Installation classée à Trith-Saint-Léger (59125), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 21 mai 2026 — 2 points de contrôle avec suites administratives.
L’arrêt immédiat de la tour aéroréfrigérante a été réalisé et, avant la remise en service, une analyse des causes ainsi que des actions curatives et correctives ont été mises en œuvre par l’exploitant. L’inspection attire toutefois l’attention sur la nécessité de disposer, dans un délai de deux mois, d’une analyse méthodique des risques (AMR) mise à jour ainsi que des plans d’entretien et de surveillance associés, intégrant les facteurs de risque identifiés comme étant à l’origine de la dérive constatée. Il est également demandé à l’exploitant de mettre en cohérence les indicateurs de suivi définis dans le plan de surveillance avec ceux figurant dans la stratégie de traitement. Par ailleurs, afin de compléter l’analyse des causes, l’inspection attend la transmission d’une analyse approfondie de l’évolution des paramètres « chlore libre » et « germes totaux » sur la période précédant l’événement. Enfin, l’exploitant est invité à examiner la pertinence d’intégrer dans son plan de surveillance la réalisation d’analyses de Legionella pneumophila par méthode PCR à une fréquence mensuelle, en alternance avec les analyses par ensemencement. Ces éléments sont attendus dans un délai de deux mois.
10points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
8sans suite
Présence et conformité de l'analyse méthodique des risques
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.I.1. et 26.II.1.d
Conformément aux dispositions de l’arrêté ministériel du 14 décembre 2013 relatif aux installations de refroidissement par dispersion d’eau dans un flux d’air, l’exploitant doit réaliser et tenir à jour une analyse méthodique des risques (AMR). Cette analyse doit notamment être réexaminée au minimum une fois par an et mise à jour si nécessaire. Les éléments transmis indiquent que la dernière version de l’AMR relative à la tour aéroréfrigérante TL de l’aciérie a été établie le 27 février 2024. Aucune mise à jour annuelle n’a été réalisée depuis cette date. Cette situation constitue une nonconformité aux dispositions réglementaires précitées. Par ailleurs, compte tenu du dépassement du seuil de 100 000 UFC/L en Legionella pneumophila, l’exploitant doit mettre à jour l’AMR, ainsi que les plans d’entretien et de surveillance, en intégrant le ou les facteurs de risque susceptibles d’être à l’origine de la dérive et les mesures nécessaires à leur maîtrise. L’exploitant s’est engagé à réaliser ces mises à jour dans un délai de deux mois. L’exploitant indique en outre avoir engagé une analyse approfondie des installations de refroidissement de l’aciérie, confiée à son prestataire Véolia, afin d’identifier des actions d’amélioration à court et moyen termes. Une première visite technique par une équipe Véolia renforcée a été réalisée le 28/05. Au regard de ces éléments, il est demandé à l’exploitant de transmettre à l’inspection, dans un délai de deux mois, la version mise à jour de l’AMR ainsi que les plans d’entretien et de surveillance associés. Compte tenu des actions engagées par l’exploitant, il n’est pas proposé de mise en demeure. 12/15 Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Non-conformité n°1 : L’exploitant transmettra à l’inspection, dans un délai de deux mois, la version mise à jour de l’analyse méthodique des risques (AMR) ainsi que les plans d’entretien et de surveillance associés. Ces documents devront préciser le ou les facteurs de risque identifiés comme étant à l’origine de la dérive constatée et les mesures mises en œuvre afin d’en assurer la maîtrise.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.I.3
