Inspections ICPE

SMURFIT WESTROCK CELLULOSE DU PIN

Installation classée à Biganos (33380), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 26 juin 2026 — 2 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0005200420
CommuneBiganos (33380)
DépartementGironde
RégimeAutorisation
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDoui
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL NA
Inspections listées13 depuis 18 janvier 2022
SIRET57214219800033

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

L'inspection a permis de constater que malgré l'ampleur de l'incendie au pic de son développement, ce dernier a pu être circonscrit à l'intérieur de l'établissement sans affecter directement certains enjeux naturels comme la forêt environnante ou les cours d'eau du Lacanau et de la Leyre, grâce à la réactivité et l'efficacité des importants moyens de secours déployés (jusqu'à 150 pompiers, moyens terrestres et aériens). L'outil de production a été peu affecté et l'activité du site a pu être maintenue. Un arrêté préfectoral de mesures d'urgence a été pris le 26 juin 2026, à l'issue de l'inspection afin : - d'imposer la mise en sécurité et la surveillance renforcée du site pour prévenir toute reprise d’incendie ; - d'encadrer la gestion et le déconfinement des eaux d’extinction stockées dans le bassin de stockage ultime avec un suivi analytique renforcé des rejets de la station d’épuration ; - de mettre en place une surveillance des eaux souterraines et des milieux potentiellement impactés ; - de renforcer le suivi du débit de réserve du Lacanau utilisé pour l’arrosage des zones sinistrées ; - d'encadrer l’évacuation des déchets issus du sinistre vers des filières autorisées. L’exploitant transmettra à l’inspection des installations classées un rapport d’accident présentant notamment les actions correctives et préventives mises en œuvre ou envisagées afin de prévenir le renouvellement d’un accident similaire et d’en limiter les conséquences potentielles.

6points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
4sans suite

Accident / Incident

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Code de l’environnement du 11/08/2025, article R. 512-69

Le 25 juin 2026, un incendie s'est déclaré sur le site SMURFIT WESTROCK au niveau d'un stockage de balles de papiers carton à recycler (PCR). L'astreinte DREAL a été rapidement contactée et un premier point de situation a pu être effectué avec l'exploitant dès 17h00 faisant état : - d'un départ de feu, détecté en interne, vers 15h50 au niveau d'une des zones de stockage des balles PCR (environ 1000 m2) dont l'origine n'était pas connue; - de la propagation de l'incendie au niveau de la zone de stockage des écorces et de stockage des rondins au sud-est du départ de l'incendie; - du déclenchement du Plan d'organisation interne de l'établissement; - de l'arrivée des pompiers vers 16h05, d'une montée en puissance d'importants moyens de secours (humain, moyens terrestre et aérien) - de l'identification des enjeux à protéger (forêt au sud-est, installations de production SMURFIT au nord-ouest, ligne RTE, etc.); - de la mise en œuvre des mesures de confinements des effluents du site et des eaux d'extinction vers le bassin de sécurité ultime.6/12 Le contact avec l'exploitant a été maintenu et l'inspection a été déclenchée le lendemain du début du sinistre. L'exploitant a procédé à la télédéclaration de l'incident le 29 juin 2026. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Dans un délai d'un mois, l'exploitant transmet un rapport d'incident comprenant notamment : - une description de la chronologie de l’événement ; - une description des matières dangereuses et polluantes impliquées ; - une description et l'analyse des conséquences ; - une analyse des mesures prises tout au long de l'événement (et de ce qui a conditionné la poursuite d'exploitation) ; - une analyse des circonstances et des causes de l'événement ; - une recherche des causes profondes ; - la description des enseignements tirés (retour d'expérience) et le plan des actions correctives et préventives retenues ou envisagées pour éviter le renouvellement d’un accident similaire et limiter les conséquences potentielles sur l'environnement.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques accidentels · Déclaration - rapport d'accident

Situation adminsitrative

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 10/11/2024, article 1.2.1, 8.2.1

