Inspections ICPE

LIDL SNC

Installation classée à Cestas (33610), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 9 juillet 2026 — 7 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0003100108
CommuneCestas (33610)
DépartementGironde
RégimeAutorisation
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDnon
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL NA
Inspections listées3 depuis 9 avril 2024
SIRET34326262204901

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

La présente inspection a identifiée quelques non-conformités aux prescriptions de l'arrêté préfectoral du 6 février 2025, concernant notamment le stockage des alcools de bouche, la traçabilité des déchets entrants et le Plan de Défense Incendie (PDI) qu'il convient de mettre à jour. Par ailleurs, d'autres actions correctives et justificatifs sont demandées à l'exploitant et détaillées dans le présent rapport.

7points de contrôle
7avec suites administratives
0susceptibles de suites
0sans suite

Installations autorisées

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 06/02/2025, article 1.2

Les modifications du site ayant entrainé la création de nouvelles rubriques sous le régime de la déclaration (1436, 2718, 2663-2, 2925-2, 4440, 4741, 4801), dont certaines participant à la règle des cumuls Seveso3, l'inspection des installations classées a fait le point sur l'état des matières stockées. L’exploitant a présenté son état des stocks, disponible via une application interne nommée SSPD (suivi des stocks des produits dangereux) alimentée par une autre application permettant à l'équipe de logistique de renseigner les stocks entrant et sortant au fur et à mesure de la journée. L’inspection des installations classées a pu constater que les tonnages / volumes limites de chaque rubrique autorisée ou déclarée étaient respectés sur l’extraction de l'état des matières stockées présentée. Le positionnement Seveso par application de la règle des cumuls a également été présenté par l’exploitant. Les ratios calculés étaient nettement inférieurs à 1. Toutefois, il a été relevé que celui- ci est établi sur la base des rubriques ICPE, et non sur la base des mentions de dangers des produits indiquées dans leurs fiche de données de sécurité (FDS), ce qui peut s'avérer minorant.7/16 produits indiquées dans leurs fiche de données de sécurité (FDS), ce qui peut s'avérer minorant. Au jour de l'inspection, le logiciel ne disposait pas d'alertes programmées, ni pour les tonnages / volumes seuils des matières stockées, ni pour le cumul Seveso. L’exploitant a indiqué que ces alertes étaient en cours de paramétrage. En attendant, le respect des seuils est vérifié par les responsables sécurité quotidiennement. Durant la visite du site, plusieurs références de produit ont été relevées. Une de ces références n’a pas été retrouvée dans l'état des stocks présenté. Concernant les alcools de bouche, ces derniers doivent être stockés dans une cellule dédiée (3-4). Sur l’extraction de l'état des stocks présentée, il a été relevé des références d’alcool de bouche se trouvant en dehors des zones autorisées pour ce type de produit. Ce point constitue une non- conformité. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Sous un délai d'un mois, l’exploitant prend les dispositions pour stocker les alcools de bouche dans la cellules dédiée et justifie du respect des conditions de stockage autorisées pour l'ensemble des matières dangereuses. L’exploitant revoie sa méthode de positionnement vis-à-vis de la règle des cumuls Seveso 3, sur la base des mentions de danger de chaque p

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques accidentels · État des stocks

