Inspections ICPE

MONNAIE de PARIS

Installation classée à Pessac (33604), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 23 février 2026 — 1 point de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0005201064
CommunePessac (33604)
DépartementGironde
RégimeAutorisation
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDnon
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL NA
Inspections listées6 depuis 4 mai 2023
SIRET16002001200029

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

La gestion de l'incident de l'atelier de cuivrage du 26 janvier 2026 a été menée avec réactivité et transparence vis-à-vis de l'administration. Le confinement sur site des eaux pluviales polluées a été assuré. Le devenir de ces eaux est actuellement géré par la société. Une installation de traitement mobile était en cours de dimensionnement pour rejet des eaux au réseau d'eaux usées après traitement, sur accord du gestionnaire de réseau. La solution retenue devait être portée à la connaissance de l'inspection des installations classées (IIC) avant mise en œuvre. Trois jours après l'inspection, le porter à connaissance a été transmis et un courrier de donner acte adressé à l'exploitant pour la mise en œuvre du traitement temporaire. L'analyse approfondie de l'incident reste à mener et à communiquer à l'IIC. Par ailleurs, il a été identifié qu'une mise à jour de l'arrêté préfectoral du site sera à prévoir concernant la gestion des eaux du site.

6points de contrôle
1avec suites administratives
0susceptibles de suites
4sans suite

Eaux usées industrielles

Avec suites administratives

Référence contrôlée : non précisée

L'établissement dispose d'une convention de rejets avec Bordeaux Métropole pour le rejet des eaux usées et pluviales à la station d'épuration du Clos de Hilde à Bègles, datée du 5 décembre 2018. Cette convention est adossée à l'arrêté de déversement n°2018BM0669 du 10 décembre 2018, dont la durée de validité est de 5 ans. L'exploitant a indiqué avoir sollicité le gestionnaire pour son renouvellement. Les points de rejet identifiés dans la convention sont les suivants : Eaux usées Eaux pluviales 1/ EU du poste de garde n°1 2/ EU domestiques et autres que domestiques n°2 3/ EU du laboratoire n°3 4/ Eaux de rinçage en provenance des ateliers de ttt surface et TAR n°4 5/ EU domestiques et assimilés domestiques n°5 6/ EP au niveau de la stèle (voie romaine) n°1 7/ EP parking, bât admin et poste de garde (voie romaine) n°2 8/ EP parking (av. Archimède) n°3 9/ EP parking (av. Archimède) n°4 10/ EP parking (av. Archimède) n°5 11/ EP côté garage n°6 L'exploitant a présenté les plans suivants, identifiant les rejets identifiés de la convention : Plan du réseau des eaux usées n°097026 O, créé le 14 mars 1996, mis à jour le 15 mai 2023 ;• Plan du réseau des eaux pluviales n°001008 J, créé le 9 mars 2001, mis à jour le 19 septembre 2023. • Il a été relevé que l'arrêté préfectoral du site identifie moins de points de rejets que dans la convention et que leur dénomination varie. Une mise en cohérence de ces informations est à prévoir. Dans le cadre de l'incident de l'atelier de cuivrage, la contamination des eaux pluviales identifiée concernait le point rejet EP4. Le bain objet du déversement contenait principalement du cuivre et du cyanure. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant procède au renouvellement de sa convention de rejets avec Bordeaux Métropole, en tant que gestionnaire du réseau d'assainissement collectif. Il transmet la convention renouvelée à l'inspection des installations classées, et sollicite une mise à jour de son arrêté préfectoral afin de mettre en cohérence les informations de l'arrêté avec la convention.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Gestion des eaux

Sans suite administrative

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 02/03/2017, article 4.3.11, 4.3.9.1 modifié et 4.3.12

10/13 Les valeurs limites de rejets des eaux usées et pluviales sont définies dans l'arrêté préfectoral du site. Toutefois, il a été relevé que les valeurs limites fixées par la convention de rejets avec Bordeaux Métropole ne sont pas totalement identiques. Il est rappelé que la valeur la plus restrictive est à retenir.

