Inspections ICPE

BENALU

Installation classée à Liévin (62800), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 9 juillet 2026 — 7 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0007000654
CommuneLiévin (62800)
DépartementPas-de-Calais
RégimeEnregistrement
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDnon
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL HdF
Inspections listées2 depuis 31 mai 2022
SIRET39009941400042

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

BENALU n'a pas effectué la déclaration annuelle GEREP sur ses émissions polluantes, alors que l'établissement y est soumis réglementairement, au minimum sur le critère de la quantité de déchets dangereux produits (supérieurs à 2 tonnes). De même depuis 2024, BENALU ne transmet plus les résultats de son autosurveillance aux services de l'inspection via la plateforme GIDAF. Si l'autosurveillance semble toutefois effective pour l'eau, les mesures sur les émissions dans l'air n'ont pas été réalisées depuis plusieurs années et le dernier plan de gestion des solvants date de 2023. Au vu des non-respects des prescriptions qui lui sont applicables, et ce sur plusieurs années, l'inspection propose de mettre en demeure l'exploitant de réaliser la déclaration annuelle des émissions et des transferts de polluants et des déchets, l'autosurveillance des émissions atmosphériques, le plan de gestion des solvants, et de transmettre à l'inspection les rapports d'autosurveillance air, eaux de surface et eaux souterraines, par la plateforme dédiée GIDAF, ou le cas échéant par courriel.

8points de contrôle
7avec suites administratives
0susceptibles de suites
1sans suite

Autosurveillance des émissions atmosphériques

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 17/01/2012, article 9.2.1.1.

Le dernier plan de gestion des solvants réalisé date de 2023. L'autosurveillance des émissions canalisées des halls de peinture n'a pas été réalisée depuis plusieurs années. La gestion de la peinture qui était réalisée par un prestataire jusque septembre 2024 est maintenant internalisée. La peinture utilisée a également changé. L'exploitant ne dispose pas de données pour la situation actuelle. Un cadre GIDAF pour l'autosurveillance des émissions atmosphériques va être créé par l'inspection. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection demande à l'exploitant de réaliser les mesures des émissions canalisées des halls de peinture et d'établir les plans de gestions de solvants pour les années 2024 et 2025. L'autosurveillance et la rédaction du plan de gestion des solvants devront être reconduites au minimum annuellement. La transmission des rapports de mesures se feront via le cadre GIDAF qui sera créé. L'inspection demande également que l'exploitant lui transmette le tableau, présenté en séance, des quantités de peinture utilisées en 2025.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Mise en demeure, respect de prescription, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Autosurveillance des émissions de COV

Autosurveillance des émissions atmosphériques

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 17/01/2012, article 9.2.1.2

10/15 L'autosurveillance aux points de rejets canalisés liés aux extractions des cabines de lavage/dégraissage et de dérochage n'a pas été réalisée depuis plusieurs années. Un cadre GIDAF pour l'autosurveillance des émissions atmosphériques va être créé par l'inspection. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection demande à l'exploitant de réaliser les mesures et analyses aux points de rejets canalisés liés aux extractions des cabines de lavage/dégraissage et de dérochage, et de maintenir une autosurveillance annuelle. Les résultats des mesures seront déclarés dans le cadre GIDAF qui va être créé.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Mise en demeure, respect de prescription

Thèmes : Risques chroniques · Extractions des cabines de lavage dégraissage et de dérochage

Déclaration GIDAF - Autosurveillance des eaux de surface

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 17/01/2012, article 9.2.2.1

L'exploitant a indiqué que la station physico-chimique a un fonctionnement discontinu : elle relève le pH des eaux de lavage les mardis, mercredis et jeudis, s'il y a suffisamment d'effluents à traiter. Elle est pilotée par un automate, avec deux sondes pH : une pour ajuster le fonctionnement, une autre en sortie (qui stoppe les rejets si le pH dépasse 8,5). L'autosurveillance est réalisée par un prestataire, à des fréquences hebdomadaire et mensuelle. Trois rapports d'analyse de 2026 sont présentés en séance. Des dépassements en phosphore sont constatés pour deux mesures (concentrations de 23 mg/L, 18 mg/L et 28 mg/L pour une valeur limite de 20 mg/L). L'exploitant a expliqué qu'en cas de dépassement, un réglage de la sonde pH de fonctionnement est réalisé, pour ajuster le traitement. Les déclarations sur la plateforme GIDAF, obligatoires mensuellement, ne sont plus réalisées depuis janvier 2024. L'exploitant a précisé que son prestataire est chargé de remplir les déclarations. Il semble toutefois que l'exploitant ne lui fournisse pas systématiquement les données de débit, nécessaires pour le calcul des flux. Par ailleurs, l'inspection a rappelé que seul l'exploitant est responsable de ses déclarations. Entre septembre 2021 et décembre 2023, les déclarations ont été enregistrées par le prestataire, mais pas validées par l'exploitant. L'exploitant a fait part de difficultés à valider sous GIDAF. La manipulation a été réalisée en séance (test sur les mois de février et décembre 2023) : la validation a fonctionné. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection demande à l'exploitant de compléter les données manquantes sous GIDAF depuis 2024 et de les valider (depuis septembre 2021). L'exploitant devra veiller à déclarer tous les mois les résultats des mesures et analyses effectuées.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Mise en demeure, respect de prescription

