Suite à l'évolution de l'usine sidérurgique de Dunkerque qui fournit le site en gaz sidérurgiques, à l'évolution des prix relatifs de l'électricité et du gaz naturel et à la mise en service de centrales à cycle combiné à meilleur rendement énergétique, le site ne fonctionne plus dans les conditions pour lesquelles les équipements ont été optimisés. Le mode de fonctionnement cycle combiné tend à devenir anecdotique alors que le fonctionnement chaudière seule devient la norme. De ce fait des phases de fonctionnement "exceptionnelles", deviennent de plus en plus fréquentes (notamment arrêt et démarrage des chaudières pour manque de gaz de haut fourneau). Afin d'éviter les phases de démarrage/arrêt qui génèrent des émissions polluantes importantes il est possible de faire fonctionner les chaudières temporairement au gaz naturel (ce fonctionnement provoque également une hausse des émissions polluantes mais potentiellement moindre qu'une phase complète d’arrêt/démarrage). Cependant la réglementation applicable au site n'encadre pas spécifiquement ces phases de fonctionnement (car celles-ci n'étaient initialement pas censées exister). Il est demandé à l'exploitant de fournir des information complémentaire sur le fonctionnement et les émissions de la centrale dans les différents modes de fonctionnement normaux et anormaux pour pouvoir faire évoluer les prescriptions réglementaires applicables au site, afin qu'elles favorisent les pratiques les moins polluantes.
4points de contrôle
0avec suites administratives
0susceptibles de suites
4sans suite
Définition périodes OTNOC
Sans suite administrative
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 18/10/2021, article 2.1.3
La centrale électrique DK6 est une centrale thermique à flamme de type cycle combiné (gaz naturel) avec chaudière de post combustion à gaz sidérurgique.5/12 Lors sa conception, la centrale poursuivait un double objectif : valoriser l’excès de gaz sidérurgiques produits par l'usine sidérurgique ArcelorMittal de Dunkerque et produire de l'énergie électrique par exploitation de turbines gaz en cycle combiné. Le fonctionnement normal de l’installation prévu à la conception était donc (pour chacune des deux tranches) le fonctionnement d'une turbine à gaz naturel (TAG) dont les gaz d'échappement seraient utilisés comme comburant dans une chaudière brûlant des gaz sidérurgiques pour produire de la vapeur alimentant une turbine à vapeur générant de l'électricité (TV). L’installation est en mesure de fonctionner en turbine gaz seule ou en chaudière seule, initialement pour faire face à l'indisponibilité temporaire ( phase de démarrage ou maintenance) de l'autre équipement. Cependant, de par sa conception hybride cycle combiné et post combustion, le rendement de la centrale en cycle combiné est devenu non compétitif face aux centrales électriques construites dans le but de fonctionner uniquement en cycle combiné "pur" sans post combustion. Ainsi le mode de fonctionnement pour lequel la centrale a été construite (cycle combiné avec post combustion) est devenu très minoritaire par rapport au fonctionnement en post combustion seule qui devait intervenir principalement lors des maintenances de la turbine à gaz. années cycle combiné (h/an) somme tranche 1 et 2 post combustion seule (h/an) somme tranche 1 et 2 2023 2507 10109 2024 1293 12228 Ce changement de mode de fonctionnement engendre une sur-sollicitation de certains équipements et des contraintes thermiques prolongées sur des équipements conçus pour les subir de façon transitoire (par exemple registre d'alimentation en air de la chaudière de post- combustion). Cela engendre des difficultés pour le pilotage et la maintenance des équipements. Ce changement explique aussi que l’arrêté d'autorisation du site ne couvre pas les périodes OTNOC (conditions de fonctionnements autres que normales) spécifiques au mode de fonctionnement post combustion seule ( également appelé mode "air frais"). Le fonctionnement en mode post combustion seule ne peut pas être considéré comme un mode de fonctionnement anormal d'autant plus que celui-ci est utilisé de façon beaucoup plus fréquente qu’initialement envisagée. 6/12 Il est cependant
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 18/10/2021, article 2.1.3
Seules les périodes d'arrêt/démarrage sont aujourd'hui considérées comme des périodes OTNOC (assimilées aux périodes pendant lesquelles du gaz est brulé sans fonctionnement de la turbine vapeur). Les émissions liées aux démarrages de la turbine à gaz son comptabilisés de façon forfaitaire car les gaz de combustion sont en partie émis via la cheminée de by-pass, ces épisodes sont cependant d'une durée limitée ( environ 15 min par démarrage).8/12 Les émissions liées aux démarrages de la chaudière sont mesurées grâce aux systèmes de surveillance des émissions en continu. Concernant la réduction et la prévention des phases de démarrages de la chaudière de post combustion, la baisse de disponibilité du gaz de hauts fourneaux devrait engendrer systématiquement un arrêt de la chaudière de post combustion, cependant afin d'éviter des dommages sur les équipements, l’arrêt et le démarrage de la chaudière doit être progressif, cette