8/12 Au regard des stockages affectés par l'incendie, balles de papier carton recyclées (PCR), rondins de bois, écorces, l'inspection s'est attachée à vérifier l'état des stocks correspondant au regard des quantités autorisés. S'agissant des balles PCR, la quantité présente au jour de l'incendie était de 4165 t soit un volume de 14 360 m3 (inférieur au 19150 m3 autorisé au maximum) S'agissant des rondins, les 360 000 m3 de capacité maximale autorisée de bois et biomasses sont répartis en plusieurs zones au regard de la surface disponible. Sur la zone affectée appelé Parc Koné, 13 200 tonnes de rondins de bois au maximum peuvent être stockés compte-tenu de la surface disponible. L'exploitant n'a pas été en mesure de préciser le tonnage ou le volume réellement présent. S'agissant du stockage d'écorces, il a été rapporté lors de l'incendie par le CODIS, une surface de stockage de 11000 m2 pour environ 8500 tonnes. Considérant une densité des écorces de 0.35 , au regard du tonnage rapporté, le volume s'approcherait de 24 000 m3. Le volume de stockage est à confirmer par l'exploitant. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant justifie dans son rapport d'incident, les quantités de matières (balle PCR, rondins, écorces) stockés lors de l'incendie sur les zones sinistrées et justifie sa conformité aux capacités maximales stockées.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques accidentels · Etat des stocks

Confinement des eaux - collecte des effluents

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 10/11/2024, article 7.5.2.1 / 7.5.2.2

Dès le début de l'incendie, l'exploitant a indiqué avoir mis en place le confinement des eaux du site vers le bassin de confinement ou bassin de sécurité ultime (BSU) Au début de l'incendie, le taux de remplissage du bassin était de 72 % du volume de 45 000 m3 du bassin soit un remplissage à hauteur de 32 400 m3pour un volume disponible de 12 600 m3. Le remplissage du BSU était constitué d'effluents issus du nettoyage de la chaudière liqueur noire réalisé lors du dernier arrêt technique (mai 2026). Ce bassin (BSU) était en cours de destockage avec un débit maîtrisé de 20 à 30 m3/h pour garantir le traitement par la STEP, en lien avec la gestion du SIBA et les travaux en cours sur l'exutoire (Wharf). Pour rappel, le rejet de la STEP du site se fait dans le collecteur géré par le SIBA qui a pour exutoire le wharf de la Salie. Ce wharf fait l'objet de travaux depuis mai 2026. Lors de la période de travaux, il a été demandé à l'exploitant de limiter son débit de rejet. L'ensemble des effluents du site (resté en activité durant le sinistre) et des eaux d'extinction collectées via le réseau d'égout du site était dirigé vers le BSU, via le bassin de pré-décantation et la fosse de relevage. D'importants moyens d'extinction ont été mis en œuvre par les services de secours (moyens terrestres et moyens aériens avec plusieurs largage d'eau d'extinction depuis un hélicoptère bombardier d'eau avec produit retardant pour protéger la forêt) sur 3 principales zones : la zone des balles PCR, la zone des rondins et la zone des écorces. Lors de la visite sur site, l'inspection a pu constater que les zones de stockage des rondins et des écorces ne sont pas imperméabilisées pour assurer la collecte des eaux d'extinction. Seule la zone des balles PCR est imperméabilisée et permet la collecte via le réseau d'égout. Le jour de l'inspection, 24h00 après le début de l'incendie, l'inspection des installations classées a pu constater que l'incendie avait été maîtrisé. Les services de secours et l'exploitant poursuivaient des opérations d'arrosage :10/12 - à l'eau brute pour refroidir et annihiler le développement de feux couvants au niveau du stockage des balles PCR et des écorces - à l'eau additivée d'agent mouillant pour assurer l'extinction complète des rondins Le taux de remplissage du BSU était au moment de l'inspection de 79% soit un remplissage à hauteur 35 500 m3 pour un volume disponible de 9 450 m3. Les opération d'arrosage sur site se sont poursuivies durant le week-end. Au

