Inspections ICPE

CONTINENTAL BITUMEN FRANCE

Installation classée à Blaye (33390), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 30 juin 2026 — 2 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0005200458
CommuneBlaye (33390)
DépartementGironde
RégimeAutorisation
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDnon
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL NA
Inspections listées6 depuis 4 octobre 2022
SIRET44917646000011

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

L'inspection du 30 juin 2026 a permis de constater que l'exploitant a mis en place les actions correctives qui permettent de considérer qu'il s'est acquitté de l'ensemble de ses obligations rappelées dans l’arrêté préfectoral de mise en demeure (APMD) du 8 avril 2022. Le plan d'opération interne (POI) a été testé lors d’un exercice avec le SDIS ayant confirmé le bon fonctionnement du dispositif d’alerte et de gestion de crise, tout en mettant en évidence des axes d’amélioration. Les points vérifiés lors de l’inspection au titre de l’arrêté préfectoral complémentaire du 6 octobre 2025 sont globalement respectés, notamment en matière de moyens incendie. Des dépassements sont constatés au niveau du collecteur aval dépôt/entreprise pour les hydrocarbures totaux, la DCO et la DBO5 nécessitant des investigations complémentaires. La télédéclaration GIDAF doit être régularisée.

9points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
7sans suite

Autosurveillance

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 06/10/2025, article 6.3

Les résultats de la campagne de surveillance réalisée le 13 avril 2026 montrent que les rejets du séparateur à hydrocarbures n°3 respectent les valeurs limites d'émission fixées par l'arrêté préfectoral du 6 octobre 2025 supra. En revanche, les analyses réalisées au niveau du collecteur aval dépôt/entreprise mettent en évidence des concentrations de 18 mg/l en hydrocarbures totaux, 380 mg/l en DCO et 151 mg/l en DBO5, supérieures aux valeurs fixées ci-dessus. Les analyses mettent également en évidence des concentrations significatives en HAP et en BTEX au niveau de ce collecteur, nettement supérieures à celles mesurées au niveau du séparateur n°3. Bien qu'aucune valeur limite d'émission ne soit fixée pour ces paramètres, ces résultats constituent un élément utile pour la recherche de l'origine des concentrations observées au sein du réseau de collecte des eaux pluviales. Par ailleurs, le site fait l'objet d'un suivi environnemental semestriel des eaux souterraines mettant en évidence la persistance d'impacts historiques en hydrocarbures sur certains secteurs du site. Une phase flottante d'hydrocarbures est notamment observée de manière récurrente au droit du piézomètre PZ4 depuis plusieurs années. L'exploitant a indiqué avoir, courant 2024-2025, réorganisé le réseau de collecte et de traitement des eaux pluviales, avec notamment la mise en place de 5 nouveaux séparateurs à hydrocarbures en amont du collecteur aval dépôt/entreprise. Il envisage la réalisation de contrôles complémentaires au droit de ces équipements afin de mieux caractériser l'origine des concentrations observées. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant informera l'inspection des suites données aux investigations qu'il envisage de réaliser sur le réseau de collecte et de traitement des eaux pluviales afin de préciser l'origine des dépassements observés au niveau du collecteur aval dépôt/entreprise lors de la campagne du 13 avril 2026. Il précisera, le cas échéant, les mesures mises en œuvre ou envisagées pour améliorer la qualité des rejets.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques chroniques · valeurs limites

Autosurveillance

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 06/10/2025, article 6.4.3

L’exploitant ne procède pas à la télédéclaration de ses résultats d’analyses via GIDAF. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant procède à la déclaration des résultats de l’autosurveillance via GIDAF. 12/12

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Communication des résultats – GIDAF -

Récolement

Sans suite administrative

Référence contrôlée : AP de Mise en Demeure du 08/04/2022, article 1

Par arrêté préfectoral de mise en demeure du 8 avril 2022, la société Continental Bitumen a été mise en demeure de respecter les dispositions des articles 6.4, 3.4.1, 3.4.2, 27.3, 28.2.7, 30.2 et 28.2.9.1 de l'arrêté préfectoral du 12 janvier 2006 ainsi que l'article 21 de l'arrêté ministériel du 4 octobre 2010. Les constats réalisés lors des inspections des 4 octobre 2022 et 21 février 2024 ont permis de solder les points suivants: - lors de l'inspection du 4 octobre 2022 : articles 6.4, 3.4.1, 3.4.2 et 28.2.7 ; - lors de l'inspection du 21 février 2024 : article 28.2.9.1 de l'arrêté préfectoral du 12 janvier 2006 et article 21 de l'arrêté ministériel du 4 octobre 2010. Point restant à solder : article 30.2 de l'arrêté préfectoral du 12 janvier 2006. Ce point fait l'objet de la fiche de constat ci-après.

