Installation classée à Baupte (50500), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 6 février 2026 — 1 point de contrôle avec suites administratives.
L’inspection du 06 février 2026 avait pour but de vérifier l’organisation mise en œuvre par l’exploitant pour gérer la pollution de sa station d’épuration par un déversement accidentel d’alcool isopropylique. Dans cet objectif, l’inspection des installations classées s’est déplacée sur site afin de procéder aux premières constatations et s’assurer que des mesures de gestion de l’événement avaient été mises en place. Il ressort de cette inspection que l’exploitant a fait le choix de procéder à un relâchement maîtrisé des effluents de la station, en tirant parti du débit du milieu récepteur pour en diminuer les conséquences. Aucun impact notable n’a été observé ni rapporté dans les jours qui ont suivi l’incident. Il a été demandé à l’exploitant de transmettre les rapports issus du retour d’expérience de l’événement.
4points de contrôle
1avec suites administratives
0susceptibles de suites
3sans suite
Plan d'opération interne
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 06/02/2026, article R. 181-54
Le plan d’opération interne de l’établissement ne comporte pas de fiche-réflexe se rapportant à une arrivée massive de pollution dans les lagunes de la station d’épuration. Interrogé sur ce point, l’exploitant ne juge pas pertinent d’inclure ce scénario dans les critères d’activation d’un POI. Dont acte. Les inspecteurs relèvent néanmoins que la version disponible sur site est à l’indice 9, alors que la version transmise à l’administration est à l’indice 8. Il conviendra donc que l’exploitant adresse ce nouvel indice à : l’inspection des installations classées, le service départemental d’incendie et de secours de la Manche (SDIS 50) et la préfecture (SIDPC). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’inspection des installations classées demande à l’exploitant de lui communiquer une version à jour du plan d’opération interne de l’établissement Cargill de Baupte.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 06/02/2026, article R. 512-69
Le 03 février 2026, Cargill France a informé l’inspection des installations classées d’une pollution de la station d’épuration interne de son établissement de Baupte. Selon ces déclarations, l’événement est survenu dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2026 et a été détecté le 02 février 2026 en fin d’après-midi, lorsque le personnel chargé du suivi de la station d’épuration a relevé des valeurs anormales du paramètre « demande chimique en oxygène » (DCO) dans les échantillons prélevés en entrée et sortie de station. L’exploitant a fait le lien avec des difficultés rencontrées lors du redémarrage d’une unité de distillation, le dimanche précédent. Cette unité de distillation est destinée à rectifier l’isopropanol issu du procédé de production de carraghénanes, afin d’obtenir un alcool à haut titre qui sera ensuite réutilisé dans le procédé. L’équipe en poste le dimanche après-midi a rencontré plusieurs arrêts automatiques lors d’une séquence de redémarrage programmé de la colonne à distiller, sans pouvoir en identifier l’origine. L’équipe de quart de nuit s’est rendue dans les installations pour y faire des essais et rechercher les causes de l’impossibilité à monter en température. Après investigations, il est apparu qu’un capteur de pression, récemment installé pour la mise en service du projet Electric Eel, fournissait des informations erronées sur le débit massique des RMV (recompression mécanique de vapeur). L’équipement RMV est une modification récente de l’unité de distillation (fin 2025), qui permet de réduire la consommation de vapeur. Cette évolution s’est accompagnée de modifications du fonctionnement de l’unité et des synoptiques disponibles en salle de commande. Lors de ces recherches, un opérateur a prélevé un échantillon d’eaux résiduaires en pied de colonne et a perçu une odeur anormale d’alcool. Il a alors pris la décision d’actionner l’arrêt standard du procédé, en espérant interrompre l’envoi d’alcool à la station d’épuration. Or, à la différence d’un arrêt d’urgence enclenché par les automatismes, l’arrêt standard par action opérateur s’accompagne d’une vidange de la colonne à distiller vers la station d’épuration. Cette action a donc provoqué le déversement de 30 m³ d’isopropanol « bas titre » vers les lagunes de la station. Toutefois, l’opérateur n’a pas identifié cette pollution, car cette procédure de vidange a été récemment ajoutée à l’occasion de la mise en service d’Electric Eel. L’opérateur pensait ainsi pouvoir se reposer su
