sur les stations de mesures identifiées dans le dossier initial. Lors de cette campagne, un point de mesure a été ajouté sur Juilly afin d’avoir une appréciation dans la partie « haute » du hameau et dans sa partie « basse ». Les vents provenaient essentiellement du sud-ouest lors de cette campagne. Ainsi, le bruit résiduel pour les vents dominants de secteur nord-est n’a pas pu être caractérisé. Un second contrôle acoustique a été réalisé par Sixense Engineering (rapport du 19/02/2025) avec des mesures qui se sont déroulées du 28 novembre au 10 décembre 2024, soit sensiblement à la même période que la campagne 2023, ce qui est de nature à permettre la comparaison des résultats. Les emplacements des points de mesures sont identiques à ceux réalisés en 2023 à l’exception du point de mesures PF5 – Huilly, pour lequel une absence de réponse de la part des anciens riverains a contraint à le déplacer quelques maisons plus loin. La mesure du bruit résiduel n'a pas été renouvelée lors de cette campagne. En revanche, cette campagne a permis de mesurer des niveaux de bruit ambiant avec des vents dans les deux directions dominantes (nord-est et sud-ouest). Une analyse des tonalités marquées a été réalisée lors des deux campagnes. L'inspection rappelle à l'exploitant que le suivi acoustique doit être renouvelé au minimum tous les 3 ans.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/08/2011, article 26
Le rapport acoustique du 19/02/2025 (RA-24365-01-B) montre, pour l’ensemble des ZER contrôlées, l’absence de dépassement des seuils réglementaires, aussi bien en période diurne que nocturne. Pour la station d’Huilly, située sous les vents dominants du nord-est vis-à-vis du parc, il peut être relevé que les niveaux de bruit ambiant enregistrés en période nocturne (la plus sensible) avec des vents du nord-est sont inférieurs au seuil de 35 dB(A). Ce constat est de nature à relativiser l’absence de caractérisation du bruit résiduel pour de telles conditions de vent lors de la première campagne de mesures (2023). Plus généralement, les résultats montrent que, de nuit, la conformité réglementaire est majoritairement vérifiée par des niveaux ambiants inférieurs à 35 dB(A). Concernant la présentation des résultats, l’inspection souligne que le fait de mentionner des émergences négatives dans les différents tableaux est discutable. Le rapport acoustique du 19/02/2025 indique que le niveau maximal admissible en limite de périmètre du parc éolien est respecté. Le niveau sonore enregistré en période diurne (43,9 dB(A)) est bien en-deça du seuil réglementaire. Toutefois l'inspection émet des observations à prendre en compte pour les prochains contrôles : Concernant tout d’abord l'implantation de la station de mesure en limite de périmètre, il est nécessaire de reporter sa localisation vis-à-vis du périmètre mentionné à l’article 2 de l’arrêté ministériel du 26/08/2011 modifié. Par ailleurs, il convient d’être le plus représentatif possible du niveau sonore maximal sur le périmètre. Ces conditions ne sont pas respectées lors de la campagne de 2024 puisque le rapport indique en p.19 que la mesure est réalisée au sud-ouest de E5, par vent de sud-ouest. • Par ailleurs, le commentaire page 19 précise que "Les niveaux sonores constatés sont largement en deçà du seuil limite en période diurne (70 dB(A)). A fortiori, ils seraient également largement en deçà du seuil limite en période nocturne (60 dB(A))". Le fait de respecter "largement" un niveau sonore en période diurne ne permet pas de présager un respect du seuil fixé pour la période nocturne. Cette conclusion n’est pas acceptable. Cependant, au regard de la valeur enregistrée en période diurne, il n’est pas attendu de dépassement du seuil de 60dB(A) en période nocturne. Lors de la prochaine campagne, l’exploitant veillera à réaliser une mesure en période nocturne qui tient compte des éléments mentionnés dans ce constat.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 06/07/2018, article 2.10
Le rapport acoustique du 21/03/24 conclut qu'un des 6 points de mesures, Juilly_bas, présente des dépassements du seuil nocturne de 3 dB(A), pour les vitesses de 5 à 9 m/s. Ces dépassements au- delà du seuil limite vont de 0,3 à 1,3 dB(A). Dans son courriel du 11/04/2024, l'exploitant a informé l’inspection qu'un nouveau plan de bridage a été mis en place dès la réception du rapport acoustique et qu'une nouvelle mesure acoustique était prévue. Ce nouveau plan de bridage a été transmis à l’inspection le 11/04/2024 et figure dans le rapport acoustique du 19 février 2025. Ce dernier confirme, qu'avec le nouveau plan de bridage acoustique, aucun dépassement des seuils réglementaires n'est observé, tant en période diurne que nocturne. Par ailleurs, l’exploitant précise qu’aucune plainte relative au bruit n’est enregistrée pour ce parc. L'inspection a recours au principe du sondage pour vérifier la bonne application du plan de bridage. Les conditions étaient favorables au bridage de l’éolienne E3 le 08/12/2024 à 22h10. Le vent provenait du nord-est à une vitesse de 5 m/s. L'inspection a constaté, à l'aide du SCADA, la mise en place du mode 9 pour l’éolienne E3 dans ces conditions, ce qui est conforme au plan de bridage. 7/7 Les conditions étaient favorables au bridage de l’éolienne E6 le 24/02/2025 à 22h10. Le vent provenait du sud-ouest à une vitesse de 5 m/s. L'inspection a constaté, à l'aide du SCADA, la mise en place du mode 9 pour l’éolienne E6, ce qui est conforme au plan de bridage. L’exploitant indique qu’une vérification journalière des puissances est réalisée et permet d’identifier toute éventuelle dérive. Cependant, l’analyse des données SCADA ne met pas en évidence de relation claire entre la puissance de la machine et le mode d’optimisation. L’inspection préconise à l’exploitant la mise en place d’une procédure formalisée permettant de contrôler la bonne application du bridage.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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LESCURE Antoine— Is-sur-Tille (21120)1 point susceptible de suites