Thèmes : Risques chroniques · Autosurveillance des eaux issues de la station physico-chimique

Déclaration GIDAF - Autosurveillance des eaux de surface

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 17/01/2012, article 9.2.2.2

L'exploitant a indiqué que l'autosurveillance des eaux pluviales (toitures, chaussées) avant infiltration dans le sol était effective. Aucune analyse n'a cependant été présentée en séance. Les résultats d'analyses de ces rejets semblent ne jamais avoir été déclarés dans GIDAF. L'exploitant a expliqué que le cadre GIDAF n'était pas adapté à des mesures semestrielles : chaque mois, tous les jours s'affichent et il faut faire un commentaire pour justifier l'absence de mesure. En séance, sur la plateforme GIDAF, l'inspection a montré la présence de cases à cocher "absence de rejet" (devant chaque jour et en haut à gauche pour sélectionner en une fois tout le mois) qui dispense l'exploitant de faire un commentaire les jours où les mesures ne sont pas réalisées. L'inspection s'est toutefois engagée à vérifier ce cadre GIDAF et faire un retour à l'exploitant. Après vérification, le cadre GIDAF est bien calibré pour des fréquences d'analyse et de transmission semestrielles. Contrairement à ce qui a été dit en séance, d'après le tutoriel GIDAF, l'exploitant doit effectivement faire un commentaire chaque jour pour justifier l'absence de mesure, et ne pas utiliser le bouton "absence de rejet. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection demande à l'exploitant de compléter les déclarations GIDAF sur l'autosurveillance des eaux avant infiltration dans le sol, à partir de janvier 2021. Les déclarations ultérieures devront être réalisées dans le mois suivant la réception des résultats.

Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Autosurveillance des eaux avant infiltration dans le sol

Autosurveillance des eaux souterraines

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 17/01/2012, article 9.2.3

L'exploitant a indiqué que l'autosurveillance des eaux souterraines était réalisée. L'analyse de mai 2026 a été présentée en séance. Toutefois les rapports d'analyse n'ont pas été transmis à l'inspection ces dernières années. Un cadre GIDAF pour l'autosurveillance des eaux souterraines va être créé par l'inspection. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection demande à l'exploitant de lui transmettre les rapports d'analyse des eaux souterraines des cinq dernières années, soit depuis 2021. Les prochains rapports devront être transmis dans les 2 mois, dans le cadre GIDAF qui sera créé.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Mise en demeure, respect de prescription

Thèmes : Risques chroniques · Autosurveillance des eaux souterraines

Déclaration GEREP - air, eau, sol

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 31/01/2008, article 4-I

14/15 L'exploitant n'a pas réalisé de déclaration annuelle des émissions et des transferts de polluants et des déchets sur la plateforme GEREP (date limite fixée au 31 mars 2026). Le site est une installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE) soumise à enregistrement, il s'agit donc d'un établissement visé à l'annexe I a. En séance, l'exploitant ignore si les émissions de polluants dans l'air ou dans l'eau dépassent les seuils fixés par l'arrêté ministériel du 31/01/2008. L'activité n'est pas concernée par des opérations de traitement de déchets. L'exploitant a indiqué que les volumes d'eau consommée en provenance du réseau d'adduction sont inférieurs à 50 000 m3/an. L'activité ne produit pas de chaleur rejetée en mer ou en rivière. Le site n'est pas concerné par des mesures de réhabilitation. L'inspection a relevé que le site dépassait le seuil fixé pour les rejets air en COVNM lors de la déclaration GEREP de 2018. L'exploitant s'engage à remplir la déclaration GEREP 2025 avant sa clôture, le 31/07/2026. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection demande à l'exploitant de réaliser la déclaration GEREP 2025, avant la fermeture de la plateforme le 31/07/2026. Les prochaines déclarations GEREP devront être réalisées avant le 31 mars.

Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Seuils de déclaration air · eau · sol

Déclaration GEREP - déchets

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 31/01/2008, article 4-II

D'après trackdéchets, BENALU a produit 95,334 tonnes de déchets dangereux en 2025.15/15 L'établissement dépasse donc le seuil des 2 tonnes de déchets dangereux, qui entraîne l'obligation de réaliser une déclaration annuelle des émissions et des transferts de polluants et des déchets sur la plateforme GEREP. Comme indiqué au point 7, l'exploitant n'a pas réalisé de déclaration GEREP (date limite fixée au 31 mars 2026). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection demande à l'exploitant de réaliser la déclaration GEREP 2025, avant la fermeture de la plateforme le 31/07/2026. Les prochaines déclarations GEREP devront être réalisées avant le 31 mars.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Mise en demeure, respect de prescription

Thèmes : Risques chroniques · Seuils de déclaration pour les déchets

Situation administrative de l'installation

Sans suite administrative

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 05/08/2022, article 2

Les volumes d'activité présentés en séance respectent les quantités maximales enregistrées. Les puissances des machines et des installations de combustion n'ont pas changé depuis l'arrêté préfectoral complémentaire (APC) de 2022.

Thèmes : Situation administrative · Classement et régimes ICPE applicables

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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