La procédure interne IACENVMAI009 rév. 8 du 22/11/2022, intitulée « Plan de surveillance des installations de refroidissement de l’Aciérie et actions correctives », définit les indicateurs physicochimiques et microbiologiques retenus pour le suivi du fonctionnement des installations. L’inspection relève toutefois une incohérence entre cette procédure et la fiche de stratégie de traitement concernant les valeurs d’action associées au chlore libre. En effet, la procédure mentionne une valeur d’action de 0,4 mg/L, avec une borne supérieure fixée à 2 mg/L, tandis que la fiche de stratégie de traitement mentionne une borne inférieure de 0,2 mg/L et une borne supérieure de 1,5 mg/L. Par ailleurs, au regard du dépassement observé et afin de renforcer le suivi microbiologique de l’installation, il est recommandé à l’exploitant d’évaluer la pertinence d’intégrer, dans son plan de surveillance, la réalisation d’analyses de Legionella pneumophila par méthode PCR à une fréquence mensuelle, en alternance avec les analyses par ensemencement. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Non conformité n°2 : L’exploitant veillera à mettre en cohérence dans un délai de 2 mois les valeurs associées aux indicateurs de suivi, en particulier celles relatives au chlore libre, entre la procédure de plan de surveillance et la fiche de stratégie de traitement. Observation n°3 : L'exploitant évaluera la pertinence d’intégrer, dans son plan de surveillance, la réalisation d’analyses de Legionella pneumophila par méthode PCR à une fréquence mensuelle, en alternance avec les analyses par ensemencement dans un délai de 2 mois.15/15
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.II.1.a
L’exploitant a été informé le 20 mai 2026 en fin d’après-midi par le laboratoire EUROFINS d’un résultat d’analyse mettant en évidence une concentration en Legionella pneumophila de 450 000 UFC/L sur la tour de refroidissement TL de l’aciérie. Ce dépassement concerne un prélèvement réalisé le 11 mai 2026. Dès réception de ce résultat, l’exploitant a informé la DREAL par courrier électronique le 20 mai 2026 à 18 h 52, conformément aux exigences réglementaires applicables. Déroulement du fonctionnement de la TAR TL de l’aciérie : L’installation était à l’arrêt programmé du lundi 18 mai au mercredi 20 mai 2026 au matin. Durant cet arrêt, une vidange ainsi qu’un nettoyage de la tour ont été réalisés le 19 mai 2026. Le redémarrage de la tour a été effectué le 20 mai 2026 dans la matinée. 6/15 Cependant, dès réception des résultats transmis par le laboratoire en fin d'après-midi du 20 mai 2026 qui a mis en évidence le dépassement du seuil réglementaire de 100 000 UFC/L, la tour a été de nouveau immédiatement arrêtée et les actions prévues par la procédure dépassement à 100 000 UFC/L ont été engagées. Lors de la visite d'inspection du 21 mai 2026, l'inspecteur a pu constater l'arrêt de la dispersion et le bon respect de la procédure liée à ce dépassement (nettoyage en cours de finalisation). Ce point n'appelle pas de remarques.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.II.1.a
Éléments de contexte à ajouter : A noter qu'un contrôle inopiné du 28 avril 2026 a donné le résultat suivant : valeur >15 000 UFC/L avec la présence d’une flore interférente empêchant le dénombrement précis des legionella pneumophila. Cette information a été communiquée à l'exploitant et la DREAL par le laboratoire à la date du 15 mai 2026. Suite à cette information, l'exploitant a mis en œuvre sa procédure dépassement > 1000 UFC/L et a procédé à une désinfection du circuit le lundi 18 mai 2026. Analyse des causes de la contamination : L'exploitant indique avoir réalisé, avec l'appui de son prestataire en charge du traitement des eaux de refroidissement, une analyse approfondie des causes ayant conduit à la détection d'une concentration de 450 000 UFC/L en Legionella pneumophila sur la tour de refroidissement TL. L'examen des résultats analytiques associés au prélèvement du 11 mai 2026 ainsi que des indicateurs de suivi de l'installation n'a pas mis en évidence de dérive générale de la qualité de l'eau du circuit. En revanche, plusieurs anomalies susceptibles d'avoir contribué à l'évènement ont été identifiées : des écarts de fonctionnement sur certaines pompes d'injection des produits de traitement ; • des concentrations en chlore libre inférieures à l'objectif défini dans la stratégie de traitement à compter de la mi-avril 2026 ; • un défaut de fonctionnement de la pompe d'injection de javel constaté le 11 mai 2026 puis confirmé les jours suivants, ayant conduit au remplacement complet du système d'injection de javel et de brome le 18 mai 2026 ; • la présence de dépôts et de tartre