Installation classée à Carbon-Blanc (33560), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 10 février 2026 — 11 points de contrôle avec suites administratives.
L'exploitant a fait une mise à jour de son POI en avril 2025. L'intervention de l'exploitant sur site s'est faite dans un délai de 30 min. Le délai d'obtention de l'état des stocks dans le cas d'une situation accidentelle n'est pas satisfaisant. Le document POI nécessite d'être consolidé en tenant compte des éléments détaillés dans le présent rapport et de la mise à jour de l'étude de dangers en cours d'instruction.
11points de contrôle
11avec suites administratives
0susceptibles de suites
0sans suite
Plan d’opération interne – existence
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 01/06/2015, article L 515-41
Le POI en vigueur a été reçu par l’inspection des installations classées en date du 22 octobre 2025. Le POI est daté d’avril 2025 et a pour référence FR.04.10.Doc.2162, version 1. Le document prévoit une annexe procédures d’urgences Spécifiques (FR.04.10.Doc.2175), la version reçue est totalement vide. La version papier, disponible à l'entrée du site contient ces fiches de procédures. Elles sont identiques à la version 2018 du POI et sont référencées FR.04.10.MO.004. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant procède à la mise à jour de son POI et veille à envoyer une version complète et consolidée à l'inspection des installations classées, à la préfecture et au SDIS. Une version papier, en plus de la version numérique, est également demandée pour la DREAL.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 27/09/2020, article R 515-100
6/15 Documents consultés : - compte rendu d'un exercice de sécurité (POI + évacuation) en date du 9 avril 2024, - compte rendu d'un exercice de sécurité (évacuation) en date du 23 septembre 2025, - courrier du SDIS 33 en date du 21 novembre 2024 concernant l'exercice POI. L'inspection du 28/10/2025 avait fait l'objet du constat suivant : "D'après les informations fournies, un exercice POI a été réalisé, le 9 avril 2024 avec la participation du SDIS 33. Dans son courrier du 21 novembre 2024, le SDIS 33 relève quelques observations et notamment que les actions de formation des personnels et la maintenance des matériels doivent être recensées dans le POI. Or, après consultation du POI transmis, ces informations n'y sont pas mentionnées." Aucun autre exercice n'a été mené entre l'inspection du 28/10/2025 et l'inspection inopinée objet du présent rapport. Le constat reste le même. L'exploitant a jusqu'à la fin du mois de février pour prendre en compte les observations formulées par le SDIS 33, dans son courrier du 21 novembre 2024 et notamment que les actions de formation des personnels et la maintenance des matériels doivent être recensées dans le Plan d'Opération Interne. Cette demande est renouvelée dans le présent point de contrôle. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Dans un délai de 1 mois, l'exploitant prend en compte les observations formulées par le SDIS 33, dans son courrier du 21 novembre 2024 et notamment que les actions de formation des personnels et la maintenance des matériels doivent être recensées dans le Plan d'Opération Interne.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Article 5
Document consulté :7/15 Feuille d'émargement à la formation "POI : origine, structure du classeur, déclenchement du POI, préparation des exercices pratiques 2026" en date du 28 janvier 2026. • Feuille d'émargement à la formation "POI" en date du 30 janvier 2014.• L'inspection des installations classées a consulté les documents susmentionnés, reçus le 19/02/2026. Ce document confirme la participation à la formation POI du directeur du site et de son adjoint à la formation du 28 janvier 2026. Les autres membres du personnel ont participé à la formation POI du 14/01/2014. Une mise à jour du POI ayant eu lieu en avril 2025, il conviendrait de procéder à une formation à l'ensemble du personnel du site et aux intervenants extérieurs sur la conduite à tenir en cas de situation d'urgence. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant délivre une formation sur les risques des installations, la conduite à tenir en cas d'incident ou d'accident et sur la mise en œuvre des moyens d'intervention à l'ensemble de son personnel et aux personnels extérieurs susceptibles d'intervenir sur le site, notamment les membres de la société de gardiennage. L'exploitant envoie les justificatifs de la tenue de cette formation à l'inspection des installations classées dans un délai de 3 mois.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Article 5
