Inspections ICPE

LUBRIZOL FRANCE SAS

Installation classée à Mourenx (64150), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 9 septembre 2025 — aucune suite administrative proposée.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0005202708
CommuneMourenx (64150)
DépartementPyrénées-Atlantiques
RégimeAutorisation
Statut SevesoSeveso seuil haut
Directive IEDoui
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL NA
Inspections listées8 depuis 12 avril 2022
SIRET54207095800047

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

Lubrizol respecte les temps de recours à la torche imposés par arrêté préfectoral du /2019. Les durées sont très inférieures aux limites autorisées du fait de la mise en service d'un traitement alternatif par charbon actif sur les effluents bas-PCI, et d'un temps de production très faible en 2024. Néanmoins, des progrès restent à réaliser par le biais d'un travail collaboratif avec Sobegi et Arkema afin d'augmenter la disponibilité de l'oxydateur opéré par Sobegi. Un projet d'arrêté préfectoral ayant pour objet d'actualiser les durées autorisées de torchage est en cours d'élaboration. Cet arrêté, transmis concomitamment à une actualisation des prescriptions applicables en la matière à Arkema et Sobegi, sera signé en 2025.

2points de contrôle
0avec suites administratives
0susceptibles de suites
2sans suite

Réduction des impacts durant les phases de torchage

Sans suite administrative

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 08/08/2019, article 5.2

La procédure de gestion des OTNOC (conditions d'exploitation autres que normales) n'a pas été modifiée depuis 2024 et son analyse lors de la dernière visite d'inspection. En 2024, les données les plus notables sont : - recours à la torche sur les évents bas-PCI : 91 h normalement traités sur l'incinérateur SOBEGI ; - recours à la torche pour les évents haut-PCI : 56 h normalement traités sur l'oxydateur SOBEGI; - utilisation de la colonne de filtration par charbon actif CA356 pour les évent bas PCI en cas d'indisponibilité de l'incinérateur : 4356 h . Le contexte de production de l'année 2024 a été très particulier : - arrêt de la fourniture d'H2S suite à des problèmes chez Sobegi durant quasiment 2 mois entre décembre 2023 et février 2024 ; - grand arrêt de maintenance durant 2 mois et demi de fin mars à fin mai ; - interruption de la production pour des raisons de faible demande de marché durant près de 6 semaines en fin d'année. Du fait de ces conditions de fonctionnement particulières, le filtre à charbon actif pour les évents bas-PCI a été sollicité à un niveau comparable à une année de pleine production (évents de capacité à traiter en continu, y compris hors production). Des indisponibilités de l'incinérateur (reprise du réfractaire) ont également obligé à solliciter le filtre en fin d'année. La charge de charbon actif est efficace pour une année au rythme de sollicitation de 2024 (50% du temps), et le fait d'être ou pas en production ne modifie pas sensiblement cette durée. Un suivi hebdomadaire est effectué par le biais d'une revue d'analyse de causes de pertes de disponibilités. Cette revue hebdomadaire a pour but de remédier aux aléas de fonctionnement de l'oxydateur et de l'incinérateur. Le taux de fiabilité de l'incinérateur ne permet pas d'envisager à ce jour un respect des durées autorisées de torchage pour Lubrizol sans le recours au filtre à charbon actif. Les causes des dysfonctionnements examinés ne sont que rarement en lien avec la composition ou les débits des gaz envoyés par Lubrizol. Le recours à la torche pour les évents haut-PCI est à mettre en perspective avec les 50% du temps de production. En 2024, le temps de disponibilité de l'oxydateur est de 7139 h contre 7396 h en 2023. Un arrêt de 24h pour maintenance est nécessaire toutes les 6 à 8 semaines. En 2023, Lubrizol avait dû interrompre sa production durant 25 jours pour ne pas avoir recours au torchage lors de périodes d'indisponibilité de l'oxydateur. Les améliorations attendu

Thèmes : Risques chroniques · Emissions atmosphériques

Emissions fugitives de COV

Sans suite administrative

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 08/08/2019, article 3.5

Le rapport 2024 d'ECS a été communiqué lors de l'inspection. Cette année a permis de compléter l'ensemble des points contrôlés puisqu'elle constituait la 5ème campagne consécutive depuis la signature de l'arrêté du 08/08/2019. Les points véhiculant des produits CMR sont contrôlés annuellement. Les sources inaccessibles n'ont pas été mesurées par une méthode alternative de type caméra infra-rouge. Cela représente 30 points sur 465 en 2024, et 397 sur 3198 au total des installations. Aucune fuite n'a été identifiée lors de cette 5ème campagne, et le débit total estimé de COV est égal à 96 kg/an ( cf ci-dessous). Chaque année depuis 2020, les fuites résiduelles ont pu être réparées dans l'année et aucune fuite résiduelle n'a été conservée avant la campagne de mesure suivante. Les 96 kg/an correspondent non pas à des fuites mineures mais à des facteurs d'émission par type d'équipement (raccords, brides, joints, vannes...). 66% de ces 96 kg estimés sont constitués d'isobutylène, et la N-butylamine représente 15 kg par an. Le seul composé CMR utilisé sur le site est le chlorure de méthylène et les quantités estimées par facteur d'émission (224 points dont 144 accessibles) sont de 5 kg/an. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Lubrizol vérifiera avec son prestataire la possibilité de contrôler par une méthode alternative de type caméra infra-rouge les 80 points non accessibles véhiculant du chlorure de méthylène afin de vérifier l'absence d'une source d'émission majeure et en informe l'inspection des installations classées sous 3 mois.

Thèmes : Risques chroniques · Emissions atmosphériques

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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