La société SARPI MINERAL FRANCE a transmis par courriel à l’inspection un dossier technique de fin de travaux pour l’exploitation de 2 nouvelles alvéoles « 9B » et « 11B ». Elles sont la prolongation des alvéoles 9A et 11A réalisées en 2017. Les constats effectués par l’inspection dans le présent rapport sont basés sur ce dossier technique, complétés par les informations transmises par l’exploitant lors de la visite. La visite a permis de constater que les 2 nouvelles alvéoles sont conformes aux exigences de l’arrêté préfectoral d’autorisation en ce qui concerne la barrière de sécurité passive, la géomembrane et le drainage des lixiviats.
3points de contrôle
0avec suites administratives
0susceptibles de suites
3sans suite
Barrière de sécurité passive
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 23/02/2000, article 24.2
La protection passive du fond de forme repose sur la couche géologique d’argiles de Gault, présentant une perméabilité naturelle inférieure à 1.10-9 m/s (les essais réalisé par l’exploitant démontrent une perméabilité comprise entre entre 3,87.10-11 m/s et 8,32.10-10 m/s. ) .4/6 Les niveaux des alvéoles 9B et 11B, fixés après sondages et essais, assurent que le fond forme est établi sur au moins 5 m de ces argiles. Sur la partie haute du flanc (dernier talus), la barrière de sécurité passive a été réalisée en matériaux reconstitués (le reste des talus étant taillé dans le substratum géologique ). Les matériaux utilisés proviennent des déblais des alvéoles 9B et 11B. Les mesures réalisés par l’exploitant atteste d’une perméabilité inférieure ou égale à 1 10-9 m/s sur l'intégralité des flancs des alvéoles 9B et 11B. Le dossier indique que les contrôles ont été réalisés selon la méthode normalisé « Infiltro NF X 30- 420 »
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 23/02/2000, article 24.3
En fond de forme, la barrière de sécurité active est constituée par une succession de différents matériaux, à savoir, de bas en haut : - une géomembrane en PEHD de 2 mm d’épaisseur ; - un géotextile de protection assurant la fonction d’anti-poinçonnement de la géomembrane ; - une couche de 0,50 m d’épaisseur de matériaux granulaires (dans laquelle sont noyés les drains de collecte des lixiviats) ; - un géotextile de filtration placé au-dessus du massif drainant. L'exploitant précise le jour de la visite que ce dernier sera installé avant l'exploitation du casier afin d'éviter son envol en cas de vent. En talus, la barrière de sécurité active est constituée, de bas en haut : - d’une géomembrane en PEHD de 2 mm d’épaisseur ; - d’un géocomposite de drainage 850 g/m² assurant la fonction de drainage des lixiviats sur talus et la protection de la géomembrane. Le certificat de qualité joint au dossier atteste d’une perméabilité de la géomembrane inférieure à 10⁶ m³·m²·j¹ (soit environ 1,16 × 10¹¹ m/s). La pente des talus correspond à 3 horizontal pour 1 vertical (soit environ une pente de 33 %). Une étude de la stabilité des pentes a été réalisée et jointe au dossier (rapport R23285-2026 "Stabilité aux glissements rotationnel et translationnel" version définitive du 06/03/2026). Cette étude conclut que les profils analysés sont stables à court et à long terme. Des contrôles de la qualité de la géomembrane et de la bonne réalisation de sa pose ont été réalisés par un organisme indépendant (rapports n° CEXT_2024060712 en date du 14/10/2024 et n° CEXT_2025061613 en date du 09/12/2025, établis à la suite des investigations menées sur le site les 03/10/2025, 20/10/2025, 28/10/2025 et 04/11/2025). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant transmettra à l'inspection préalablement à l'admission des premiers déchets, une photographie attestant de la mise en place du géotextile de filtration en fond d'alvéole.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 23/02/2000, article 24.9
Le drainage et la collecte des lixiviats sont assurés par une couche de matériaux drainants durs, résistants, non gélifs et non évolutifs. Le dossier atteste que ces matériaux présentent une perméabilité minimale vérifiée de 1 × 10⁴ m/s. Il indique également, sur la base de relevés topographiques réalisés avant et après la mise en place de cette couche drainante, que son épaisseur est d’au moins 0,50 m en fond d’alvéole. Cette épaisseur garantit que la charge hydraulique maximale autorisée de 0,30 m n’entraîne pas de contact avec les déchets stockés. Des drains sont installés au fond de l’alvéole afin de collecter les lixiviats. Ils seront raccordés à ceux mis en place dans le cadre des travaux de création des alvéoles 9A et 11A (le raccordement n’a pas été réalisé à ce stade en raison de la couverture provisoire mise en place pour gérer les eaux pluviales non polluées dans l’attente de l’exploitation du casier ; l'exploitant indique qu'il sera effectué avant la mise en service de l’alvéole). L'exploitant a justifié que les drains sont vidéo- inspectables et peuvent en cas de besoin être entretenus. Le dimensionnement et la résistance des drains de collecte ont fait l’objet de notes de calcul concluant à leur compatibilité avec les déchets stockés et à l’adéquation de leurs caractéristiques mécaniques au regard des contraintes géotechniques du projet. Les flancs de l’installation sont également équipés d’un dispositif drainant constitué d’un géocomposite de drainage. Au-dessus du dispositif drainant, l’exploitant mettra en place un géotextile de filtration présentant une ouverture de filtration d’environ 100 µm, destiné à empêcher le passage des éléments grossiers des déchets vers le système de drainage (ce dernier sera installé avant l'exploitation du casier afin d'éviter son envol en cas de vent ; cf point 2). L'inspection constate la présence d'un puits technique ou débouche les drains. L'inspection constate que celui-ci permet la vidéo-inspection et est en cas de besoin accessible à l'homme. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant transmettra à l'inspection, préalablement à l'admission des premiers déchets, un justificatif attestant que le réseau de collecte des lixiviats de sa nouvelle alvéole est bien connecté au collecteur principal.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
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