Inspections ICPE

PECHDO SA TANNERIES NOUVELLES

Installation classée à Millau (12100), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 25 juin 2025 — 2 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0006802459
CommuneMillau (12100)
DépartementAveyron
RégimeAutorisation
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDnon
État d'activitéEn fin d'exploitation
Service d'inspectionDREAL Occitanie
Inspections listées3 depuis 28 mars 2023
SIRET39490530100013

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

C'est le deuxième événement de ce type pour l'atelier de dérayage, un incendie ayant déjà eu lieu sur le filtre en 2021; le filtre a été remplacé en 2022. La gestion de l'incendie est conforme aux procédures internes de l'exploitant. Sur les faits non-conformes, il est attendu que l’exploitant : fasse l'analyse des causes profondes de l'incendie• justifie des mesures de prévention et protection du poussier• Il n'est pas proposé de mettre l’exploitant en demeure sur ces points de contrôle.

6points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
4sans suite

Déclaration de l'incident

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/11/2002, article 10

5/9 L’inspection a été informée de l’accident par la presse, jeudi 19 juin 2025, vers 17h le jour même. Un premier rapport d’accident a été fait oralement à l’inspection autour de 17h30, précisant que l’incendie était éteint et que les pompiers et la police avaient quitté le site. D’autres échanges oraux ont eu lieu le soir même et le lendemain pour préciser l’événement, à la demande de l'inspection des ICPE. Un premier rapport d’accident a été transmis par écrit vendredi 20 juin à 17h, puis un deuxième le mardi 24 juin à 16h. Cette version ne contient pas d'analyse des causes profondes de l'accident, ni des améliorations de la sécurité envisagées. En dehors de la visite d’inspection, des éléments complémentaires ont été demandés à l’exploitant le 27/06/2025: le plan des zones de sécurité à jour (art 6.7 de l'arrêté préfectoral du 14 novembre 2002)• les documents du constructeur du poussier, plus précisément les certificats ATEX des différents équipements ( moteurs, instruments...) et notice de fonctionnement du système de détection/extinction des étincelles • le journal des événements de la centrale de détection des étincelles sur les journées de mercredi 18 et jeudi 19 juin. • le rapport de contrôle annuel de vos équipements électriques par un bureau de contrôle (art 6.7.13.3 de l'arrêté préfectoral du 14 novembre 2002) • la procédure générale de sécurité (art 6.4.2 de l'arrêté préfectoral du 14 novembre 2002)• Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’inspection demande à l’exploitant de lui fournir une version complète du rapport d'accident avec l'analyse des causes profondes. À ce titre et dans un délai n'excédant pas 15 jours, il transmet à l'inspection des installations classées le rapport complété. De la même façon, l’exploitant transmet à l'inspection les documents demandés en dehors de la visite d'inspection, dans un délai n'excédant pas 15 jours.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques accidentels · déclaration

Principes généraux de prévention des risques.

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47

Un incendie a déjà eu lieu sur cette unité de dérayage, le 20 octobre 2021, dans le poussier. L’événement avait duré 2h. Les conséquences en dehors du site ont été limitées à la fumée de l’incendie. Le bâtiment n’a pas été endommagé et Il n’y a pas eu de blessés. Les dommages sont restés cantonnés au poussier, qui a été réparé. L’exploitant déclare que l’équipement actuel a été mis en service en 2022, en remplacement de l’équipement plus ancien. L’exploitant déclare que la veille, le 18 juin, vers 16h50, l’alarme visuelle et sonore de la détection d’étincelle a déclenché. L’équipe présente a suivi la procédure de vérification en cas d’anomalie, a acté pouvoir redémarrer l’unité mais ne l’a pas fait puisque c’était la fin de la journée de travail. L’alarme sonore et visuelle a aussi été déclenché le jour de l’incendie, le 19 juin à 13h56. De la même façon, l’équipe en place a suivi la procédure et a acté le redémarrage possible de l’unité. Une procédure est affichée dans l'unité de dérayage. Cette procédure présente la conduite à tenir en cas d'anomalie de détection d'une étincelle. La procédure est facilement accessible dans l'atelier. Enfin, l'exploitant indique que le fournisseur peut proposer des mesures de sécurité protégeant l'équipement (arrosage de l’intérieur du filtre si détection d'étincelles, en plus de l'extinction dans la gaine de l'air empoussiéré). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant prend toutes les dispositions nécessaires pour prévenir les incidents et accidents susceptibles de concerner les installations. L'exploitant fait des propositions pérennes pour éviter un nouvel incendie sur le filtre. À ce titre, il transmet à l'inspection des installations classées un rapport sur la remise en service du poussier avec des mesures de prévention et de protection de l'équipement contre l'incendie dans un délai n'excédant pas 15 jours.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques accidentels · Prévention des incidents ou accidents