Thèmes : Risques accidentels · Effluents confinés et efficacité du dispositif

Confinement des eaux - bassin de confinement

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 10/11/2024, article 7.5.2.4 / 7.5.2.5

L'inspection a pu constater sur site le taux de remplissage du BSU et la nécessité d'encadrer son déstockage au regard des produits impliqués dans l'incendie. Voir le point de contrôle précédent quand aux dispositions prises pour assurer la vidange du BSU. L'arrêté préfectoral de mesure d'urgence a été pris le jour de l'inspection, le 26 juin 2026. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant est tenu de mettre en œuvre les dispositions prévues dans l'arrêté de mesures d'urgence du 26 juin 2026 s'agissant des conditions de déstockage des effluents contenus dans le bassin de sécurité ultime, en particulier la justification de l'absence de pollution des eaux incompatibles avec la capacité de traitement de la station d'épuration et la mise en œuvre d'un plan de surveillance renforcé du rejet en sortie de STEP au regard des produits impliqués dans l'incendie.

Thèmes : Risques accidentels · Gestion du bassin de sécurité ultime (BSU)

Traitement des effluents

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 10/11/2024, article 4.3.2

Au cours de l'inspection, l'exploitant a exprimé sa demande de stopper le détournement des effluents vers le bassin de sécurité ultime pour les basculer à nouveau vers le traitement via sa station d'épuration considérant : - le niveau élevé du BSU (taux de remplissage de 79%, conjoncturel au stockage d'effluents issus de l'arrêt technique récent) ; - les premières analyses réalisées sur les eaux (MES, DCO) ; - la nature des eaux collectées, à savoir des eaux brutes (sans additif) pour assurer le refroidissement des balles PCR ; - la non collecte des eaux d'extinction (additivées) employées sur la zone des rondins. L'inspection a indiqué à l'exploitant qu'il lui appartenait d'appréhender la capacité de ses ouvrages de traitement au regard des dispositions de l'article 4.3.2 et des produits impliqués dans l'incendie (biomasse, déchets de plastique, produits mouillant, retardant, etc..). Il est ainsi apparu nécessaire pour l'inspection de proposer des mesures d'urgence visant à mettre en œuvre un plan de surveillance renforcée du rejet de la STEP. L'arrêté préfectoral de mesure d'urgence a été pris le jour de l'inspection, le 26 juin 2026. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant est tenu de mettre en œuvre les dispositions prévues dans l'arrêté de mesures d'urgence du 26 juin 2026 s'agissant de la mise en œuvre d'un plan de surveillance renforcé du rejet en sortie de STEP au regard des produits impliqués dans l'incendie.

Thèmes : Risques chroniques · Gestion des eaux de refroidissement

Consommation d'eau

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 10/11/2024, article 4.1.1

Le Lacanau est employé par l'exploitant comme source d'eau et notamment source d'eau considérée "inépuisable" pour assurer la lutte contre l'incendie. L'inspection des installations classées s'est attaché à contrôler le jour de l'inspection l'absence d'impact visible au niveau du cours d'eau (en aval du sinistre) et le respect du débit réservé du Lacanau par un contrôle sur site et au regard de l'échelle limnimétrique. Ce contrôle n'a pas appelé d'observation, néanmoins, compte tenu de la poursuite des opérations d'arrosage annoncées par les services de secours, il est apparu nécessaire de prévoir de mesures d'urgence de surveillance du débit du Lacanau jusqu'à l'arrêt des opérations précitées. L'arrêté préfectoral de mesure d'urgence a été pris le jour de l'inspection, le 26 juin 2026. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant est tenu de mettre en œuvre les dispositions prévues dans l'arrêté de mesures d'urgence du 26 juin 2026 s'agissant de la mise en œuvre de la surveillance du débit réservé du Lacanau.

Thèmes : Risques accidentels · Débit de réserve du Lacanau

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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