Installation classée à Roubaix (59100), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 4 juin 2026 — 2 points de contrôle avec suites administratives.
L'inspection a permis de constater la mise en conformité de l'établissement avec les dispositions de l'arrêté préfectoral de mise en demeure du 29 mai 2025. Il est en conséquence proposé d'abroger ce dernier. Le traitement des eaux souterraines initié à l'automne 2025 doit être poursuivi. L'origine des dépassements ponctuels des normes de rejet des groupes électrogènes et de certaines eaux pluviales est à justifier, et des actions proposées afin d'assurer le respect de ces valeurs limites d'émission.
6points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
4sans suite
Surveillance des émissions et de leurs effets
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/10/2021, article 10.2.1
L’exploitant a présenté les résultats d’autosurveillance des émissions de ses groupes électrogènes de secours . Ces derniers sont démarrés et mis expressément en service pour les besoins des mesures. Les mesures présentées ont été réalisées entre avril et septembre 2024 et portent sur un total de 29 groupes. L’exploitant annonce que les groupes non échantillonnés le seront courant 2026.6/9 Le programme analytique est respecté et porte sur les paramètres SO2, poussières, NOx, CO, formaldéhyde, HAP. Des dépassements ponctuels sont observés en CO (groupes électrogènes référencés dans es rapports de mesures JL, 2, 5, 6, 8, 10) et NOx (7, 8, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8). L’exploitant annonce que ces dépassements trouvent très probablement leur origine dans le fait que les tests ne sont pas réalisés dans une configuration de fonctionnement nominal et à pleine charge des groupes. Il précise également que le fioul utilisé pour l’alimentation des installations sera progressivement remplacé par du HVO100. Les groupes du site Roubaix 10 fonctionnent déjà avec ce combustible. Les rejets de ces derniers sont conformes à l’ensemble des VLE. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l'exploitant de justifier des dépassements ponctuels observés pour les paramètres CO et NOx et de préciser les actions prévues afin d'y remédier.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Thèmes : Risques chroniques · Autosurveillance des émissions atmosphériques canalisées
Surveillance des émissions et de leurs effets
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/10/2021, article 10.2.3
L’exploitant a présenté les résultats des analyses réalisées sur ses rejets d’eaux pluviales le 03 février 2026. La fréquence de mesures (annuelle) et le programme analytique sont respectés (MES, DBO5, DCO, NGL, HCT). L’ensemble des 5 points de rejets décrits à l’article 4.4.5 de l’arrêté préfectoral du 14/10/21 ont été échantillonnés. Les résultats sont conformes aux normes de rejet fixés à l’article 4.4.10, à l’exception : - d’une teneur en azote global supérieure à la norme aux points de rejet 1 (3,24 mg/l) et 4 (5,8mg/l) pour une norme à 3 mg/l ; - d’un pH anormalement basique au point de rejet 5 (10,1). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l’exploitant de préciser l’origine des dépassements observés et d’établir un plan d’actions en conséquence.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Thèmes : Risques chroniques · Autosurveillance de la qualité des rejets aqueux
Dispositions relatives à l’atelier de charges des batteries
Sans suite administrative
Référence contrôlée : AP de Mise en Demeure du 29/05/2025, article 1
Les travaux de mise en conformité de l’ensemble des salles du site de Roubaix ont pris fin début 2026. Ces dernières présentent désormais les caractéristiques réglementaires de réaction et résistance au feu conformes aux dispositions réglementaires. Une attestation délivrée le 30/07/25 par la société PAOLO SAS ayant réalisé les travaux sur le site Roubaix 2 confirme que les murs, plafonds et structures métalliques des salles de batteries 1-2-3 de ce centre présentent des caractéristiques EI ou REI120. Les procès verbaux de classement des matériaux utilisés sont joints à l’attestation. Il en est de même pour les salles 1a et 1b de Roubaix 7 (attestation de la société SERVINORD délivrée le 04/02/26). Les dispositions de l’arrêté préfectoral de mise en demeure du 29/05/25 sont respectées. Il est ainsi proposé d’abroger ce dernier.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/10/2021, article 3.2.4
Des tests de fonctionnement sont réalisés sur les groupes électrogènes, à vide et en charge de manière bimestrielle. Les essais font l’objet d’une traçabilité dans la GMAO de l’exploitant. Pour les seuls besoins des essais de fonctionnement, ces derniers sont mis en fonctionnement entre 5 et 6 heures par an.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/10/2021, article 10.4.2
