Installation classée à Aumale (76390), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 4 juin 2024 — 1 point de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0005801578
Commune
Aumale (76390)
Département
Seine-Maritime
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
oui
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL Normandie
Inspections listées
3 depuis 23 novembre 2023
SIRET
39342477500020
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 2515Broyage, concassage,...et autres produits minéraux ou déchets non dang
Dans le cadre de l’extension de la verrerie, deux nouvelles tours aéro-réfrigérantes, TAR n° 5 et TAR n°6 ont été installées pour l’eau du circuit de refroidisse ment du process. Les tours et le réseau d’eau de refroidissement ont été dimensionnées pour deux fou rs de production A et B alors que seul le four A est aujourd’hui en exploitation. L’ensemble des tours aéro-réfrigérantes du site a une puissance de 2732KW et relève du régime de la déclaration au titre de la rubrique n°2921 de la nomenclature des ICPE. L’exploitant a mesuré à trois reprises des concentrations en L egionella pneumophila supérieure au seuil de 1000 UFC/L mais inférieure au seuil de 100.000 UFC/L (seuil d’alerte sanitaire) et en a informé l’inspection des installations classées le 28 mai 2024. Il a été vérifié au cours de la visite d’inspection réactiv e que l’exploitant avait mis en place les actions curatives conformément à sa procédure interne. D’après la dernière analyse transmise le 10 juin 2024, la concentration en Legionella pneumophila est r edescendue à moins de 100 UFC/L, inférieure au seuil d’alerte de 1000 UFC/L. L’installation de refroidissement dimensionnée pour les deux lignes de fours comporte en effet plusieurs bras morts en l’absence du four B et le débit d’eau circulant dans les tuyauteries est moindre; ces facteurs favorisent le développement de légion elles. L’exploitant avait bien identifié ce risque dans l’analyse méthodique des risques et des acti ons préventives avaient été initiées, notamment la nécessité de faire fonctionner alternativement les trois compresseurs pour éviter un temps de séjour trop long des eaux de refroidissement dans un des 3 compresseurs à l’arrêt. L’arrêt du four A en 2025 permettra d'intervenir sur le ré seau pour y ajouter des vannes de sectionnement en vue de limiter le nombre de bras morts. Il est demandé à l’exploitant de finaliser les actions enga gées dans les plus brefs délais (fonctionnement alternatif des compresseurs) et transmettre dè
4points de contrôle
1avec suites administratives
0susceptibles de suites
3sans suite
Actions à mener en cas de prolifération de légionelles
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 3.7-3II
Description des installations : Le projet d’extension de la verrerie NIPRO PHARMAPACKAGING dite unité 2 (U2) comprenait deux nouvelles lignes de fours A et B. Pour les eaux con courant au refroidissement des équipements, deux tours aéroréfrigérantes ont été installé es (TAR n°5 et n°6 d’une puissance unitaire de 700kW). Le réseau d’eau de refroidissement a é té créé pour les deux lignes de production sans prévoir de vannes de sectionnement entre les installations des fours A et B. Comme seul le four A est en service, le débit d’eau est deux fois moindre et le réseau comporte plusieurs bras morts. Le réseau de refroidissement comprend aussi l’adoucisseur, le réservoir de mélange équipé de lampes UV. Il alimente, outre les boîtes à eau refroidissant les électrodes des fours et les étireuses, des circuits de refroidissement de trois compresseurs. A l’intérieur de chacun, il y a un circuit d’eau pour le séchage de l’air et un autre pour le refroidissement de l’air comprimé. En l’absence de la ligne B, un compresseur tourne à 80% du temps, le deuxième à 40% et le dernier est complètement à l’arrêt. Les 3 compresseurs ne peuvent être isolés du reste des installations. Par ailleurs, l’appoint en eau des TAR est réalisé depu is le château d’eau qui a connu l’année dernière un épisode de concentration trop élevée en Legionella pneumophila. Dépassements consécutifs: L’exploitant a constaté un dépassement de la concentration en L egionella pneumophila du seuil de 1 000 UFC/L dans le prélèvement du 20 mars 2024 dans l’e au adoucie des TAR 5 et 6 avec une concentration qui atteignait 12 000 UFC/L (Les résultats d’analyse étant transmis 7 à 15 jours après le prélèvement à l’exploitant). Un premier choc en bioci de a été réalisé le 28 mars 2024 ainsi que le lancement de prélèvements complémentaires pour identifie r la source de contamination. D’autres actions correctives ont été lancées (travaux d’accè s au château d’eau prévus cet été, désinfection des filtres des adoucisseurs et filtres à sable). Il était mesuré dans le prélèvement du 3 avril 2024 une concentration de 12 000 UFC/L entraînant un deuxième choc biocide le 12 avril.D’autres actions correcti ves complémentaires ont été engagéescomme le nettoyage des lampes UV, la réfection du liner des TAR suite à un défaut de conception du fabricant (usure inhabituelle entraînant de la corrosion). De plus, des prélèvements complémentaires en sortie des compresseurs 1 et 3 ont mis au jour des concentrations de 50 000 UFC/L,
