L'inspection a permis de constater le bon état général d'exploitation et de maintenance des ouvrages de collecte et de traitement des effluents de la station d'épuration de Bierne. Les justificatifs transmis postérieurement à la visite (rapports de contrôle du disconnecteur, maintenance des vannes, inspection télévisée des réseaux et formations du personnel) confirment la mise en œuvre d'un suivi régulier des installations et l'absence d'anomalie majeure susceptible de compromettre leur fonctionnement. L'inspection relève également que le réseau de collecte des effluents de Coca-Cola, présentant quelques désordres localisés identifiés lors de l'inspection télévisée de 2022, fera prochainement l'objet de travaux de réhabilitation par chemisage au cours du second semestre 2026, afin d'améliorer sa pérennité et son étanchéité.
9points de contrôle
0avec suites administratives
0susceptibles de suites
9sans suite
Prélévements et consommation d'eau
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/08/2007, article 4.1.1
L’établissement est alimenté en eau potable par le réseau public de distribution exploité par SIDEN-SIAN NORÉADE. D’après la déclaration GEREP 2025, la consommation d’eau du site s’élève à 871 m³. Dans un prochain rapport distinct à monsieur le préfet, l'inspection des installations classées proposera un abaissement de la limitation maximale de prélèvement de l'établissement plus en adéquation avec ses besoins réels.
Conception et exploitation de l'installation de prélèvement d’eau
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/08/2007, article 4.1.2
L’établissement est doté d’un double réseau d’alimentation en eau afin de répondre à ses différents besoins. L’eau de ville est utilisée exclusivement pour les sanitaires et le laboratoire, notamment pour la préparation des polymères. L’eau industrielle correspond à l’eau traitée par la station de traitement. Elle est utilisée lors des opérations de maintenance, notamment pour le nettoyage et le rinçage des équipements. Les eaux issues de ces opérations de nettoyage sont ensuite renvoyées vers la station de traitement.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/08/2007, article 4.1.3
Le site est équipé d’un disconnecteur implanté dans la chaufferie. Ce dispositif fait l’objet d’une vérification et d’un entretien annuels réalisés par la société EIFFAGE. Par courriel du 24/06/2026, l’exploitant a transmis à l’inspection les rapports de contrôle des années 2023 et 2024. S'agissant de l'année 2025, bien que le contrôle ait été réalisé le 27/11/2025, l’exploitant a indiqué rencontrer des difficultés pour obtenir le rapport correspondant auprès de son prestataire. Les rapports de contrôle transmis au titre des années 2023 et 2024 ne mettent en évidence aucune non-conformité ni aucun dysfonctionnement du dispositif. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant transmettra, sous un délai d'un mois, le rapport de contrôle du disconnecteur réalisé au titre de l'année 2025.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/08/2007, article 4.2.1
L'inspection constate que l'ensemble des effluents aqueux entrants et sortants de l'installation est collecté par des réseaux canalisés. Il n'y a aucun rejet d'effluent liquide autre que ceux prévus aux chapitres 4.2 et 4.3. Par ailleurs, il n'y a aucune liaison directe entre les réseaux de collecte des effluents devant subir un traitement et le milieu récepteur.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/08/2007, article 4.2.3
Le réseau destiné exclusivement aux effluents de COCA-COLA a fait l'objet d'un curage préalable, suivi d'une inspection télévisée réalisée le 29 novembre 2022. Le rapport d'inspection, transmis à l'inspection des installations classées, conclut à un état général satisfaisant du réseau. Quelques désordres ponctuels ont néanmoins été relevés, notamment une dégradation de surface caractérisée par une rugosité accrue de la partie supérieure d'une canalisation, attribuée à une attaque chimique, ainsi que des infiltrations localisées au niveau de certains regards de visite, sans incidence sur le fonctionnement hydraulique du réseau. À la suite de ce diagnostic, l'exploitant a indiqué que ce réseau, propriété de COCA-COLA, fera prochainement l'objet de travaux de réhabilitation par chemisage, prévus au cours du second semestre 2026. À la date de la rédaction du présent rapport, le calendrier précis de réalisation de ces travaux n'avait toutefois pas été communiqué à l'inspection. Le réseau de la station de traitement des eaux usées de Bierne fait l'objet d'un entretien trimestriel. Le réseau de Ball Packaging, ainsi que le réseau urbain, sont exploités par NORÉADE dans le cadre d'un contrat d'exploitation. Leur entretien est assuré par le centre d'exploitation de NORÉADE situé à Cassel. L'établissement n'est pas équipé de canalisations destinées au transport de substances ou de préparations dangereuses. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande 1 : L'exploitant transmettra sous un mois à l'inspection des installations classées le calendrier des travaux prévus sur le réseau destiné exclusivement aux effluents de COCA-COLA.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/08/2007, article 4.2.5