Accidents ou Incidents

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/11/2002, article 1.1

Le déroulé de l’incendie est précisé dans la fiche de notification d’incident : A 14h30: une détonation a été entendue au niveau du filtre « Poussier ». Les évents du filtre se sont ouverts par phénomène de surpression dans l’enceinte de l’équipement. Le responsable maintenance a contacté les secours et a commencé à arroser le filtre pour limiter sa montée en température, en utilisant un RIA. A 15h environ: la police et les pompiers sont arrivés. La procédure d’urgence de l’établissement a été suivie par le responsable maintenance de l’établissement. Enedis, le gestionnaire de réseau gaz et électricité est venus sur site pour s’assurer de la coupure des réseaux. Beaucoup de poussières et fumées sortaient de l'appareil mais les quelques flammes étaient confinées à l'intérieur. Le bâtiment n’a pas été atteint. Vers 18h30: l'incident était clos, les forces d’intervention ont quitté le site. Le poussier est hors service, l’équipement est ouvert et il n’y a plus de matériau filtrant.

Thèmes : Risques accidentels · Généralités

Installation de traitement

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/11/2002, article 3.3

L'exploitant déclare à l’inspecteur que le poussier est un équipement de l’unité de dérayage, permettant de mettre à l’épaisseur les peaux tannées. C’est un filtre qui capte à la source les poussières de cuir issues de 4 machines, les dérayeuses et les ponceuses. Les peaux passent sur des lames, qui sont affûtées en permanence. Cela créé des étincelles qui sont elles aussi captées et dirigées vers le poussier. Le flux d’air empoussiéré traverse d’abord un système de détection d’étincelles puis un système d’extinction des étincelles détectées. Il n’est pas possible de continuer les opérations de dérayage sans cet équipement. Pour l’instant, cette unité est donc à l’arrêt, avec des conséquences sur l’activité des salariés. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant redémarre l'unité de dérayage lorsque le filtre est réparé.

Thèmes : Risques chroniques · conception

Déchets

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/11/2002, article 4.1

L'exploitant déclare que les déchets issus de l’incendie vont être évacués et traités dans des filières spécialisées, lors de l’intervention du fournisseur du filtre pour le remettre en état. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant assure une bonne gestion des déchets issus de l’incendie .À ce titre et dans un délai n'excédant pas 1 mois, il transmet à l'inspection des installations classées les BSD relatifs à ces déchets.

Thèmes : Risques chroniques · cadre legislatif

Prevention des pollutions accidentelles

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/11/2002, article 2.6.1

L'exploitant déclare que les eaux d’extinction se sont dirigées gravitairement vers le caniveau de l’entrée du local maintenance, et sont relevées vers la station d’épuration interne de l’établissement, qui traitent les rejets liés aux opérations de tannage. Les eaux d’extinctions ont été traitées comme les effluents de la tannerie. Ces rejets sont ensuite dirigés vers la station d’épuration de la ville de Millau. Il n'a pas été utilisée de mousse pour l'extinction. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant prend les dispositions nécessaire pour limiter les risques de pollutions accidentelles des eaux. À ce titre et dans un délai n'excédant pas 1 mois, il transmet à l'inspection des installations classées les résultats d’autosurveillance des rejets aqueux des semaines 26 et 27, ainsi qu'une analyse montrant que le fonctionnement de la STEP n'a pas été perturbé.

Thèmes : Risques chroniques · généralités

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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