Stockages extérieurs

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 06/02/2025, article 4.1

8/16 L’inspection des installations classées a pu constater sur site que les stockages extérieurs étaient bien à l’emplacement prévu par le plan joint à l’arrêté préfectoral complémentaire susvisé, délimité par un marquage au sol et permettant la préservation de l’accessibilité de la voie engins pour les pompiers. Néanmoins, il a été constaté un stock de palettes bois placé sur la zone des TKT. L’exploitant a indiqué avoir eu recours à cette organisation à cause d’un sur-stock de palettes bois. Il a été rappelé à l'exploitant que les palettes bois ne peuvent pas être stockées sur cette zone. Les poteaux incendies à proximité des stockages extérieures sont libre d’accès et un marquage au sol est présent pour l’aire de mise en aspiration de ces poteaux. L’inspection des installations classées a constaté que le plan de défense incendie (PDI) ne contenait pas de mesure organisationnelle pour empêcher la propagation d’un incendie entre la cellule 8 et la zone de stockage extérieure, comme prescrit par l'arrêté complémentaire précité. L’exploitant a indiqué que ce point était en cours de formalisation. Par ailleurs, les plans contenus dans le PDI ne prenaient pas en compte les stockages extérieurs. Le PDI doit donc être mis à jour en ce sens. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant prend les dispositions nécessaires pour respecter les conditions de stockage extérieur, notamment celui des palettes bois constatées dans la zone dédiée aux caisses TKT. Par ailleurs, l’exploitant met à jour le PDI du site afin notamment d'intégrer les mesures organisationnelles pour empêcher la propagation d’un incendie de la cellule 8 vers les stockages extérieurs via le stationnement des véhicules et de mettre à jour le plan des stockage extérieur. Le PDI actualisé est transmis au SDIS de la Gironde et à l’inspection des installations classées.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques accidentels · Caractéristiques des stockages

Transit de déchets

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 06/02/2025, article 4.2.1

L’inspection des installation classées a constaté que les volumes enregistrés dans l’application interne de suivi des déchets (même application que pour l’état des stocks) sont les volumes maximum relatifs aux différentes rubriques ICPE concernées par les déchets. L'exploitant n'enregistre pas en temps réel les flux de déchets réceptionnés. Seule la disponibilité des capacités de stockage matérialisées dans la cellule 8 sert d'indicateur aux quantités maximales admissibles. En effet, sur site, l'inspection des installations classées a relevé les marquages aux sols dans la cellule dédiée aux stockage des déchets, notamment pour les emplacements des balles papiers, plastiques, caisses TKT et piles. L'exploitant a présenté les feuilles de route remplies lors des tournées par les transporteurs qui renseignent les quantités de déchets récupérés en magasin (ex : nombre de balles de cartons). L’exploitant a indiqué que ces données ne font pas l'objet d'un enregistrement formel et ne sont pas systématiques. Par ailleurs, quelques erreurs ont été relevées dans l'application interne: les quantités décrites de certaines rubriques étaient indiquées en nombre et non en masse comme prévu par le code déchet associé. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant met en place une traçabilité du transit de déchets sur son site. L'exploitant corrige les erreurs relevées dans l'application interne de suivi des déchets.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Exploitation des installations de transit de déchets

Déchets produits

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 06/02/2025, article 4.2.2

L'exploitant a présenté son registre mensuel de suivi des déchets produits. Ce registre liste l'ensemble des enlèvements de déchets du site, ces derniers étant produits par l'entrepôt mais aussi retournés par les magasins. L'inspection a pu vérifier les codes déchets renseignées ainsi que les quantités associées. Par exemple pour le code déchet 15 01 01 (Emballages en papier/carton), 690 tonnes ont été enlevées sur le mois de février 2026 pour un maximum de 8500 tonnes autorisées. En revanche, des déchets palette bois ont été identifiés dans le registre mais sans code déchet associé (20 01 38 dans l'APC). Aussi, ni les piles (code déchet 16 06 04), ni les boues du séparateur d'hydrocarbures (code déchet 13 05 02*) n'étaient tracés dans le registre. L'exploitant a indiqué que ces éléments étaient probablement tracés dans le logiciel Trackdéchet, sans pouvoir le confirmer le jour de l'inspection. L'inspection a constaté que les bilans requis par l'arrêté préfectoral suscité n'étaient pas établis, ce qui constitue une non-conformité. Il est à noter que la déclaration GEREP de l'établissement a été activée afin qu'il puisse procéder à sa déclaration annuelle des déchets en se connectant à l'adresse suivante : https://monaiot.developpement-durable.gouv.fr/page/connexion-gerep. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant établi le bilan annueldes déchets produits sur le site et des déchets en provenance des magasins de l’enseignerequis pour l'année 2025 et le transmet à l'inspection des installations classées. L'exploitant transmet les derniers bordereaux de suivi de déchets (BSD) relatif aux boues du séparateur d'hydrocarbures et des piles. L'exploitant justifie des modalités de suivi des déchets dangereux via Trackdéchets.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Registre des déchets produits