Documents consultés : Commande d'achat avec le société SOCOTEC ENVIRONNEMENT en date du 23/12/2025 pour la détermination des produits de décomposition sur le site de Carbon Blanc. • Contrat d'assistance SECHE URGENCES INTERVENTIONS•8/15 Les dispositions détaillées dans la prescription contrôlée supra ont été vues en inspection, l'exploitant est venu sur site en moins de 30 min après avoir été appelé par le directeur sécurité de MESSER France. Le descriptif de l'exercice POI est détaillé au point de contrôle suivant. La société a un contrat avec la société SOCOTEC ENVIRONNEMENT pour effectuer les prélèvements environnementaux. Par courriel en date du 19/02/2026, l'exploitant déclare que le contrat avec la société SECHE URGENCE INTERVENTION sus-mentionné est arrivé à échéance le mois précédent. L'exploitant envisage de ne pas le renouveler et de faire appel à cette société en cas de besoin, sans contrat et de payer de façon majorée le coût de l'intervention. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant s'assure que l'intervention de la société de nettoyage s'effectue dans un délai adéquat en cas de nécessité malgré l'absence de contrat. L'exploitant apporte des éléments de justification à l'inspection des installations classées.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe V Point a)
L'exercice POI a consisté en l'appel d'un témoin au numéro présent sur le portail du site, qui aperçoit des flammes derrière le bâtiment situé dans l'alignement du portail d'entrée. Le témoin entend également des détonations. Le déroulement a été le suivant : 19h45 appel au ROC (Remote Operating Center) qui a indiqué qu'il allait contacter le responsable sécurité de MESSER pour rappeler l'inspection des installations classées • 19h56 : appel du directeur sécurité : simulation d'un appel auprès du témoin pour faire une levée de doute, simulation également de l'appel au SDIS. Le directeur sécurité déclare appeler le directeur du site. Fin d'appel à 20h11. • 20h27 : rappel du directeur sécurité indiquant que le directeur de site a été prévenu.• Arrivée du directeur de site à 20h45.• 9/15 Le POI prévoit au paragraphe V, l'attribution des rôles dans la gestion des situations d'urgence avec le descriptif de chacun. Le POI compte 4 rôles : - Directeur des Opérations Internes (DOI) - Responsable d'intervention - Responsable de communication - Responsable d'évacuation/Logistique Le POI explicite le fait qu'il n'y a pas d'astreinte sur le site. En dehors des heures ouvrés, seul le rôle de DOI est identifié et attribué au ROC (Remote Operating Center). En se référant uniquement au POI, aucun intervenant de la société MESSER n'est prévu sur site en dehors des heures ouvrées. Le schéma d'alerte présent au paragraphe I ne prévoit pas non plus l'intervention d'une personne sur le site. Or, le jour de l'exercice, le directeur de sécurité, au téléphone, a précisé que dans certains cas de figures, le directeur de site (en cas d'absence son adjoint et en cas de non réponse le responsable commercial) est appelé pour se rendre sur site. De plus, la levée de doute a été effectuée après un rappel auprès du témoin. La fiabilité des éléments transmis est contestable. Le principe de levée de doute dans le cas d'un incident autre qu'une intrusion n'est pas prévue par le schéma d'alerte. La simulation de l'appel auprès du SDIS a montré des écarts entre la description de l'événement par rapport à la version du témoin. Les substances sur site ont été listées succinctement avec des erreurs : l'exploitant a précisé que du butane était sur site alors que le site n'en stocke pas. La présence d'hydrogène n'a pas été mentionnée et la quantité d'acétylène présente a été sous- évaluée. La fiche "Appel aux services de secours" (Annexe 1.1 du POI) prévoit que la direction du vent soit spécifié,