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Thèmes : Risques chroniques · cas de la concentration > 1000 UFC/L et <100000 UFC/L
Formation du personnel pour la surveillance de l'exploitation
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 3.1
La personne responsable de la surveillance des installati ons est le responsable de la maintenance mécanique. Le chef de la maintenance, l’ensemble de l’équipe maint enance mécanique, 2 personnes de l’équipe maintenance électrique ainsi que les membres de l’équipe HSE, soit un total de 20 personnes, ont suivi le module de formation relatif au risque légionelles au mois de février 2024. Il a été vérifié en inspection, le listing des participants, les attestations de formation de la responsable HSSE et du responsable maintenance mécaniqu e ainsi que le support de formation. Celui-ci comprend des chapitres sur la réglementation, la prolifération des légionelles et le risque de légionellose, le fonctionnement des TAR, les mesures préventives et les moyens de traitement, ce qui répond aux attentes réglementaires. La formation a été dispensée par un organisme compétent qu i assure également le suivi des TAR, formation réalisée in situ avec application sur les équipements de l'usine. L'organisation des prélèvements est confiée à un autre prestataire.
Thèmes : Risques chroniques · Formation au risque légionnelle et modalités de prélèvement
Dispositions générales relatives à l'entretien préventif
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 3.7-I.1
La dernière version de l’analyse méthodique des risques date du 21 novembre 2023, correspondant à une mise à jour de l’analyse suite au dé marrage de l’usine 2 (extension) et des nouvelles TAR. L’exploitant a prévu de mettre à jour l’AMR après l’épisode de dép assements actuels. Il se fait accompagner par un prestataire dont l’intervenant est spécialisé dans le risque légionellose. La dernière AMR du 21/11/23 a été consultée par sondage. Il figurait déjà le risque lié aux compresseurs susceptibles d’être à l’arrêt avec l’impos sibilité de les isoler du réseau de refroidissement. Un schéma de principe figure dans cette analyse. L’exploitant a prévu de le mettre à jour avec les différents points de prélèvements ajoutés sur le réseau pour investigations.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 3.7-I.1b
La prévention du risque légionelle fait l’objet de la procé dure AUM-PSE0001 rev 13 qui prévoit l’intervention de plusieurs acteurs, le traiteur d’eau, l e laboratoire d’analyse via l’entreprise en charge des prélèvements, le service maintenance mécanique et le service HSSE. Il a été vérifié que le laboratoire est sous accréditation COFRAC (n°1-1546). Dans la procédure, est décrit le plan d’entretien qui prévo it des contrôles hebdomadaires sur les paramètres suivants : pH, conductivité, concentration en chlore, T°, suivi des produits injectés. Le plan d’entretien fait l’objet d’enregistrements dans le formulaire FOR218. Il est également décrit dans la procédure les opérations de maintenance et les actions en cas d’incident avec des logigrammes suivant que le résultat d’ analyse est inférieur ou supérieur à 100 000 UFC/L. Il a été vérifié le formulaire FOR 218 de la semaine 20 où sont tracés les paramètre relevés (pH, conductivité, T°, produits) et sur lequel est noté : « cho c le 13/05/24 à 16h30 - 3018 – 6L (TAR 1 et 2) », ce qui correspond à la date du choc en produit biocide de référence 3018 avec 6L injectés dans les TAR 1 et 2. Le traiteur d’eau par ailleurs établit des fiches de vie pour les TAR où est reprise la fiche de stratégie de traitement préventif. Le plan de surveillance est intégré à celui du plan général de suivi HSSE. La fréquence bimestrielle des analyses y est intégrée.
Thèmes : Risques chroniques · Mesures d'entretien préventif et indicateurs de suivi
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
Nous transmettons votre demande à des bureaux d'études du secteur et pouvons en être rémunérés. Nous ne nous portons garants de personne.
Autres installations inspectées à proximité
BUTAGAZ— Aumale (76390)1 point de contrôle avec suites administratives