Surveillance et astreinte

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 06/02/2025, article 7

L’exploitant a présenté son Plan de Défense Incendie (PDI) datant de juin 2025. Le site dispose d’un gardiennage permanent. Il a été relevé que l'agent de sécurité ne dispose pas d'accès à l’application de l’état des stocks par mesure de sécurité interne. En période d’astreinte (du samedi 21h au dimanche 21h), l’état des stocks est extrait en version papier le samedi soir et mis à disposition dans la pochette d’astreinte du cadre d'astreinte. Il a été noté que l’application SSPD évoquée au point de contrôle n°1 est accessible en dehors du site sur téléphone ou tablette et les données sont actualisées deux fois par jour (à 13h et à 2h). L’astreinte est assurée par les encadrants du site pouvant se rendre sur site en moins de 30 minutes selon l'exploitant. Néanmoins l’organisation du PDI, y compris en période non ouvrée, n’a pas été testée. L'inspection a constaté que les seuls exercices menés sont des exercices d'évacuation du personnel. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant met à jour le PDI du site, pour intégrer les modalités d'organisation et de sollicitation des encadrants d'astreinte, en particulier par le gardien hors heures ouvrées. L’exploitant programme un exercice permettant de tester l’organisation du PDI et communique la date retenue à l'inspection des installations classées. Il transmettra le rapport de celui-ci dès que possible.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques accidentels · Organisation de la surveillance

Formation du personnel

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 14/06/2019, article 6

L'exploitant a indiqué que la formation de première intervention est programmée pour tous les salariés à leur arrivée dans l’entreprise, puis une session de formation périodique pour recyclage est organisée tous les deux ans et suivi par le service RH. Le jour de l’inspection, l’exploitant n’a pas été en mesure de donner la dernière date de recyclage. La formation de seconde intervention est suivie par le personnel encadrant. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant transmet à l'inspection des installations classées le bilan des formations des salariés pour la première et la seconde intervention.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques accidentels · Organisation du personnel en cas d’incendie

Conformité au dossier

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 06/02/2025, article 2

Parmi les recommandations du SDIS de 2024, l'indisponibilité du poteau incendie n°553 était soulignée. L’exploitant a présenté le contrôle du débit des poteaux incendie réalisé le 3 avril 2026 par un bureau d’études agréé. Le rapport fait état du bon fonctionnement du poteau incendie n°553. Il a été noté que la pression mesurée à chaque poteau était supérieure à 7 bars. Or, selon les recommandations du SDIS, il est indiqué que lors de l'utilisation de poteaux d'incendie privés, la pression ne doit pas être supérieure à 7 bars. Il est recommandé à l’exploitant de faire le point avec le SDIS sur ce sujet afin de trouver des solutions adaptées. Par ailleurs, l'exploitant a indiqué qu'un test de débit en simultané est prévu fin juillet 2026. En ce qui concerne les recommandations pour les batteries au lithium, il a été relevé sur site que l’exploitant n’a pas de solution pour l’immersion des batteries en cas d’emballement. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant justifie de la prise en compte des recommandations du SDIS, notamment en ce qui concerne la pression individuelle des poteaux et la gestion des batteries lithium. Par ailleurs, l’exploitant transmet le rapport du test de débit simultané prévu fin juillet 2026.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques accidentels · Recommendations du SDIS

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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