observés lors des opérations de nettoyage de la tour réalisées dans le cadre de la procédure de désinfection. • Par ailleurs, les investigations réalisées sur le risque de contamination par le circuit fermé, identifié dans l'analyse méthodique des risques, n'ont pas mis en évidence de fuite des serpentins ni d'anomalie de consommation d'eau. Au regard de ces éléments et des caractéristiques hydrauliques du circuit, l'exploitant considère comme hypothèse la plus probable un décrochage ponctuel de biofilm au moment du prélèvement réalisé le 11 mai 2026. Sur l'analyse des indicateurs de suivi, l'inspection note que l'exploitant mesure : - les germes totaux de façon hebdomadaire sur dipslides. - le chlore libre en continu (chloromètre swan) et en parallèle de manière quotidienne par les opérateurs de hebdomadaire par le traiteur d'eau Afin de compléter l’analyse des causes de la d
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.II.1.a
Actions curatives mises en œuvre À la suite de la réception des résultats d'analyse mettant en évidence une concentration de 450 000 UFC/L en Legionella pneumophila, l'exploitant a engagé les actions curatives prévues par ses procédures de gestion des dépassements réglementaires. Ces actions ont consisté à: arrêter immédiatement la dispersion par la tour concernée• à réaliser un traitement biocide renforcé associé à un biodispersant,• à procéder à la vidange du circuit,• à effectuer un nettoyage mécanique et une désinfection de la tour.• L'installation a ensuite été remise en eau et maintenue en circulation avec poursuite du traitement, les ventilateurs demeurant à l'arrêt jusqu'à validation de la remise en service. Un second nettoyage approfondi de la partie haute de la tour a par ailleurs été réalisé le 25 mai 2026 afin d'éliminer les dépôts résiduels observés lors de la première intervention. Actions correctives mises en œuvre L'exploitant indique également avoir mis en œuvre plusieurs actions correctives destinées à prévenir toute nouvelle prolifération des légionelles. Ces mesures comprennent: le remplacement complet du système d'injection de javel et de brome• la vérification du fonctionnement et de l'asservissement des équipements d'injection• l'association des injections de javel et de brome, ainsi que le relèvement de la consigne de chlore libre à 1 mg/L avec mise en place d'un suivi en continu de ce paramètre. • L'exploitant a également renforcé sa stratégie de traitement en doublant temporairement la fréquence des traitements préventifs par biocide non oxydant et en mettant en place des contrôles manuels complémentaires du chlore libre en dehors des horaires de journée,9/15 notamment durant les week-ends. Actions complémentaires mises en œuvre : Afin de prendre en compte de manière approfondie la dérive constatée sur le circuit TL, l'exploitant a demandé à son sous-traitant Véolia de réaliser un audit complet des installations de refroidissement à l’aciérie, afin de dégager des actions d’amélioration additionnelles court et moyen terme. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Observation n°2 : il est demandé à l'exploitant d'intégrer dans son plan de surveillance : - les vérifications effectuées sur les équipements d'injection, leur fréquence, et la définition des valeurs de contrôle ; - la vérification du chlore libre et la fréquence de contrôle associée.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.II.1.a
Les actions curatives et correctives mises en œuvre à la suite du dépassement ont été décrites au point de contrôle précédent. En complément, l’efficacité de la procédure de désinfection a été vérifiée par la réalisation d’une analyse de Legionella pneumophila par méthode PCR le 22/05. Le résultat, reçu le 28/05, est négatif (< 800 UG/L). Au regard de ce résultat analytique, de la réalisation des opérations de nettoyage et de désinfection de l’installation, ainsi que de la mise en œuvre des actions correctives sur le traitement d’eau, l’exploitant a considéré que les conditions permettant de garantir l’absence de risque de prolifération et de dispersion de légionelles étaient réunies. L’installation a ainsi été remise en service le 28/05 à 14h. Ce point n'appelle pas de remarques.
