Installation classée à Doullens (80600), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 27 avril 2026 — 5 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0005104152
Commune
Doullens (80600)
Département
Somme
Régime
Enregistrement
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL HdF
Inspections listées
3 depuis 30 juin 2023
SIRET
63203998800100
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 1414Gaz inflammables liquéfiés (remplissage ou distribution)
Rubrique 1530Papiers, cartons ou analogues (dépôt de) hors ERP et 1510
L’exploitant a insuffisamment maîtrisé les eaux d’extinction lors du sinistre survenu dans la nuit du 22 au 23 avril 2026. En conséquence, l’inspection des installations classées propose au préfet de la Somme de mettre en demeure l’exploitant afin de renforcer les dispositifs de confinement ainsi que l’organisation liée à leur déploiement.
5points de contrôle
5avec suites administratives
0susceptibles de suites
0sans suite
Incidents et accidents
Avec suites administratives
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 27/04/2017, article Chapitre 2.5
Aux alentours de 01h20, lors d’une opération de manutention d’une balle de carton en sortie de presse, un chariot élévateur fonctionnant au gaz s’est immobilisé à proximité immédiate de la zone de stockage de déchets "carton". Lors d’une tentative de redémarrage, un départ de feu a été constaté sous le chariot. Les opérateurs présents ont immédiatement alerté leurs collègues et engagé une première tentative d’extinction à l’aide d’extincteurs portatifs. Cette intervention n’a pas permis de maîtriser le sinistre, qui s’est rapidement développé. Le phénomène a été aggravé par un important dégagement de flammes au niveau de la bouteille de gaz du chariot, lié à l’activation de la soupape de sécurité, conduisant les opérateurs à interrompre leur intervention et à se mettre en sécurité. Le feu s’est ensuite propagé aux balles de cartons situées à proximité. À 01h30, les services de secours ont été alertés. L’exploitant a procédé à une télédéclaration d’accident le 24 avril 2026. Toutefois, la destination des eaux polluées mentionnée dans cette déclaration apparaît erronée et l’évaluation des impacts environnementaux demeure incomplète. Ces éléments sont à consolider au regard des résultats d’analyses actuellement en cours. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant procédera à une correction de sa déclaration d'accident en tenant compte des résultats des analyses en cours.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 27/04/2017, article 2.1.1
L’exploitant dispose d’obturateurs destinés à prévenir toute pollution accidentelle des réseaux d’eaux pluviales. Toutefois, alors que l’incendie s’est déclaré aux alentours de 1h20, la mise en place de ces dispositifs n’est intervenue que plusieurs heures après le début du sinistre. L’exploitant évalue, en lien avec le SDIS, le volume d’eaux d’extinction rejeté à environ 840 m³. Les analyses de caractérisation des eaux polluées sont actuellement en cours. Ainsi, malgré l’existence de moyens prévus à cet effet, leur déploiement tardif n’a pas permis de satisfaire aux prescriptions réglementaires susvisées en lien avec le confinement des eaux d’extinction. Afin de remédier à ces insuffisances, l’exploitant prévoit les mesures suivantes : - identifier précisément le réseau d’eaux pluviales et ses exutoires, et mettre les plans correspondants à disposition des équipes d'intervention (ESI) - remplacer sans délai les équipements utilisés et définir un emplacement clairement identifié et signalé ; - former les ESI à l’utilisation de ces dispositifs et intégrer leur déploiement au prochain exercice incendie prévu au second semestre 2026 ; - mettre à jour le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) ; - mettre à jour le plan d’opération interne (POI), notamment au travers de scénarios réalistes et de fiches réflexes adaptées. Ces mesures sont de nature à répondre aux exigences réglementaires applicables. Cependant, compte tenu du fait que ces mesures devraient déjà être en place, il est proposé de mettre en demeure l’exploitant de procéder à leur mise en œuvre dans un délai de trois mois. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat :6/8 L'exploitant s'assure de la réalisation des mesures suivantes dans un délai de 3 mois : - identifier précisément le réseau d’eaux pluviales et ses exutoires, et mettre les plans correspondants à disposition des équipes d'intervention (ESI) - remplacer sans délai les équipements utilisés et définir un emplacement clairement identifié et signalé ; - former les ESI à l’utilisation de ces dispositifs et intégrer leur déploiement au prochain exercice incendie prévu au second semestre 2026 ; - mettre à jour le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) ; - mettre à jour le plan d’opération interne (POI), notamment au travers de scénarios réalistes et de fiches réflexes adaptées.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Conception et exploitation des installations internes de transit de dechets
Avec suites administratives
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 27/04/2017, article 5.1.3.
Les eaux de la plateforme de transit de déchets sont directement collectées vers le milieu récepteur, constitué d’un fossé situé à proximité du site et se rejetant dans l’Authie. Lors de la visite, l’inspection des installations classées n’a pas mis en évidence de défaut d’étanchéité de la dalle constituant l’aire de transit. Toutefois, le regard de collecte observé est directement connecté au milieu récepteur. L’exploitant devra ainsi préciser le cheminement des eaux météoriques percolant au travers des déchets présents sur cette plateforme et démontrer sa capacité à confiner les volumes d’eau susceptibles d’être utilisés en cas d’intervention sur cette zone. En l’état, il apparaît que seul le réseau de collecte assure un effet tampon avant rejet vers le milieu naturel et semble sous-dimensionné pour confiner le volume d'eau à confiner lors de ce sinistre.7/8 Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant mettra à jour son formulaire D9A à l'échelle de son site afin d'estimer son besoin de confinement les eaux et s’assurera de disposer des moyens nécessaires pour confiner ce volume en adéquation avec les lieux d'éventuels sinistres sur son site.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Thèmes : Risques chroniques · Gestion des eaux suspetibles d'être polluées
Formation du personnel
Avec suites administratives
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 27/04/2017, article 7.4.4
Malgré l’intervention des ESI dès le début du sinistre, ces derniers n’ont pas déclenché l’alerte incendie. Cette absence de déclenchement a conduit à la non-application des procédures prévues par le plan d’opération interne (POI), notamment celles relatives au confinement des eaux d’extinction dès les premières phases de l’événement. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant procédera à la formation de ses équipes d'intervention sur ces aspects et mettra en place des procédures/fiches reflex en lien avec le confinement des eaux en cas de sinistre.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 27/04/2017, article 7.6.5
8/8 La visite d’inspection s’est limitée à la plateforme extérieure du site. L’exploitant devra justifier de la présence ainsi que de la capacité du bassin de confinement prévu par la prescription susvisée, laquelle ne semble vraisemblablement pas permettre de collecter l’intégralité des eaux d’extinction susceptibles d’être générées en cas de sinistre sur le site. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant devra justifier de la présence ainsi que de la capacité du bassin de confinement prévu par la prescription susvisée.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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