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe V Point c)
10/15 Documents consultés : Rapport d'intervention en date du 8 décembre 2025 sur la vérification programmée des extincteurs Rapport d'intervention en date du 8 décembre 2025 sur la vérification programmée des RIA et PIA Plan des zones à risque présent à l'entrée du site. L'indication du vent est matérialisée par une manche à air visible depuis le portail d'entrée sur le site mais n'a pas été mentionnée comme un paramètre pris en compte par l'exploitant lors de l'exercice. Dans le cas de l'exercice qui consistait à faire brûler des bouteilles de gaz présentes sur un poids- lourd chargé à proximité du stockage d'acétylène, la procédure d'urgence spécifique la plus appropriée s'intitule : Que faire en cas d'incendie sur une ou plusieurs bouteilles de gaz ?. Cette fiche (référence FR.04.MO.004, version 1) ne traite pas du cas de figures où les bouteilles sont sur poids-lourd ni le cas où il se produit en dehors des horaires de présence du personnel. Des moyens de lutte contre l'incendie sont présents sur le site et figurent sur le plan présent à l'entrée du bâtiment administratif (cf point de contrôle n°8). Par courriel en date du 19/02/2026, l'exploitant fournit les rapports d'intervention du prestataire en charge de vérification des extincteurs et des PIA/RIA. Les rapports font apparaitre qu'un RIA a été livré pour remplacer celui présentant une fuite. Le POI ne précise pas les modalités de confinement des eaux incendie. Après échange avec l'exploitant le jour de l'exercice, la fermeture de la vanne du bassin de confinement est prévue en cas d'intervention du SDIS. La procédure n'est pas formalisée. L'inspection des installations classées constate la présence d'une vanne de fermeture du bassin de confinement des eaux, signalé par un panneau. L'emplacement de ces vannes figure sur le plan des zones à risque. Par défaut la vanne est ouverte, l'exploitant ne possède pas de dispositif permettant de savoir si la vanne est ouverte ou non. Le jour de l'inspection le bassin de confinement était plein d'eau du fait des fortes précipitations qu'a connu le département fin janvier à mi-février. Dès que les conditions météorologiques le permettront, l'exploitant s'assure de la disponibilité du volume d'eau nécessaire dans son bassin de confinement des eaux incendie. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant met à jour les fiches d'intervention de son POI pour qu'elles soient pertinentes pour l'ensemble des phénomènes dangereux détaillés dans
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe V Point d) et e)
Le schéma d'alerte présent dans le paragraphe I du POI prévoit qu'en dehors des heures ouvrées la levée de doute s'effectue pas l'envoi d'un gardien sur place. Comme évoqué au point de contrôle n°5, le directeur de site a été prévenu par le directeur sécurité de MESSER, la société de gardiennage n'a jamais été évoquée lors de l'exercice. Le schéma prévoit l'appel de la DREAL et de la préfecture. Le directeur sécurité qui a procédé à l'appel a déclaré que le numéro de la DREAL n'était pas à jour, il correspond à la préfecture. En inspection, l'exploitant a déclaré que dans ce genre d'accident, les voisins du site sont prévenus par téléphone. L'exploitant a procédé à l'appel du IBIS nouvellement ouvert à proximité du site. Le numéro de téléphone ne figure pas dans l'annuaire en annexe du POI. Le schéma d'alerte ne prévoit pas de prévenir les voisins. Le schéma d'alerte fait mention d'une alarme, il s'agit d'une alarme d'évacuation de type alarme incendie et a vocation à alerter les agents pour se rendre au point de rassemblement. Elle n'a pas été testée en inspection. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant met à jour les différents annuaires présents en annexes du POI et le schéma d'alerte du paragraphe I.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe V Point f) et g)