Thèmes : Risques accidentels · conformité

Récolement

Sans suite administrative

Référence contrôlée : AP de Mise en Demeure du 08/04/2022, article 1

Lors de l'inspection, l'exploitant a présenté la dernière version de son plan d'opération interne (POI), du mois d'avril 2026. L’exploitant a indiqué avoir réalisé, le 2 avril 2026, un exercice POI en lien avec le SDIS afin de tester l’organisation de la réponse à une situation accidentelle. D’après le compte rendu d’exercice du 1er juin 2026, cet exercice a permis de confirmer le bon fonctionnement du schéma d’alerte ainsi que l’efficacité de la cellule de crise. Il a toutefois mis en évidence plusieurs axes d’amélioration, notamment en matière de connaissance du POI, des consignes d’intervention, des moyens de secours et de la communication interne. Le retour d’expérience met également en évidence plusieurs points positifs, parmi lesquels la cohérence du POI avec les contraintes du site, la bonne maîtrise du risque industriel par le chef de site, l’efficacité de la cellule de crise ainsi que le caractère particulièrement formateur de l’exercice mené avec plusieurs services du SDIS. Les actions réalisées permettent de solder les précédents constats de l’inspection sur ce point et de lever l'APMD du 8 avril 2022 consacré à cet item. Cet APMD est désormais levé.

Proposition de l'inspection : Levée de mise en demeure

Thèmes : Risques accidentels · conformité

Moyens de lutte incendie – émulseur

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 12/01/2006, article 28.2.3

Les dispositions de l’arrêté préfectoral du 12 janvier 2006 ayant été abrogées et remplacées par celles de l’arrêté préfectoral du 6 octobre 2025, ce point est désormais examiné au regard des prescriptions du nouvel arrêté relatives aux moyens de lutte contre l’incendie (point de contrôle n°7).7/12 Lors des inspections des 21 février et 29 avril 2024, l’exploitant s’était engagé à installer deux injecteurs-proportionneurs recommandés par le SDIS. Lors de la présente inspection, l’inspection des installations classées (IIC) a constaté la présence de ces équipements sur le site. Toutefois, l’exploitant a indiqué que, compte tenu de l’évolution des moyens de lutte contre l’incendie du site, ces dispositifs ne sont désormais plus adaptés. Sur ce dernier point, il appartient à l’exploitant de s’assurer, en lien avec le SDIS, de se prononcer sur la pertinence du maintien de ces équipements.

Thèmes : Risques accidentels · Moyens de lutte incendie – émulseur

Equipements abandonnés

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 12/01/2006, article 22

Lors de la précédente inspection, il avait été demandé à l’exploitant de procéder à l’élimination d’une cuve non utilisée ayant précédemment contenu des huiles et située à proximité de la réserve d’eau d’extinction, dès lors qu’aucune réutilisation n’était envisagée. Lors de la présente inspection, l’exploitant a justifié de l’évacuation de la cuve précitée le 22 mai 2024 par la société Derichebourg.

Thèmes : Risques chroniques · Equipements abandonnés

Nature des installations

Sans suite administrative

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 06/10/2025, article 3.2

8/12 Lors de l’inspection, il a été constaté la présence de quatre réservoirs aériens de bitume pur d’une capacité unitaire de 2 000 m³. Les deux réservoirs complémentaires, objet du porter à connaissance du 27 octobre 2023, ne sont à ce jour pas mis en œuvre et l’exploitant n’est pas en mesure de préciser le calendrier de réalisation du projet. Il a aussi été constaté la présence de quatre postes de chargement ainsi que de deux unités de traitement des effluents gazeux(réservoirs et postes de chargement).

Thèmes : Risques accidentels · conformité

Règles de gestion des rétentions et stockages associés

Sans suite administrative

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 06/10/2025, article 8.1

Lors de l’inspection, il a été constaté la disponibilité du volume de rétention associé aux quatre réservoirs de bitume. Aucune non-conformité n’a été relevée. La cuvette de rétention était vide, propre et exempte d’encombrement susceptible de réduire son volume utile. La vidange du dispositif est assurée par une pompe de relevage à fonctionnement manuel avec arrêt automatique lorsque la cuvette est vide, permettant de maintenir en permanence le volume de rétention disponible. Aucun élément observé ne remet en cause l’intégrité de la rétention ni sa capacité à assurer sa fonction.9/12

Thèmes : Risques accidentels · conformité

Moyens de lutte contre l'incendie

Sans suite administrative

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 06/10/2025, article 9.4

Lors de la visite terrain l'inspection a pu relever la présence d'une cuve aérienne double enveloppe de 5 m³ d'émulseur à 3 %, d'une réserve d'eau incendie de 380 m³ ainsi que des trois colonnes sèches prévues. Les rideaux d'eaux implantés entre le poste de chargement des camions de bitume et la pomperie bitume, ainsi qu'entre la chaufferie gaz et la pomperie bitume, ont été constatés en place. Leur réception a été réalisée le 14 janvier 2026. Lors de l'inspection, un essai de fonctionnement des deux rideaux d'eau a été réalisé avec succès. Le rideau d'eau prévu entre la chaufferie gaz et les cuves de bitume RB05 et RB06 n'a pas été constaté. Toutefois, comme indiqué précédemment dans le présent rapport, ces deux cuves, objet du porter à connaissance du 27 octobre 2023, n'ont pas été réalisées. Le site dispose de 38 extincteurs répartis sur l'ensemble des installations. L'exploitant a présenté une convention datée du 12 janvier 2022 conclue avec la société IN VIVO permettant, en cas de besoin, l'utilisation de son installation de pompage d'eau de la Garonne. Cette convention ne précise pas de durée de validité ; l'exploitant indique toutefois s'assurer de sa reconduction tacite. L'inspection a consulté le dernier rapport de vérification des extincteurs et des blocs autonomes d'éclairage de sécurité (BAES) daté du 10 septembre 2025. Ce rapport conclut au bon état de fonctionnement des équipements contrôlés.

Thèmes : Risques accidentels · conformité

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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