Thèmes : Risques chroniques · Rejets aqueux - Valeurs limites

Gestion des eaux pluviales

Sans suite administrative

Référence contrôlée : AP de Mesures d'Urgence du 29/01/2026, article 2.1 et 2.2

Suite à l'incident, comme évoqué plus tôt, le réseau d'eaux pluviales a été confiné par fermeture du point de rejet EP4, seul point concerné par la contamination, orientant ainsi les eaux vers le bassin de confinement du site (environ 600 m3). Une fois plein, le bassin de confinement a lui-même été isolé. Le réseau entre l'atelier de cuivrage et le point de rejet EP4 a entièrement été nettoyé et curé (certificat de la SARP (VEOLIA) – société spécialisé dans l’assainissement - transmis pour preuve). Du fait de la pluviométrie abondante, les eaux pluviales réalimentant le réseau et celles risquant de faire déborder le bassin de confinement étaient pompées au fur et à mesure, et stockées en tankers. Afin de pouvoir ré-ouvrir le batardeau de l'EP4, l'exploitant a procéder à des analyses en interne et par le Laboratoire des Pyrénées et des Landes (LPL) agréé. L'analyse du 30 janvier 2026 montrait que le taux de cyanures libres était sous le seuil de détection (<5µg/l) et le cuivre à 8,48 µg/l. Il est à noter que la concentration de cuivre est équivalente aux résultats d'autosurveillance rejet du P4 consultables sur GIDAF.11/13 Le bassin de confinement chargé en eaux polluées a été isolé, en attente de vidange et nettoyage. Compte tenu de ces informations, la DREAL a ainsi confirmé par mail que le batardeau du point de rejet EP4 pouvait être ouvert le 30/01/2026. Le jour de l'inspection, le bassin de confinement était toujours isolé, contenant environ 350 m3 d'eaux à vidanger. L'exploitant a indiqué qu'environ 225 m3 d'eaux contaminées ont été évacués par rotation de camions vers la SIAP en tant que déchets. Neuf enlèvements ont été réalisés sous le code 11 01 98* vu les bordereaux de suivi de déchets, le premier ayant débuté le 10 février 2026. Le site dispose de 15 tankers de 70 m3 et 4 tankers de 30 m3 pleins, à traiter, provenant du pompage du réseau lorsqu'il était fermé et du bassin afin d'éviter son débordement à cause de la pluie. Trois tankers vides sont disponibles en réserve. La société a travaillé sur la recherche d'une solution pour procéder à l'élimination de ces eaux. Elle a obtenue l'accord de Bordeaux Métropole pour pouvoir rejeter les eaux au niveau du point de rejet d'eaux usées, après traitement de celles-ci par une station de traitement mobile sur site. Le traitement doit permettre d'abattre les cyanures et de réduire la concentration de cuivre au niveau des valeurs limites déjà autorisées. Cette station mobile de traitement des eaux pourrai

Thèmes : Risques chroniques · EP

Bassin de confinement

Sans suite administrative

Référence contrôlée : AP de Mesures d'Urgence du 29/01/2026, article 2.3

Comme évoqué plus tôt, le bassin de confinement du site étant toujours isolé et chargé en eaux contaminées (350 m3) au jour de l'inspection, ce dernier reste indisponible en cas de nécessité si un nouvel accident a lieu sur le site. Pour répondre à l'APMU, l'exploitant a justifié de la communication interne d'une note de service datée du 30 janvier 2026 interdisant notamment la réalisation de travaux par points chauds et le dépotage/pompage de produits chimiques, et renforçant les rondes de l'équipe sécurité, y compris lors des périodes de non-activités. Le jour de l'inspection, il a été constaté qu'aucun permis de feu non justifié n'a été délivré en février 2026. Des rapports de rondes de sécurité ont pu être consultés (celui du 23/02 à 10h et ceux du 22/02). La fréquence des rondes a bien été renforcée. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant informe l'inspection des installations classées dès que le bassin de confinement du site est de nouveau opérationnel, photo justificative à l'appui, afin de permettre la levée des mesures compensatoires.

Thèmes : Risques accidentels · Disponibilité

Surveillance

Sans suite administrative

Référence contrôlée : AP de Mesures d'Urgence du 29/01/2026, article 2.4

La surveillance des eaux pluviales et des eaux souterraines a été mise en place. Eaux souterraines Les premiers résultats d'analyses des eaux souterraines ne relèvent pas de concentrations anormales. Vu le rapport d'analyses d'Eurofins du 19/02/2026 sur les Pz 1, 4, 5, 7 et 8. Cn < 10µg/l, Cu : max 11,1 µg/l sur Pz1, valeur cohérente avec l'autosurveillance habituelle du site. Cette surveillance sera à poursuivre aux mois de mars et avril prochain. Eaux pluviales 13/13 Les résultats d'analyses au niveau d'EP4 disponibles sont les suivantes: 29/01/2026 : Analyse par LPL - Cn < 5 µg/l & Cu 1283 µg/l 30/01/2026 : Analyse par LPL - Cn < 5 µg/l & Cu 8,48 µg/l - Analyses libératoires pour réouverture du réseau EP 06/02/2026 : Analyse LPL - Cn < 5 ug/l & Cu 4,83 µg/l 13/02/2026 : Analyse par LPL - Cn < 5 ug/l & Cu 44,6 µg/l 19/02/2026 : Analyse par LPL - Cn < 5 ug/l & Cu 13 µg/l Cette surveillance doit être poursuivie une semaine supplémentaire compte tenu du taux de cuivre mesuré le 13 février. Par ailleurs, l'exploitant a indiqué que les analyses et investigations par caméra du réseau ont permis de découvrir une canalisation historique sous l'atelier de cuivrage, nécessitant d'être nettoyée. Au jour de l'inspection, le réseau d'EP autour de l'atelier de cuivrage étaient partiellement confiné par le biais de 2 ballons de confinement placés dans le réseau afin de permettre les travaux de recherche de la canalisation historique. Ce point pourra être détaillé dans le cadre du dossier de porter à connaissance à produire dans le cadre de la cessation de l'activité du cuivrage.

Thèmes : Risques chroniques · Mesures

Gestion des eaux

Suites d'un type que nous n'avons pas su classer

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 02/03/2017, article 4.2.2, 4.3.5 & 4.3.6.1

Thèmes : Risques chroniques · Identification et localisation des points de rejets

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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