L'inspection des installations classées constate la présence de trois plans dans le cahier POI disponible à l'entrée du site. Un seul est à jour et correspond aux derniers éléments envoyés par l'exploitant à la DREAL en date du 09/02/2026. Le plan fait figurer le point de rassemblement matérialisé sur site. La légende n'est pas à jour, elle n'indique pas le pictogramme relatif à la coupure générale d'électricité. Les documents étaient disponibles à l'entrée du bâtiment et non depuis l'extérieur, l'intervention d'un personnel de MESSER est donc nécessaire pour le fournir aux équipes du SDIS. La coupure générale d'électricité est à l'intérieur du bâtiment, l'exploitant doit donc se rendre sur site si le SDIS souhaite procéder à la coupure électrique avant toute intervention. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant met à jour les plans présents sur site pour n'avoir que la dernière version consolidée. L'exploitant s'assure auprès du SDIS que la disponibilité des plans dans l'entrée du bâtiment et la coupure générale électrique dans le hall de conditionnement ne constituent pas une difficulté pour la réponse opérationnelle des pompiers.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe V Point i)
Documents consultés : 13/15 Commandes d'achat auprès de SOCOTEC ENVIRONNEMENT en date du 05/11/2025 et du 14/10/2025 pour assurer des prélèvements environnementaux en 2026, 2027 et 2028. • Procédure d'alerte de l'astreinte SOCOTEC• Le POI mis à jour en avril 2025 ne fait pas mention de la stratégie de premiers prélèvements environnementaux. L'exploitant a contractualisé avec la société SOCOTEC ENVIRONNEMENT en novembre 2025 afin d'établir la stratégie des premiers prélèvements et organiser l'intervention de la société. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant procède à la mise à jour de son POI intégrant la stratégie de premiers prélèvements ainsi que le numéro de téléphone associé. Il intègre au besoin la fiche d'alerte établissant les informations à indiquer à la société en charge d'effectuer ces premiers prélèvements.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe V Point j)
Le POI ne prévoit pas d'actions à entreprendre après l'accident. En inspection, l'exploitant déclare qu'une intervention peut être déclenchée auprès de la société SECHE pour assurer le nettoyage du site au besoin. L'exploitant déclare qu'une surveillance peut également être mise en place en fonction de l'accident. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant met à jour le POI en précisant les mesures post-accidentelles à entreprendre.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article Article 50
L'état des stocks a été demandé à l'exploitant dès la simulation de l'appel auprès du SDIS vers 20h10, l'état des stocks total du site n'a été obtenu qu'aux environs de 21h50 après allumage de l'ordinateur et édition de la liste des stocks par le directeur du site. Ce stockage est général pour l'ensemble du site et ne permet pas d'identifier le stockage par zone. Le jour de l'inspection, un seul poids-lourd était stationné sur site. L'état des stocks de ce dernier ne se trouvait pas dans la banette situé à l'entrée du bâtiment administratif mais avait été récupéré par le chauffeur du poids-lourd et mis dans la cabine de conduite. Ainsi, si le feu s'était déclaré sur le poids-lourd en question, le SDIS n'aurait pas eu accès rapidement à la composition du stockage présent sur la remorque. Par sondage, l'inspection des installations classées a vérifié que le stockage sur le poids-lourds des bouteilles d'hydrogène corresponde à l'état des stocks. Lors de la visite sur l'ensemble du site, l'inspection des installations classées constate la présence de deux bennes de poubelles collées au stockage d'hydrogène, relié au hall de conditionnement. Cela constitue un risque d'inflammation au regard de ce que la poubelle est susceptible de contenir. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant fiabilise la fourniture de l'état des stocks en toute circonstance et dans un délai adéquat avec la réponse opérationnelle du SDIS. Cet état des stocks fait figurer les mentions de danger pour les substances stockées et les quantités approximatives des substances au sein de chaque zone de stockage. L'exploitant procède à l'enlèvement des poubelles à un autre emplacement que celui constaté le jour de l'inspection. Leur lieu de stockage pérenne ne doit pas constituer un risque pour le site.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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