Installation classée à Saint-Loubès (33450), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 26 mars 2026 — 6 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0003104213
Commune
Saint-Loubès (33450)
Département
Gironde
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Seveso seuil bas
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL NA
Inspections listées
2 depuis 2 février 2023
SIRET
30072513200058
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 4718Supérieure ou égale à 6 t mais inférieure à 50 t
L'exploitant du dépôt de Saint Loubès maîtrise ses procédures de mise en sécurité et d'intervention. Le POI nécessite d'être modifié suite à l'exercice, objet du présent rapport, et au regard du retour d'expérience fait à l'issue de l'exercice POI avec le SDIS en date du /2026. Il est à noter que les dispositifs disponibles pour la levée de doute et les procédures appliquées par l'exploitant pour l'accueil des poids-lourds sur le site sont des éléments positifs de prévention du risque accidentel. L'exploitant vérifie que cette maîtrise du risque est partagée avec le service en charge du standard du site et dont le numéro est affiché sur le portail d'entrée.
10points de contrôle
6avec suites administratives
0susceptibles de suites
4sans suite
Plan d’opération interne – existence
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 01/06/2015, article L 515-41
L'inspection des installations classées a, à sa disposition, le POI en date du 21/11/2022, le POI a été révisé le 06/01/2026. Cette version est disponible dans le bâtiment principal en version papier et sur les smartphones de l'ensemble des personnels. L'exploitant déclare que le POI est révisé annuellement. L'inspection des installations classées a présenté les incohérences entre le POI et l'étude de danger, et formulé les remarques suivantes. : - La fiche 2.1 fait figurer que tous les effets resteront à l'intérieur du site alors que certains sortent du site ; - Les fiches actions sont à compléter pour intégrer notamment la gestion post-accidentelle et la fermeture de la vanne de confinement des eaux incendie ; - Le POI ne fait pas figurer de fiches réflexes pour les rôles de chacun des personnels intervenants ; - Les fiches scénarios n'intègrent pas les effets de surpression de bleve de bouteilles de GPL, traités dans l'EDD ; - La fiche scénario 4.2 fait figurer l'action de "créer un mur d'eau pour contenir une fuite non enflammée à partir de canons ou de queue de paon". Cette action ne peut pas être mise en œuvre par l'exploitant ne possédant pas de Canon et de queue de paon. - Le plan présent à l'intérieur du site n'est pas le même que celui présent dans le POI avec des dénominations des ilots de stockage différents, générant une confusion lors de l'exercice. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant procède à la mise à jour de son POI en tenant compte des remarques formulées en inspection dans un délai de 3 mois et l'envoie à l'inspection des installations classées, SDIS et préfecture.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 27/09/2020, article R 515-100
Le dernier exercice POI a eu lieu le 13/01/2026 en présence du SDIS. Le compte-rendu de l'exercice rédigé par l'exploitant a été envoyé à l'inspection des installations classées en date du 31/03/2026. L'exercice simulait le feu sur un chariot élévateur à proximité d'un semi-remorque comprenant 15 casiers de bouteilles de propane et butane. Le compte-rendu fait état de plusieurs axes d'amélioration, notamment : - contrôles et remise en service des alarmes - équiper des chariots d'arrêts d'urgence - mise à jour de la liste des numéros d'appel - prioriser la liste du voisinage - déterminer et localiser un PC extérieur. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant met en œuvre ses axes d'amélioration suite à l'exercice POI en date du 13/01/2026 dans un délai de 3 mois.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe V Point a)
