Installation classée à Amoncourt (70170), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 18 septembre 2025 — 1 point de contrôle avec suites administratives.
Les quantités d’eau pompées dans le milieu sont nettement supérieures aux besoins réels de l’usine : d’une part parce que la pompe de prélèvement fonctionne 365 j / an (avec un régime à peine modulé à la baisse les week-ends, alors que l’usine est globalement à l’arrêt), et d’autre part parce que lorsque l’usine fonctionne le débit d’eau de refroidissement est potentiellement supérieur aux besoins réels des machines. Cela étant, la problématique est plutôt de l’ordre de la rationalité (y compris au plan de la consommation énergétique) ; au plan de la gestion de la ressource en eau en effet, l’eau pompée « en pure perte » est intégralement restituée au milieu avec un risque de dégradation de sa qualité qui paraît quasi inexistant.
3points de contrôle
1avec suites administratives
0susceptibles de suites
2sans suite
Etude technico-économique de réduction de la consommation d'eau
Avec suites administratives
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 02/02/2023, article 1
L’exploitant (qui a remis récemment son ETE) est interrogé sur les actions principales qu’il a engagées en vue de mieux préciser les conditions de l’utilisation d’eau sur son site d’Amoncourt, les résultats déjà obtenus et ceux encore en perspective. Il rappelle tout d’abord que le site d’Amoncourt est moins avancé de ce point de vue, que le site de Port d’Atelier (ce dernier étant desservi par une ressource beaucoup plus limitée en volume). Il précise qu’il a procédé à l’installation d’environ 30 compteurs / débitmètres (dispositifs non intrusifs, posés sur les tuyauteries et mesurant le débit à travers la paroi des tuyauteries)(cf. PHOTOS) pour un montant total d’environ 60 k€ (au départ, il y avait 5 compteurs seulement : 1 pour le secteur décapage, 1 vers les machines à cuivrer, 1 vers la station, 1 vers les lignes de tréfilage sec, 1 vers les lignes de tréfilage humide). Ce nouveau maillage du réseau d’alimentation d’eau de l’usine est considéré par l’exploitant, comme suffisant pour être représentatif du fonctionnement global de l’usine ; ce point n’appelle pas d’observation de la part de l’inspection des ICPE (il n’est pas raisonnable de vouloir équiper chaque filière de tréfilage d’un compteur dédié ; il apparaît cohérent d’équiper chaque catégorie d’installation afin de préciser les consommations typiques par nature d’activité). Ex : au secteur « tréfilage humide », un capteur a été installé sur chaque type de machine, et l’exploitant sait combien il a de machines de chaque type dans l’atelier. Il peut donc opérer une extrapolation précise pour l’ensemble du parc machines, sur la base du résultat rendu par un seul débitmètre. • Le plan de comptage a été mis en service le 21/8. L’exploitant dispose d’un accès à la plate-forme de relève des compteurs ; une démonstration des informations disponibles et de l’interface (avec lequel l’exploitant doit continuer de se familiariser) est faite en salle : les informations délivrées sont nombreuses et précises. Quelques corrections de certains libellés semblent nécessaires sur l’interface / logiciel. Les installations sont visualisées sur le terrain par la suite. Concernant le refroidissement des cabestans (cf. PHOTO) à titre d’exemple, l’exploitant est questionné sur le pilotage du débit d’eau de refroidissement en fonction de la température effective des cabestans. Il répond que la température des cabestans n’est pas suivie, qu’il sait que le débit d’eau de refroidissement est suffisant pour garantir une te
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Thèmes : Risques chroniques · Diagnostic des consommations et ETE de réduction
Généralités sur la consommation d'eau
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/05/2009, article T. 2.4.1