Conservation des souches de légionnelles lors du dépassement.
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.I.3.d
Conformément aux dispositions réglementaires, lorsque les résultats d’analyses mettent en évidence une concentration en Legionella pneumophila supérieure ou égale à 100 000 UFC/L, l’exploitant doit demander au laboratoire ayant réalisé l’analyse de conserver les souches correspondantes pendant une durée minimale de trois mois. L’exploitant a transmis à l'inspection l’attestation du laboratoire précisant que les souches issues des ensemencements en cas de dépassement du seuil de 100 000 UFC/L sur les tours aéroréfrigérantes sont conservées pendant une durée minimale de trois mois. Ce point n’appelle pas de remarque.
Rapport global de l’incident et Vérification de l’installation
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.II.1.e et 26.IV.1
Conformément aux dispositions de l’article 26.II.1.e de l’arrêté ministériel du 14 décembre 2013, l’exploitant doit transmettre à l’inspection des installations classées un rapport global sur l’incident dans un délai maximal de deux mois à compter de la date du prélèvement ayant mis en évidence un dépassement du seuil de 100 000 UFC/L en Legionella pneumophila.13/15 Par courriel du 28 mai 2026, l’exploitant a confirmé son engagement à transmettre ce rapport global d’incident au plus tard le 11 juillet 2026. Par ailleurs, conformément à l’article 26.IV.1 du même arrêté, dans les six mois suivant un dépassement du seuil de 100 000 UFC/L, l’exploitant doit faire réaliser une vérification de l’installation par un organisme indépendant et compétent agréé au titre de la rubrique 2921 des installations classées. Ce point a été rappelé à l’exploitant lors des échanges avec l’inspection. Ces éléments n’appellent pas de remarque à ce stade.
Analyses renforcées de la concentration en Lp après l'évènement.
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.II.1.b et c
Conformément aux dispositions de l’article 26 de l’arrêté ministériel du 14 décembre 2013, l’exploitant doit vérifier l’efficacité des actions curatives et correctives mises en œuvre à la suite d’un dépassement du seuil de 100 000 UFC/L en Legionella pneumophila par la réalisation d’un nouveau prélèvement pour analyse selon la norme NF T90431 (avril 2006), dans un délai compris entre quarantehuit heures et une semaine après la mise en œuvre de ces actions. Dans ce cadre, l’exploitant a réalisé un prélèvement le 28/05 sur le circuit de refroidissement TL de l’aciérie le jour même de la remise en service de l'installation. Le rapport d’analyse transmis à l’inspection indique que la concentration en Legionella pneumophila est inférieure au seuil de détection. Conformément aux dispositions réglementaires, l’exploitant prévoit par ailleurs de poursuivre la surveillance renforcée de l’installation par la réalisation de prélèvements et d’analyses de Legionella pneumophila tous les quinze jours pendant une durée de trois mois. Ce point n'appelle pas de remarques.14/15
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.I.2. et
Lors de la visite, il n’a pas été constaté d’état dégradé des parties visibles des tours aéroréfrigérantes. L’entourage de la tour aéroréfrigérante concernée par le dépassement était balisé à la suite des opérations de nettoyage réalisées. La dispersion était arrêtée, les ventilateurs étant consignés. L’inspection a toutefois constaté que la circulation d’eau était maintenue afin d’assurer la bonne diffusion des produits injectés dans le cadre de la procédure mise en œuvre lors d’un dépassement du seuil de 100 000 UFC/L en Legionella pneumophila. En revanche, l’état interne des tours aéroréfrigérantes ainsi que celui des dispositifs de limitation des entraînements vésiculaires n’a pas pu être vérifié lors de la visite, ces éléments n’étant pas accessibles. Pour rappel, conformément à l’article 26.IV.1 de l’arrêté ministériel du 14 décembre 2013, l’exploitant doit faire réaliser, dans un délai de six mois suivant le dépassement du seuil de 100 000 UFC/L, une vérification de l’installation par un organisme indépendant et compétent.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
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Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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