9/11 L’établissement est équipé d’une cuve de fioul domestique à double paroi d’une capacité de 5 m³, implantée sur rétention. La cuve est également dotée d’un système de détection de fuite avec alarme permettant de signaler toute anomalie au niveau de la double paroi. En cas de fuite ou de déversement accidentel, le réseau du site permet d’isoler la pollution grâce aux vannes de sectionnement présentes sur les différents ouvrages. Ce dispositif permet de confiner les effluents pollués au sein du réseau et d’éviter leur admission dans la station de traitement.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/08/2007, article 4.2.6
Le site dispose de trois vannes manuelles permettant l'isolement du réseau d'assainissement : deux vannes situées en amont des pompes de relevage et une vanne implantée en aval, au niveau du rejet vers le milieu naturel. Les documents de maintenance transmis par courriel du 19/06/2026 montrent que les deux vannes d'entrée font l'objet d'une vérification trimestrielle et que la vanne de sortie est vérifiée semestriellement à l'occasion des essais incendie. Les comptes rendus de maintenance ne mettent pas en évidence d'anomalie particulière susceptible de compromettre leur fonctionnement. Ces dispositifs permettent, en cas de pollution accidentelle, de confiner les effluents dans les ouvrages de la station et d'éviter tout rejet vers le milieu naturel ou vers la filière de traitement.
Gestion des ouvrages : conception, dysfonctionnement
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/08/2007, article 4.3.3
L’exploitant assure une surveillance quotidienne des paramètres de fonctionnement de l’installation, notamment le pH, la température et le débit. Cette surveillance est réalisée au moyen du logiciel de supervision TOPKAPI, qui permet de détecter les anomalies de fonctionnement et d’alerter l’exploitant au moyen d’un système d’alarme. Les données de suivi sont enregistrées et conservées dans la base de données NEPTUNE, développée et exploitée par NORÉADE. Concernant les nuisances olfactives, l’exploitant a mis en œuvre plusieurs mesures visant à limiter les émissions d’odeurs. Le site étant implanté au sein d’une zone industrielle, les boues produites sur le site sont évacuées sous un délai de 48 heures maximum afin de réduire les risques de fermentation et de formation d’odeurs. À l’issue de cette période, les boues sont évacuées vers la station d’épuration de Wormhout, exploitée par NORÉADE. Cette organisation permet de limiter la durée de stockage des boues sur site et de prévenir les nuisances olfactives. L'inspection rappelle que, si le volume total de boues de stations de traitement des eaux usées urbaines, en transit sur le site en attente de leur épandage, en provenance d'autres stations de traitement des eaux usées que celle de Wormhout, dépasse 1 000 m³, l'exploitation relève du régime de l'enregistrement au titre de la rubrique 2716 de la nomenclature des installations classées. L'exploitant devra alors régulariser sa situation administrative.
Thèmes : Risques chroniques · Type d'effluents · leur ouvrages d'épuration et leurs caractéristiques
Entretien et conduite des installations de traitement
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/08/2007, article 4.3.4
L'exploitation de la station est assurée par trois agents affectés au centre d'exploitation de Cassel, dont un responsable de station. Les documents transmis après inspection montrent que le personnel dispose des formations et habilitations nécessaires à l'exploitation des installations, notamment les habilitations électriques, les formations CATEC, le travail en hauteur, le SST ainsi que plusieurs formations spécialisées dispensées par l'OiEAU relatives à l'exploitation des stations d'épuration, à la méthanisation et à la valorisation du biogaz. Les titres d'habilitation électrique transmis sont en cours de validité pour les trois agents. En cas de dépassement d’un paramètre de suivi ou d’opération de maintenance significative, une fiche de situation critique est établie afin de signaler et de tracer l’évènement. Cette fiche recense les actions correctives mises en œuvre et demeure ouverte jusqu’au retour à une situation normale. Elle est clôturée lorsque le paramètre concerné retrouve un niveau conforme aux prescriptions applicables ou lorsque l’équipement défaillant a été remplacé ou réparé et est de nouveau pleinement opérationnel.
Thèmes : Risques chroniques · Type d'effluents · leurs ouvrages d'épuration et leurs caractéristiques
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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