Installation classée à Albert (80300), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 16 mars 2026 — 3 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0100000378
Commune
Albert (80300)
Département
Somme
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
oui
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL HdF
Inspections listées
2 depuis 3 février 2025
SIRET
85239902100025
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 2781Installations de méthanisation de déchets non dangereux
Des justificatifs de conformité et des actions correctives ont été demandés à l'exploitant sous 2 mois. L’inspection des installations classées est en attente d’un retour de sa part. Dans l’hypothèse où les justificatifs ne seraient pas fournis dans le délai imparti, un projet d’arrêté de mise en demeure sera proposé à Monsieur le Préfet.
11points de contrôle
3avec suites administratives
0susceptibles de suites
8sans suite
Valeurs limites des concentrations des rejets atmosphériques
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/07/2022, article 3.2.3
Le contrôle des émissions du conduit n°1 (chaudière) n’a pas encore été réalisé. Il est prévu pour décembre 2026. Le contrôle des émissions du conduit n’°2 (épurateur) est réalisé en interne pour les paramètres CH4, et H2S de manière hebdomadaire. Après analyse des résultats transmis par l'exploitant, l'inspection a relevé que: la teneur en O2 mesurée n'est pas à 3% mais plutôt à environ 15%;• le paramètre H2S est mesurée en ppm et non en mg/Nm3 pour la concentration;• le paramètre NH3 n’est pas suivi.• Aucun résultat sur les flux n'est présenté.• Il est à noter que les odeurs ont été mesurées dans le cadre de l’« étude odeur », les résultats suivants ont été relevés pour l’épurateur biogaz (2 rejets) : Concentration d’odeur <50 (uoE/m³), Débit 1442 × 2 (m³ h à 20 °C et flux d’odeur = 72 100 × 2 (uoE/h). Le rapport conclut sur le fait que « le résultat de la mesure met en exergue que la concentration d’odeur et le débit d’odeur respecte les prescriptions de l’arrêté préfectoral. » Le suivi des émissions issues du conduit n°3 (torchère) n’est pas réalisé. L'exploitant a précisé avoir pris contact avec un prestataire qui a refusé de réaliser des mesures au vu de la configuration de la torchère pouvant engendrer un danger de brûlure. En effet, la torchère est de type flamme cachée et aucun conduit n'est présent sur celle-ci. Ainsi, afin de pouvoir contrôler les rejets de la torchère, l'article 3.2.3 de l'arrêté préfectoral d'autorisation va être modifié afin de laisser la possibilité à l'exploitant, de justifier qu'il respecte les valeurs d'émissions, par méthode calculatoire en fonction notamment de la composition du biogaz brûlé et du débit. Un projet d'arrêté préfectoral complémentaire est joint en ce sens. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'autosurveillance des émissions atmosphériques issues de l'épurateur est à réaliser par un organisme agréé conformément à l'article 10.2.1 de l'arrêté préfectoral d'autorisation du 20/07/2022. L'exploitant transmettra les rapports d'analyses à l'inspection des installations classées sous 2 mois.9/16 Concernant les émissions issues de la torchère, une estimation de la concentration et du flux de CO par méthode calculatoire en fonction de la composition du biogaz brûlé, du débit et d’autres paramètres pertinents, est à réaliser et à transmettre à l'inspection des installations classées sous 2 mois.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Thèmes : Risques chroniques · Valeurs limites des concentrations des rejets atmosphériques
Enregistrement lors de l'admission
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/07/2022, article 9.1.1.3
Le registre (depuis le 01/01/2026 jusqu’à la date de la visite) a été présenté. Il ne comprend pas l’ensemble des éléments réglementaires, notamment l’adresse de l’expéditeur et du transporteur. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Le registre d'admission comportant l'adresse de l'expéditeur et du transporteur sera transmis à l'inspection des installations classées sous 2 mois.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Prévention de la pollution de l'eau et pollutions accidentelles, rétention
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/07/2022, article 9.3
Le site est équipé d’une sonde de température pour le tas de céréales à l’intérieur du bâtiment. Le relevé des températures n’est pas formalisé. Aucun suivi de températures n’est réalisé sur les stockages d’intrants solides à l’extérieur. L’exploitant estime qu’il n’y a pas de risque d’auto-échauffement. Le rapport justifiant de la perméabilité de la rétention a été présenté. 5 essais ont été réalisés sur la zone de rétention, ils présentent tous une perméabilité inférieure à 10-7 m/s. La capacité de rétention est bien de 12 100 m³ (cf constats au point de contrôle n° 5). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant justifiera de la mise en place d’un suivi des températures des stockages d’intrants solides sous 2 mois. Une procédure détaillant, notamment le procédé et les conditions de relevé selon les types de stockages et les conditions climatiques sera écrite et transmise à l’inspection des installations classées sous le même délai.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/07/2022, article 3.1.3
