Installation classée à Aire sur la Lys (62120), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 4 novembre 2025 — 4 points de contrôle avec suites administratives.
L'exploitant a prévenu l'inspection dès le /2025 de la survenue d'un incendie sur son site le 2 novembre 2025. Cet incendie a mis en évidence plusieurs dysfonctionnements : - un accès libre à certaines installations situées à l'extérieur du bâtiment (notamment l'installation à l'origine de l'incendie) ; - l'absence de gardien sur place en dehors des heures ouvrées ; - l'absence de formation du personnel à la conduite à tenir en cas de sinistre entrainant notamment des initiatives inappropriées. L'incendie a également mis en évidence des insuffisances dans le PII. Le retour d'expérience de cet incendie permettra d'y remédier.
6points de contrôle
4avec suites administratives
0susceptibles de suites
2sans suite
contrôle des accès
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/05/2021, article 8.1.2
6/8 L'établissement n'est pas clôturé sur la totalité de sa périphérie. Une partie des installations en cause dans l'incendie était située à l'extérieur, libre d'accès.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/05/2021, article 8.5.1.2
Aucun gardiennage n'est mis en place en dehors des heures d'exploitation du site. Les pompiers sont intervenus suite à un signalement du voisinage. A leur arrivée aucun membre du personnel de la société n'était présent. Les pompiers ont forcé la porte d'accès à l'usine. Les premiers membres du personnel sont arrivés à compter de 10h10.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/05/2021, article 8.6.6
Par courriel en date du 10/11/2025, il a été demandé à l'exploitant de transmettre copie des formations et enregistrements de ces formations dispensées au personnel relatives à la conduite à tenir en cas de sinistre. L'exploitant n'a pas transmis d'information sur ce point. Néanmoins il a indiqué que "des formations vont être intégrées dans l'entreprise". 7/8
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/05/2021, article 4.4.2
Le plan des réseaux a été transmis par courriel du 28/11/2025. Deux plans sont joints au courriel : un plan reprenant l'ensemble du site (non daté et non référencé) et un plan reprenant le bâtiment où a eu lieu l'incendie (plan du 29/04/2019). Il est remarqué qu'un seul plan sur les deux répertorie des "bassins d'eaux usées" constitués par les quais. Le plan ne mentionne pas l'ensemble des informations demandées par l'article 4.4.2. A noter que l'exploitant ne connait pas le fonctionnement hydraulique de son site. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Un seul plan doit reprendre l'ensemble du site (facilité d'exploitation, de mise à jour,...) . L'exploitant complètera le plan des réseaux (égouts et alimentation) afin qu'il reprenne l'ensemble des éléments demandés.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/05/2021, article 2.5.1
Par courriel en date du 03/11/2025, le PDG de la société Imprimerie MORDACQ informe l'inspection de la survenue d'un incendie le 02/11/2025. Il est précisé que la situation est maîtrisée et que les dégâts sont limités. Un rapport d'incident a été transmis par l'exploitant (courriel du 25/11/2025) comprenant une chronologie des faits : - arrêt de l'exploitation des installations le samedi 01/11/2025 à 5h ; - à 9h38 les pompiers sont prévenus par le voisinage d'un incendie en cours. 34 pompiers interviennent sur ce sinistre ; - de 10h15 - 10h 30, arrivée des premiers salariés sur site. A noter que les pompiers sont déjà présents sur site. L'installation à l'origine de l'incendie est directement accessible (site en partie non clôturé). En l'absence de personnel les pompiers ont dû forcer une porte pour pénétrer dans le bâtiment. La fonction du premier salarié arrivé sur les lieux est "Responsable comptabilité" identifié "responsable de la communication" selon le plan d'intervention interne (P.I.I). Il a donc une fonction administrative. Cet opérateur a procédé à l'impression du P.I.I depuis le site avec l'aide du responsable informatique (présent à compter de 11h05). A noter que le responsable informatique est intervenu sur les serveurs malgré la présence de fumées. Puis sont arrivés : - le "responsable façonnage et transport" identifié comme "responsable logistique" dans le P.I.I. A noter que ce salarié a tenté d'ouvrir les portes de quai situées à proximité immédiate du lieu de départ de l'incendie en pénétrant dans le bâtiment. Cette action n'a pu être réalisée en raison de la présence de fumée et a conduit à l'intervention d'un pompier pour secourir ce salarié. Les fonctions décrites dans le P.I.I du responsable "logistique" sont "assure l'intendance des secours et du PC + assure l'accueil et l'acheminement des secours et des moyens + assure la police dans l'établissement ; - le responsable fabrication identifié comme responsable observation dans le P.I.I. Lors de l'incendie cette personne répond aux questions des pompiers et les guide, rôle réservé au responsable "logistique" selon le P.I.I ; - le"responsable amélioration continu" n'ayant pas de rôle défini dans le P.I.I. Le directeur général du site (identifié "Directeur des Opérations Internes" dans le P.I.I) est arrivé sur site à 11h. Le Président-Directeur-Général (identifié "Directeur des Opérations Internes et Responsable Intervention" dans le P.I.I) est arrivé à 15h15. Les premières investigations
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/05/2021, article Chapitre 8.8
Un plan d'Intervention Interne existe (version 8 d'avril 2024). L'exploitant a indiqué qu'une mise à jour était en cours (avant l'incendie). Il a également indiqué que des lacunes avaient été identifiées suite à l'incendie. Ce P.I.I reprend différents chemin d'alerte : heures ouvrées, heures non ouvrées sans et avec contremaîtres. A noter qu'aucun schéma d'alerte ne répond à la situation rencontrée lors de l'incendie. Outre le déclenchement de l'alerte, le premier retour d'expérience réalisé montre que la gestion de l'incendie ne s'est pas déroulée exactement comme prévue par le P.I.I. Ainsi, la première personne arrivée sur site est une personne dont la fonction est administrative. L'initiative d'un membre du personnel d'ouvrir les portes de quai, tâche non prévue, a conduit à le mettre en danger. Aucun chef du PC (poste de commandement) n'était présent pendant toute la durée de l'incendie bien que 4 personnes puissent occuper ce rôle selon le P.I.I. Plusieurs membres du personnel sont intervenus sans que cela soit prévu dans le P.I.I. et donc sans définition préalable de leurs tâches. Par exemple, le responsable informatique coupe les serveurs bien que de la fumée soit présente dans le local. Ceci montre l'importance d'une bonne analyse des actions à réaliser (ce que va permettre le retour d'expérience et la mise à jour du P.I.I prévus par l'exploitant), la formation à la conduite à tenir (également prévus par l'exploitant), des exercices, les compte-rendus de ces exercices et leur exploitation.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
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Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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