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 06/02/2026, article R. 512-69
Les représentants de Cargill ont présenté aux inspecteurs le déroulement d’un second incident survenu le 1er février 2026. Il est bien précisé qu’en dépit de sa concomitance, cet incident est distinct et sans lien avec celui décrit au point de contrôle n° 1. Lors d’une ronde de surveillance, le gardien de l’établissement a observé une fuite d’isopropanol « bas titre » au niveau du parc de stockage des alcools, en dehors de la rétention du parc. La fuite a été localisée au niveau d’une bride de tuyauterie, et circonscrite par arrêt de la pompe de circulation et manœuvre d’une vanne d’isolement. Des absorbants ont été utilisés pour recueillir l’alcool déversé au sol. L’exploitant estime à 400 L le volume d’alcool perdu. Deux actions ont été entreprises en particulier : une campagne de remplacement des joints de bride du même modèle que celui impliqué,• l’étude du déplacement des brides situées hors rétention pour les relocaliser au droit d’une rétention. • Le remplacement des brides par des joints soudés a été écarté pour des raisons d’ergonomie de soudage. À la demande des inspecteurs, l’exploitant a notifié cet incident par téléservices le 13 février 2026. En retour, l’inspection lui a adressé une demande de rapport circonstancié. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’inspection des installations classées demande à l’exploitant de compléter sa déclaration par un rapport d’incident.
Préservation des intérêts protégés par le code de l’environnement
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
L’inspection des installations classées s’est assurée de la mise en place de mesures visant à empêcher ou limiter la pollution du milieu naturel. À la découverte des valeurs non conformes au niveau de la station, l’exploitant a interrompu les rejets vers l’extérieur et placé à l’arrêt plusieurs ateliers générateurs d’effluents. L’installation de production de scléroglucane a été placée à son minimum technique, sans interruption. L’exploitant a déclaré que l’arrêt d’exploitation de cette unité se serait accompagné d’un envoi vers la station d’une charge polluante impossible à traiter à ce moment. L’exploitant a ensuite décidé la reprise des rejets vers l’extérieur, par crainte que les effluents de l’atelier de scléroglucane ne provoquent un débordement des lagunes et une pollution non maîtrisée. Afin de minimiser la pollution du milieu récepteur, l’exploitant a piloté l’ouverture des vannes de manière à profiter du débit de la Sèves, important à cette époque de l’année, pour favoriser une dilution dans le milieu. De plus, afin d’accélérer la décroissance de la concentration en DCO dans les lagunes, l’exploitant a ajouté un complément en azote et phosphore et réglé les aérateurs en mode « forçage ». Une surveillance de la qualité des effluents, aux niveaux des lagunes et avant rejet, montre l’évolution suivante (données fournies par l’exploitant le lundi 9 février) : Concentration en DCO (mg/L) Concentration en DCO (mg/L) Concentration en DCO (mg/L) Flux en DCO (kg/j) Jour Lagune 1 Lagune 2 Rejet Rejet Dimanche 1 260 278 Lundi 2 1600 700 660 537 Mardi 3 1100 800 676 406 Mercredi 4 666 620 596 524 8/9 Jeudi 5 440 472 383 426 Vendredi 6 304 301 238 338 Samedi 7 192 297 Dimanche 8 194 287 On observe donc que le paramètre « concentration en DCO rejetée » est non conforme du lundi 2 au jeudi 5 février (valeur limite prescrite de 300 mg/L) et que le paramètre « flux en DCO rejetée » est resté conforme durant cette période (valeur limite prescrite de 600 kg/j). Les inspecteurs se sont rendus au niveau du pont de Baupte, en aval du rejet de Cargill dans la Sèves, pour y déceler une éventuelle mortalité piscicole. Les observations en amont et en aval du pont n’ont montré aucun désordre visible à l’œil nu. Profitant d’une réunion organisée le 11 février à proximité des lieux, les inspecteurs ont effectué un deuxième passage au niveau du pont de Baupte, sans relever d’anomalie apparente. Enfin, l’exploitant a expliqué qu’une première action corrective issue du retour d
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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