Le site d’Amoncourt utilise une énorme proportion de l’eau prélevée dans le canal de la Lanterne à des fins de refroidissement - en circuit ouvert - des installations (la proportion varie entre 95 et 99,5 % selon les estimations). La station de traitement des eaux industrielles de l’établissement apparaît surdimensionnée aujourd’hui : elle traite environ 50 m³ d’eaux usées (issues des opérations de rinçage, décapage, traitement de surface, et du fonctionnement même de la station) par jour. La station de traitement des eaux usées consomme une (faible) quantité d’eau, principalement pour assurer l’étanchéité des pompes de circulation des eaux à traiter. L’exploitant indique que le sens même de la démarche de réduction du prélèvement d’eau lui échappe un peu, considérant que la ressource est très abondante d’une part, et (surtout) que l’eau est restituée en intégralité (et sans risque, selon lui, de pollution lors de son passage au sein de l’usine) au milieu naturel d’autre part. 6/10 Le canal de la Lanterne constitue en effet, selon l’exploitant, une ressource abondante, contrairement au puits (alimentée par la rivière la Superbe) qui alimente le site (pourtant voisin de qq km seulement) de Port d’Atelier. Ceci explique le fait que le site de Port d’Atelier soit plus « avancé » et plus sobre dans son prélèvement d’eau (récupération des eaux de pluie, présence d’une tour aéroréfrigérante permettant le refroidissement en circuit fermé : l’autorisation de prélèvement du site de Port d’Atelier est de 56 000 m3/an, contre plus de 1 800 000 m3/an pour le site d’Amoncourt), alors que le flux d’eau (essentiellement de refroidissement également, sur le site de Port d’Atelier) y est plus important : en effet, le flux d’eau (globalement de refroidissement) alimentant l’usine d’Amoncourt est de l’ordre de 220 m3/heure, alors que le flux d’eau alimentant l’usine de Port d’Atelier est de l’ordre de 250 m3/heure. La pompe principale qui prélève dans le canal de la Lanterne est alimentée par un courant électrique dont la fréquence est variable (cf. PHOTOS) : 42 Hz (correspondant à un débit de pompage de 250 m³ / heure) en semaine (régime nominal, déjà abaissé (- 16 %), récemment, par rapport au régime moteur initial, calé sur 50 Hz), • 34 Hz (correspondant à un débit de pompage (réduction proportionnelle à la diminution de la fréquence du courant électrique) de 202 m³ / heure) le week-end (NB : les filières de tréfilage sont à l’arrêt le week-end)(régime réduit). • L’exploi
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/05/2009, article T. 2.15.2
Lors de la visite des installations, la zone extérieure de stockage des déchets est visualisée. Elle est correctement matérialisée, le sol (en béton) forme rétention (il n’y a pas, pour permettre les mouvements d’engins de manipulation des contenants, de bordure surélevée sur les côtés ; le sol béton, au niveau du sol environnant, est dirigé en pente douce vers la partie centrale de la zone, dirigeant les écoulements éventuels vers une capacité de rétention localisée sous le niveau du sol, et qui n’a pas été visualisée pendant la visite), le stockage est couvert, mais la zone de stockage appelle deux remarques globales principales : les IBC contenant des déchets dangereux liquides sont effectivement positionnés sur la rétention, mais en cas de sinistre, en situation « dynamique » de ce dernier, des écoulements (par projection, ou simplement déversement dirigé vers l’extérieur de la rétention) très significatifs en dehors de la zone formant rétention restent très probables. D’autant plus que certains IBC sont stockés en extrême bordure, voire « mordent » un peu en dehors de la zone de rétention (cf. PHOTO). • Le sol de la zone de stockage est effectivement couvert par une toiture (en projection verticale ; les débords sont extrêmement réduits), mais en cas de précipitations importantes combinées à un minimum de vent, des quantités non négligeables d’eau de pluie peuvent atteindre la rétention / les IBC (ces derniers étant correctement fermés, la •8/10 possibilité d’atteinte des IBC par de l’eau de pluie n’apparaît cependant pas problématique). En réponse, l’exploitant indique que le stock constaté le jour de l’inspection est plutôt un stock maximal, mais il précise également que la répartition des déchets solides / liquides entre la périphérie et la zone plus centrale de la zone de stockage pourrait être reconsidérée (afin que les déchets liquides soient placés en position plus centrale, et que la zone périphérique soit plutôt dévolue aux déchets solides / pâteux). L’exploitant précise également que la partie de la zone de stockage (située sous le niveau du sol) recueillant les éventuels écoulements, est vidangée une fois par an. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant est invité à optimiser la répartition des différentes natures de déchets au sein de la zone de stockage, afin de diminuer encore le risque de pollution accidentelle en cas de sinistre. Une amélioration non négligeable semble possible sans agir sur l’infrastructu
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
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Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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