Une étude odeurs a été réalisée sur site le 04/03/2026. L’exploitant a indiqué lors de la visite que : les odeurs étaient particulièrement fortes le jour des mesures de l'étude odeurs, car il était en train d'ouvrir un tas d’ensilage qui avait été stocké sur site avant la mise en service de l’installation; • la durée de stockage de cette matière était exceptionnelle et pas en cohérence avec les durées des stockages de matières entrantes actuelles. • Le rapport d’études de la qualité de l’air (étude odeurs) a été présenté à l’inspection des installations classées, il comprend : une modélisation de l’impact olfactif via une campagne de mesures des odeurs et une modélisation de la dispersion atmosphérique; • une cartographie des odeurs via un jury de nez.• Celui-ci conclut sur le fait que : la cartographie olfactive réalisée autour du site a mis en évidence la présence d’odeurs attribuées à l’ensilage sur plusieurs points d’observation situés dans l’environnement proche de l’installation; • les odeurs d’ensilage ont été perçues à une distance d’environ 840m avec une intensité faible; • lors du passage du matin, des odeurs ont été perçues sur huit points d’observation. Les odeurs du site ont été perçues avec une intensité très forte à 10m du site, avec une intensité forte à 441m du site et une intensité faible à une distance de 800m des limites du site; • lors du passage de l’après-midi, des odeurs ont été détectées sur cinq points, avec des intensités comprises entre faibles et fortes. Les odeurs du site ont été perçues avec une intensité faible à une distance de 800 m des limites de site et une intensité forte à 657 m du site. Aucune odeur qualifiée de très forte n’a été perçue au cours de la campagne de mesure de l’après-midi; • ces odeurs ont été qualifiées de désagréables à très désagréables en fonction de la distance au site : les odeurs très désagréables ayant été perçues à une distance maximale de 10 m; • les résultats sont conformes à l'article 3.2.4 de l'arrêté préfectoral du 20/07/2022 (cf : constats au point de contrôle n°2). • Les dispositions nécessaires prises pour que l’établissement ne soit pas à l’origine de gaz odorants sont les suivantes : l’exploitant a indiqué que les matières potentiellement odorantes sont livrées par camion benne bâchés ou citerne. Aucune livraison n’a été réalisée pendant de la visite ; • le lisier est stocké dans une préfosse ;•6/16 les matières entrantes sont stockées dans des silos couverts par une couverture végéta
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/07/2022, article 3.2.4
La campagne de mesures olfactométriques et la caractérisation de l’impact olfactif par modélisation de la dispersion des odeurs (impact olfactif des rejets canalisés de l’épurateur biogaz) a été réalisée le 4 mars 2026. Le rapport a été présenté à l’inspection des installations classées. Il conclut sur le fait que « les résultats de modélisation montrent que les concentrations d’odeur au niveau des riverains et des établissements recevant du public, situés dans le domaine d’étude restent très faibles. Les percentiles 98 calculés sont significativement inférieures (plus de 50 fois) à l’objectif de qualité défini à l’article 3.2.4 de l’arrêté préfectoral, qui prévoit que la concentration d’odeur imputable à l’installation ne doit pas dépasser 5 uoE/m³ plus de 175 heures par an au niveau des zones d’occupation humaine situées dans un rayon de 250 mètres autour du site. »
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/07/2022, article 8.4.1.V
Le plan de récolement du site du dossier des ouvrages exécutés (DOE) a été présenté. Le volume total du bassin étanche est de 1800 m3 avec une surverse pour assurer un volume de confinement de 1200 m3. La vanne d'isolement est en position fermée par défaut. Elle est actionnable depuis le téléphone portable du responsable de site. Le volume de la rétention complémentaire est de 12 100 m³. Il est également précisé sur le plan de récolement du DOE.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/07/2022, article 8.5.1
3 personnes travaillent sur le site. Du lundi au vendredi, c’est le responsable de site qui est en charge de la surveillance du site. Pour les week-ends, une astreinte par roulement est organisée entre les 3 personnes travaillant sur le site. Un téléphone d’astreinte est en place avec en second rideau celui du responsable de site. Les personnes référentes habitent toutes à moins de 15 km, soit à moins de 30 min du site. Le site est clôturé avec portail et dispose de caméras avec détection.