phase dure entre 8 et 12 heures (en fonction de la durée de l’arrêt). Durant cette phase, la chaudière est alimentée uniquement en gaz naturel (pour des raisons de composition du gaz et de stabilité de l’approvisionnement). Cette phase est une période de forte émissions d'oxyde d'azote. Pour éviter des redémarrages nombreux, coûteux et polluants, lorsque la durée de la baisse d’approvisionnement en gaz de hauts fourneaux est inférieure à la durée d'un redémarrage, l'exploitant alimente la chaudière en gaz naturel. Cette pratique est également émettrice d'oxyde d'azote mais permet (si la durée de l'indisponibilité a été correctement estimée) de réduire la durée des émissions et la quantité totale d'oxyde d'azote émis. Cependant, cette pratique engendre des non-conformités des émissions pendant des périodes qui sont actuellement considérées comme normales. Si l'exploitant choisissait d'éteindre la chaudière, les émissions polluantes, même si elle étaient plus importantes, n’engendreraient pas de non-conformité puisque les phases d’arrêt et démarrage sont exclues de l'évaluation de la conformité (voir point de contrôle N°3). Remarque: L'inspection des installations classées proposera un projet d’arrêté préfectoral afin d'encadrer les périodes de fonctionnement de la chaudière au gaz naturel afin que cette pratique soit permise et n'engendre pas de non-conformité lorsqu'elle permet de réduire les émissions polluantes du site. Concernant les phases d’arrêt/démarrage non souhaitées : en 2024 (l'année 2025 n'est pas représentative d'une année no
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 18/10/2021, article 3.2.5.1
Vu les données historiques pour 2023 et 2024 de consommation de gaz, puissance électrique délivrée par les turbines, mesure des appareils de surveillance des émissions en continu et les déclaration mensuelles d'autosurveillance de l'exploitant. L'exploitant calcule les valeurs d'émissions en excluant les période de démarrage et de mise à l’arrêt (assimilées aux périodes pendant lesquelles aucune production électrique n'a lieu). A ces valeurs moyennes horaires obtenues, l'exploitant soustrait la valeur maximale de l'incertitude telle que prévue par la prescription contrôlée. Les calculs ont été vérifiés par échantillonnage pour la période du 24 au 30 juin 2024 pour la tranche 2. Conformément à son arrêté d'autorisation l’exploitant comptabilise pleinement les périodes pendant lesquelles les chaudières sont alimentées en gaz naturel pour éviter un arrêt/ démarrage.
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 18/10/2021, article 3.2.4.1
Les données transmises par l'exploitant (intégralité des mesures des émissions polluantes quart d'heure par quart d'heure pour 2023 et 2024) montrent un respect des valeurs limites d'émissions à l'exclusion de certaines périodes de démarrage et des périodes de fonctionnement de la chaudière au gaz naturel suite à la perte d'alimentation en gaz de hauts fourneaux. Pour 2025, les bilans d'auto-surveillance des émissions atmosphériques montrent une augmentation de la fréquence de dépassements des VLE (en NOx et CO) liés à l'instabilité de la fourniture de gaz de hauts fourneaux qui entraîne de nombreux épisodes de fonctionnement de la chaudière au gaz naturel. La suppression de l'utilisation de gaz naturel en chaudière pour éviter de mettre celle-ci à l'arrêt en cas de perte temporaire de l'alimentation en gaz de hauts fourneaux, permettrait un retour à la conformité réglementaire des émissions. En effet, les émissions liés aux phases de démarrage et d'arrêt n'entrent pas en compte dans la détermination de la conformité aux VLE (voir point de contrôle précédent). Cependant cela pourrait entraîner une augmentation des émissions polluantes de l'installation et donc avoir un effet négatif pour l'environnement. C'est pourquoi, il convient d'encadrer la pratique d'alimentation temporaire des chaudières en gaz naturel afin que celle-ci n'engendre pas de non-conformité réglementaire lorsque qu'elle permet de réduire les émissions polluantes. Remarque : la combustion de gaz naturel en chaudière ne présente pas d'intérêt économique pour l'exploitant autre que d'éviter le torchage de gaz sidérurgique sans valorisation. Les opérations de torchage étant elles mêmes génératrices d'émissions polluantes. L'inspection des installations classées proposera un projet d’arrêté préfectoral encadrant le fonctionnement OTNOC des chaudières (faible disponibilité du gaz de haut fourneau) permettant d'autoriser cette pratique lorsqu'elle a un intérêt environnemental, c'est à dire que ses émissions sont inférieures à celles générées par le torchage de gaz sidérurgique et une phase d’arrêt démarrage de la chaudière. Bien que ponctuellement non conformes en concentration, les rejets de l'installation respectent les moyennes annuelles. De plus, la mise à l’arrêt temporaire des installations pour éviter ces non conformités pourrait avoir un effet négatif sur les quantités de polluants rejetées, de ce fait, aucune suite administrative n'est pour l'instant proposée. Il est cependant demandé
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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