L'exercice POI a consisté en l'appel d'un témoin au numéro présent sur le portail du site, qui aperçoit un départ d'incendie très proche du portail d'accès, à proximité immédiate de bouteilles de gaz. Le déroulement a été le suivant : - 7H08 : appel au numéro figurant sur le portail. Il s'agit du standard de la société CD Trans. La personne du standard, après explication de l'objet de l'appel et qu'il s'agissait d'un exercice a demandé des informations telles que l'adresse exacte du site alors que l'inspecteur des installations classées a bien précisé qu'il s'agissait du site de CD Trans de Saint-Loubès. L'appel s'est terminée à 07h17. - 7H30 : Sans rappel de la part de l'exploitant, l'inspection des installations classées rappelle le standard de la société. Une nouvelle personne répond. Cette dernière, après renseignement, indique que le directeur du site a été appelé à 7H24. Lors des échanges avec l'inspection des installations classées, elle indique que dans ce cas de figure, elle appellerait les services du SDIS. L'appel a été simulé. Lors de cet échange, l'adresse exacte du site n'a pas été communiquée ni les substances susceptibles d'être présentes sur site. - 7H36 : Le directeur du site appelle l'inspection des installations classées et fait part qu'il a fait une levée de doute, depuis son smartphone, en utilisant les caméras thermiques présentes sur le site. Un deuxième appel au SDIS est simulé à la suite de cette échange en partant de l'hypothèse qu'il a vu un départ de feu sur l'ilot C1 de son dépôt. Lors de l'échange, il indique qu'il s'agit de propane et de butane, que l'état des stocks pourra être communiqué par le chef de dépôt qui arrive sur site à 8h et qu'il vient également sur le site. 8/12 Le POI ne prévoit pas que l'appel au SDIS soit effectué par le standard de la société mais par le DOI. Cet élément a été confirmé par l'exploitant au cours de l'inspection. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant définit la stratégie jouée par le standard de la société, joignable avec le numéro figurant sur le portail d'entrée, pour la gestion d'un événement accidentel sur un site. L'exploitant recherche également les explications sur les délais entre le premier appel du "témoin" et l'appel auprès du directeur de site.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe V Point d) et e)
Le plan d'intervention fait figurer l'implantation des extincteurs ainsi que les boutons alarmes. Sur cet élément, le plan est erroné et indique la présence d'un bouton d'urgence à proximité immédiate de la zone de regroupement alors qu'il se trouve dans le hall d'entrée du bâtiment principal. Ce bouton a été testé en inspection et n'a pas fonctionné. Le deuxième bouton d'alarme situé au nord-est du dépôt a fonctionné. L'exploitant déclare avoir l'intention de déplacer le bouton pour qu'il corresponde à ce qui est représenté sur le plan. Ce point avait déjà été soulevé lors de l'exercice POI avec les services du SDIS. L'exploitant possède des caméras thermiques qui recouvrent toute la superficie du dépôt. Elles déclenchent une alarme auprès de la télésurveillance si une intrusion ou un départ de feu est identifié. L'exploitant déclare que ces caméras permettent également de s'assurer que les essieux des poids-lourds qui entrent sur le dépôt ne sont pas en sur-chauffe. Ces caméras permettent la levée de doute à distance, depuis les smartphones. L'inspection des installations classées a consulté les images des caméras thermiques et de leur opérationnalité. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Dans un délai de 3 mois, l'exploitant met en cohérence l'implantation des boutons d'arrêts d'urgence et d'alarme d'évacuation du site entre ce qui figure sur le plan d'intervention et la situation réelle. Dans un délai de 1 mois, l'exploitant s'assure d'avoir l'ensemble de ses boutons d'alarme opérationnels.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe V Point f) et g)
10/12 L'exploitant met à disposition un plan à l'entrée principale du site avec les éléments d'accessibilité, les moyens d'intervention (extincteurs) et boutons d'alarmes. Le cohérence de ce plan avec la réalité a été évoquée au point de contrôle ci-dessus et fait l'objet d'une demande. Le POI prévoit dans la fiche 5.9 les modalités d'isolement de la rétention des eaux incendie. La vanne guillotine est située en plein milieu du dépôt, au milieu de potentielles zones d'effets thermiques ,de surpression et missiles. En cas d'incendie de l'ilôt 6, la vanne ne pourrait pas être manipulée. De plus, la manipulation de la clé de vanne pour arriver jusqu'à la fermeture de la vanne nécessite 4 à 5 minutes de manipulation. L'exploitant déclare que le positionnement de la vanne guillotine a été évoqué avec les services du SDIS lors de l'exercice 2026. L'exploitant déclare revoir sa stratégie de confinement des eaux incendie pour déporter la fermeture au niveau de la bouche de sortie des eaux. Outre la levée de doute via les smartphones, l'exploitant déclare que le portail principal peut être ouvert à distance pour l'entrée des services de secours avant même l'arrivée de l'exploitant sur place. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Dans un délai de 3 mois, l'exploitant revoit sa stratégie de confinement des eaux incendie pour être en capacité d'isoler les eaux incendie sans être dans les zones d'effets des phénomènes dangereux. Il met en cohérence les fiches actions du POI.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe V Point i)
Le POI ne prévoit pas les substances recherchées dans les différents milieux et les raisons pour lesquelles ces substances et ces milieux ont été choisis ; - les équipements de prélèvement à mobiliser, par substance et milieux ; 11/12 - les personnels compétents ou organismes habilités à mettre en œuvre ces équipements et à analyser les prélèvements selon des protocoles adaptés aux substances à rechercher. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Dans un délai de 3 mois, l'exploitant complète son POI et prévoit cette stratégie de premiers prélèvements afin de se conformer à l'article 5 de l'arrêté du 26 mai 2014 modifié. A défaut, il sera proposé au préfet un arrêté de mise en demeure.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Article 5
L'exploitant déclare qu'une formation/information est effectuée à l'issue de chaque mise à jour du POI. Ce dernier est révisé annuellement. L'exploitant a fourni par courriel en date du 31/03/2026 la fiche d'émargement de participation à la formation POI en date du 7/01/2026, notamment du directeur de site, du chef de dépôt et du responsable administratif du dépôt de Saint-Loubès. L'exploitant a une procédure d'accueil des chauffeurs poids-lourds qui entrent sur le dépôt pour éviter tout départ de feu depuis leur matériel roulant. Une fiche réflexe est mis à disposition à l'entrée du site. Un registre avec les points à contrôler est également complété à chaque arrivée sur site. Cette mesure de vérification de l'état de chauffe des essieux et de l'état d'usure des pneus, ainsi que la procédure d'admission des poids-lourds sur le dépôt est une mesure positive en faveur de la prévention des risques accidentels.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe V Point c)
La zone de regroupement du personnel est identifiée sur site et sur le plan disponible à l'entrée pour l'intervention des services de secours. Par sondage, l'inspection des installations classées constate la présence des extincteurs figurant sur la plan. Deux extincteurs sur les trois contrôlés font figurer la pastille attestant de leur vérification par un organisme en 2025. L'exploitant a fourni par courriel en date du 31/03/2026 le compte-rendu de vérification des extincteurs du dépôt par la société EUROFEU en date du 27/04/2025. L'extincteur, pour lequel la pastille de contrôle n'a pas été apposée, figure dans le liste des vérifications et fait état d'un appareil en bon état et en état de bon fonctionnement.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe V Point j)
La fiche action 5.10 du POI : "Nettoyage et remise en état de l’environnement après accident majeur" recense les actions à mener avant une reprise de l'activité et la liste des sociétés susceptibles d'intervenir pour le nettoyage et les réparations de l'installation. La fiche 6 du POI est la fiche action sur la gestion de la fin de l'alerte et les analyses à mener post- accidentel pour le retour d'expérience.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article Article 50
A l'arrivée du chef de dépôt, l'état des stocks a été fourni rapidement à l'inspection des installations classées avec la précision de ce qui était présent à l'ilot concerné par l'incendie. L'inspection des installations classées a constaté un quiproquo dans la dénomination des ilots entre les plans présents dans le POI et les plans d'interventions disponibles dans le bâtiment principal et à destination des équipes intervenantes. Ce point fait déjà l'objet d'une demande dans le point de contrôle n°1.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
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