Nature et origine des matières et déchets interdits
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/07/2022, article 9.1.1.1
Lors de la visite, le registre des admissions depuis le 01/01/2026 a été présenté. Les codes déchets répertoriés sur celui-ci sont bien autorisés. L’exploitant a déposé un porter à connaissance à la préfecture le 20/05/2025 afin de diversifier ses intrants et faire évoluer l’origine géographiques de ceux-ci. Diversification des intrants : L’exploitant souhaite ajouter les codes déchets suivants : • 02 02: déchets provenant de la préparation et de la transformation de la viande, des poissons et autres aliments d'origine animale 02 02 03: matières impropres à la consommation ou à la transformation 02 02 99: déchets non spécifiés ailleurs • 02 03:déchets provenant de la préparation et de la transformation des fruits, des légumes, des céréales, des huiles alimentaires, du cacao, du café, du thé et du tabac, de la production de conserves, de la production de levures et d'extraits de levures, de la préparation et de la fermentation de mélasses 02 03 05: boues provenant du traitement in situ des effluents 02 03 99: déchets non spécifiés ailleurs • 02 05: déchets provenant de l'industrie des produits laitiers 02 05 01: matières impropres à la consommation ou à la transformation 02 05 02: boues provenant du traitement in situ des effluents • 16 07: déchets provenant du nettoyage de cuves et fûts de stockage et de transport (sauf chapitres 05 et 13) 16 07 99: déchets non spécifiés ailleurs Avis de l’inspection des installations classées :12/16 Les codes déchets commençant par « 02 » proviennent selon la nomenclature déchets, de l’agriculture, de l’horticulture, de l’aquaculture, de la sylviculture, de la chasse et de la pêche ainsi que de la préparation et de la transformation des aliments, ce qui est cohérent avec l’activité de méthanisation. Les différents codes déchets demandés commençant par « 02 » sont admissibles et sont repris dans le projet d’arrêté préfectoral complémentaire joint en annexe du présent rapport. Concernant le code déchets commençant par « 16 07 99 » : déchets provenant du nettoyage de cuves et fûts de stockage et de transport (sauf chapitres 05 et 13) est considéré comme un déchet pouvant être admis sur le site, il sera toutefois précisé dans le projet d’arrêté préfectoral complémentaire joint en annexe que seuls les résidus de station de lavages de citernes alimentaires sont acceptés. L’article 9.1.1.1. est modifié en ce sens. Évolution de l’origine géographique des intrants : Actuellement, les déchets et matières organiques, provenant princ
Thèmes : Risques chroniques · Nature et origine des matières et déchets interdits
Méthanisation de sous-produits animaux de catégorie 2
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/07/2022, article 9.5
L'exploitant n'est autorisé à recevoir que des sous-produits animaux de catégorie 2, or dans le porter à connaissance déposé le 20/05/2025, des sous produits-animaux de catégorie 3 y sont décrits. A noter que ceux-ci présentent un faible risque sanitaire pour la santé animale ou la santé publique (moindre par rapport aux sous-produits animaux de catégorie 2). De plus lors de la visite, le justificatif d’agrément provisoire a été présenté, il est daté du 07/07/2025. Il inclut les sous-produits animaux suivants : matières de catégorie 2, dont :• le lisier, le guano non minéralisé et le contenu de l’appareil digestif ;◦ les sous-produits animaux autre que les matières de catégorie 1 ou 3 : le frass d’insectes préalablement hygiénisé. ◦ Matières de catégorie 3, dont :• le lait et les produits à base de lait, ainsi que les soupes de biodéchets préalablement hygiénisés ; ◦ les croquettes.◦ L’exploitant est dans l’attente de l’agrément définitif qui devrait intervenir courant 2026. Avis de l’inspection des installations classées : Les sous produits-animaux de catégorie 3 listé précédemment ont été autorisé provisoirement par le service compétent. L'inspection propose donc de modifier l'article 9.5 en ce sens.
Thèmes : Risques chroniques · Méthanisation de sous-produits animaux de catégorie 2
Détection (épurateur biogaz)
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/07/2022, article 9.8.4
Le local épurateur est équipé d’un détecteur de CH4 et d’un détecteur H2S. Ils ont été vérifiés le 25/02/2026. Le rapport de vérification a été présenté et les capteurs sont en bon état de fonctionnement.16/16
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
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