Installation classée à Mont-sur-Meurthe (54360), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 31 mars 2026 — 2 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0006200452
Commune
Mont-sur-Meurthe (54360)
Département
Meurthe-et-Moselle
Régime
Enregistrement
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL Grand Est
Inspections listées
3 depuis 20 novembre 2023
SIRET
33970449600027
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 1530Papiers, cartons ou analogues (dépôt de) hors ERP et 1510
Rubrique 2661MATIERES PLASTIQUES, CAOUTCHOUC...(EMPLOI OU REEMPLOI)
Il est constaté que l'exploitant a réalisé les opérations prescrites par l'arrêté de mise en demeure du 27 août 2024 ainsi que par l'arrêté préfectoral complémentaire du 27 août 2024. Les analyses réalisées au point de rejet identifié lors du précédent incident ont montré que les eaux respectent les valeurs limites pour les eaux pluviales. Par ailleurs, l'exploitant a mis en place un système de traitement des eaux issues de la ligne CURIONI, permettant de traiter les effluents générés par cette installation. Toutefois, il est rappelé que l'exploitant doit procéder au calcul de ses besoins en eau d'extinction et rétention pour l'ensemble des bâtiments du site.
5points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
3sans suite
rejets eaux industrielles
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 29/12/2003, article 17
L'article 17 de l'arrêté préfectoral stipule que l'activité ne génère pas d'eaux industrielles. Or, il a été constaté lors de la précédente visite du 25 avril 2024 que l'exploitant rejetait des eaux industrielles sans traitement préalable. Ces rejet sont issus d'une ligne de découpage, pliage, collage et impression de cartons qui génère des effluents constitués d'eaux de rinçage chargées en résidus d'encre. Lors de l'inspection il a été constaté que l'exploitant a équipé la ligne d'un système de traitement des eaux de rinçage, dimensionné pour traiter entre 0,1 et 20 m³ d'effluents par jour. Des analyses portant sur la DCO et les MES, réalisées en avril 2024 après traitement, ont donné des résultats conformes aux valeurs limites fixées par l'arrêté préfectoral d'autorisation pour les eaux pluviales. L'exploitant a par ailleurs conclu une convention de rejet dans le réseau communal. Cette situation n'est pas conforme à la prescription de l'article 17. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l'exploitant de transmettre une estimation des volumes d'eaux industrielles rejetés dans le réseau communal ainsi que la liste des polluants susceptibles d'être présents, sur la base au minimum des produits contenus dans les encres, puis de proposer un protocole d'analyse (fréquence de mesure, des débits et paramètres physicochimiques). Il est demandé a l'exploitant de préciser dans quel réseau il effectue ces rejets (pluvial, eaux usées ou unitaire).
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 29/12/2003, article 18.1 et 19
Au regard des éléments transmis et des constats réalisés par l’inspection des installations classées les eaux d'extinction issues d'un éventuel incendie dans les bâtiments A à E seraient susceptibles de s'écouler vers le fossé bordant la route départementale. Ce point, lié à la conception d'origine du site, n'avait pas été identifié lors de l'instruction de l'arrêté préfectoral de 2003, lequel portait principalement sur la construction des bâtiments G et H et sur la mise en place des activités de transformation et de stockage de polymères. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l'exploitant de reprendre le calcul de ses besoins en eaux d'extinction pour l'ensemble des bâtiments ainsi que la capacité de rétention nécessaire en particulier pour les bâtiments A à E et d'étudier les possibilité de rétention.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : AP de Mise en Demeure du 27/08/2024, article 1
L’exploitant a transmis à l’inspection des installations classées les plans des réseaux d’évacuation des eaux pluviales, conformément aux exigences de l’article 5 de l’arrêté préfectoral d’autorisation n°2003/213 du 29 décembre 2003. L’analyse de ces documents met en évidence que la partie dite « ancienne » du site dispose d’un système d’évacuation des eaux pluviales dirigé vers le fossé longeant la route départementale. Cette configuration résulte de l’antériorité de cette zone par rapport à la rédaction de l’arrêté préfectoral d’autorisation, lequel s’est principalement concentré sur les activités de stockage et de transformation de polymères implantées ultérieurement.
Proposition de l'inspection : Levée de mise en demeure
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 27/08/2024, article 2
Deux campagnes de prélèvements ont été réalisées sur le site. La première campagne a porté sur trois échantillons (POL1, POL2, POL3) prélevés entre 0 et 0,3 m de profondeur. L'analyse de l'échantillon POL1 a révélé un dépassement du seuil fixé par l'arrêté du 12 décembre 2014 relatif aux conditions d'admission des déchets inertes dans les installations de stockage de déchets inertes. Ce dépassement concerne les hydrocarbures C10-C40 (HCT), avec une concentration mesurée à 924 mg/kg pour un seuil fixé à 500 mg/kg. Les autres paramètres analysés, à savoir les métaux lourds, les HAP, les PCBs, les BTEX et le COT, se sont révélés conformes aux seuils pour l'ensemble des échantillons prélevés. La seconde campagne a ciblé spécifiquement le point POL1, avec deux prélèvements réalisés à des profondeurs de 0 à 0,5 m et de 0,5 à 1 m. L'objectif était de rechercher d'éventuelles traces de pollution liée à un déversement d'encre, notamment les composés BIT, CMIT/MIT et éthanolamine. Les analyses n'ont révélé aucune détection de ces composés, les concentrations étant inférieures aux limites de quantification. Aucune pollution résiduelle liée à l'encre n'est donc mise en évidence. S'agissant de la pollution aux hydrocarbures identifiée lors de la première campagne, son origine probable est attribuée au fossé en bordure de route ou à d'anciennes activités industrielles sur le secteur. Le Conseil Départemental de Meurthe-et-Moselle (CD54), informé de cette pollution, a pris en charge l'évacuation des terres polluées dans le cadre des opérations de curage du fossé. En conclusion, aucune action complémentaire n'apparaît nécessaire à ce stade, la prescription de l'arrêté préfectoral est respectée.
Thèmes : Risques chroniques · Caractérisation des impacts environnementaux
Mesures de prises en charge de la pollution générée
Sans suite administrative
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 27/08/2024, article 3
Au vu des éléments transmis, aucune pollution liée à l’eau de rinçage des encres n’a été constatée. Il n'y a pas de mesures de gestion à prendre. Les travaux de curage du fossé longeant la route départementale programmés avant le constat du déversement et mis en attente des résultats d'analyses ont été réalisés par le Conseil départemental 54. Une photographie attestant de cette intervention est jointe au présent constat.
Thèmes : Risques chroniques · Mesures de prises en charge de la pollution générée
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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