L’exploitant réalise la surveillance de la qualité des eaux souterraines au droit de son site de Roubaix depuis 2020. Les analyses sont réalisées semestriellement en période de hautes et de basses eaux. Le réseau de surveillance est composé des 6 ouvrages visés à l’article 10.2.4.1.2 de l’arrêté préfectoral du 14/10/21 ainsi que 3 ouvrages supplémentaires respectivement référencés pz2, pz3 et pz5’’. Le programme analytique est conforme à celui défini à l’article précité de l’arrêté du 14/10/21 auquel sont ajoutés les métaux. Le suivi réalisé met en évidence des anomalies ponctuelles en métaux (plomb, nickel, arsenic) résultant très probablement de la qualité des remblais. Des traces de solvants chlorés, en particulier chlorure de vinyle, sont également mises en évidence localement et témoignent d’une pollution relativement ancienne en solvants chlorés. Les teneurs en hydrocarbures sont inférieures aux normes de qualité en 2025, à l’exception de pz5 qui présente lors de la dernière campagne de mesure (octobre 2025) une concentration de 3,3 mg/l en hydrocarbures totaux. L’exploitant a produit un bilan quadriennal couvrant la période de suivi 2021-2025. Au regard des données analytiques acquises, il ne propose aucune modification du programme de surveillance. Cette proposition apparaît cohérente avec la connaissance actuelle de la qualité de la nappe et des enjeux identifiés sur et hors site. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’attention de l’exploitant est attirée sur la nécessité de joindre à ses rapports de suivi semestriels de la qualité de la nappe un plan d’implantation des ouvrages présentant également le sens d’écoulement des eaux et l’historique des données acquises pour chaque ouvrage et chaque paramètre sous forme de graphique.8/9
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/10/2021, article 10.2.4.3
Un rapport intitulé « Diagnostic complémentaire du milieu souterrain - Plan de Gestion » a été rédigé par le bureau d’études GINGER en date du 19/12/22. Les investigations complémentaires réalisées par GINGER (4 sondages de sol autour de l’ouvrage Pz5, implanté à proximité d’une cuve semi-enterrée de fioul domestique) ont permis de confirmer la présence d’un impact en hydrocarbures entre 1 et 4 mètres de profondeur minimum. La nappe est rencontrée à une profondeur de 2 mètres environ. L’impact mis en évidence n’a pu être délimité latéralement au nord et à l’est. L’étude réalisée par la société GINGER comporte un plan de gestion et une analyse des risques résiduels qui démontre la compatibilité de l’état du site avec son usage. Deux scénarios de gestion de la zone source de pollution sont étudiés : - gestion de l’ensemble des sources concentrées par excavation et envoi hors site (entre 1 et 4 m de profondeur) / traitement des eaux en fond de fouille (écrémage) ; - gestion partielle des sources concentrées par excavation et envoi hors site (jusqu’à 2 m de profondeur), puis traitement par oxydation in situ entre 2 et 3 m de profondeur (après terrassement des 2 premiers mètres). En raison de la découverte de réseaux enterrés à proximité de la zone concernée, et de l’impossibilité technique d’excaver l’ensemble de la zone source, les solutions proposées n’ont pu être mises en œuvre. L’exploitant a ainsi retenu une solution de traitement de la nappe in-situ. Une unité de traitement par extraction sous vide a été déployée sur site, composée de 15 puits d’extraction et 3 ouvrages de contrôle. Le traitement a débuté en octobre 2025. Les eaux pompées et les gaz de sols sont traités respectivement par filtres à sable et charbon actif avant rejet. L’exploitation de l’unité de traitement est pilotée par le prestataire COLAS ENVIRONNEMENT. Des rapports bi-mensuels de suivi sont rédigés. Le taux de fonctionnement de l’installation est proche de 100 % et les analyses réalisées montrent le respect des normes de rejet aqueux et gazeux en sortie de l’unité de traitement. Un point d’étape sera réalisé au bout d’un an d’exploitation, soit à l’automne 2026, avec une première période d’arrêt de l’ordre d’1 mois afin d’observer la survenue ou non d’un effet rebond et l’atteinte des objectifs de dépollution fixés. Le cas échéant, le traitement de la nappe sera poursuivi dans le temps.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
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Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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