Installation classée à Boulogne sur Mer (62200), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 23 juillet 2026 — aucune suite administrative proposée.
L'exploitant est conscient de la situation d'alerte sécheresse et a agi en conséquence pour respecter les 10 % de réduction de prélèvements d'eau demandés. Les seules exceptions (dépassement du volume journalier maximal prélevable) découlent de la détection de Listeria, ce qui implique un nettoyage essentiel nécessitant beaucoup d'eau. L'exploitant a soumis une demande de dérogation à ces réductions mais compte la corriger.
7points de contrôle
0avec suites administratives
0susceptibles de suites
7sans suite
Niveau de vigilance
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 09/12/2025, article 3
L'exploitant a bien connaissance de l'arrêté préfectoral du 9 juillet 2026 passant le bassin versant côtier du Boulonnais en alerte sécheresse et des restrictions qu'il implique. Il a produit une demande de dérogation aux mesures découlant de cet arrêté le 13 juillet 2026, transmise par courrier le 15 juillet 2026.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 09/12/2025, article annexe I-1
L'établissement consomme effectivement plus de 10 000 m3 d'eau par an. Il fonctionne en 2x8 heures de travail par jour. Sur les mesures du plan sécheresse : L'exploitant dispose d'un plan d'actions sécheresse, dont les mesures suivantes ont bien été mises en place : Campagne de sensibilisation de l'ensemble des salariés (affichages constatés dans la salle de pause et sur les écrans, des causeries sont réalisées sur le thème de la sécheresse à chaque prise de poste mais l'inspection n'a pas pu le vérifier (pas d'émargement causerie ou dispositif similaire)) ; • Espacement des nettoyages frigo (les frigos matières premières, qui sont les plus importants en volume stocké, sont désormais nettoyés une fois tous les 15 jours contre 1 semaine avant la sécheresse, l'exploitant indique également avoir réalisé un point "sécheresse" avec le prestataire de nettoyage deux semaines avant l'inspection) ; • Réduction du mode de lavage des caisses (des sachets sont placés dans les caisses et protègent celles-ci du contact avec le produit manipulé, réduisant le besoin de lavage) ; • Suppression des nettoyages à l'eau des parties "sèches" de l'entreprise (ces parties•5/9 comptent pour environ un quart de la surface des bâtiments, cette mesure ne peut pas être étendue à toute l'installation en raison du risque sanitaire, Listeria notamment) ; Priorisation des lignes de production automatique (les chaînes de filetage manuel ont été arrêtées, les équipes associées sont en repos et la chaîne "petits poissons" fonctionne seulement 8h/j). • Une mesure n'a pas été mise en place le jour de l'inspection : Optimisation des horaires d'ouverture de l'entreprise visant à réduire l'amplitude horaire.• L'exploitant justifie ceci avec le repos des équipes normalement affectées aux lignes arrêtées. Sur la réduction des prélèvements en eau : L'exploitant a présenté à l'inspection son suivi de prélèvements d'eau au compteur. La valeur est vérifiée visuellement sur le compteur puis reportée dans un tableur quotidiennement. Depuis le franchissement du seuil "Alerte sécheresse" le 9 juillet 2026, les consommations journalières sont : inférieures à la limite maximale de prélèvement (réduction 10 %) de 417 m3/j (car le volume de référence du site est de 460,84 m3/j) ; • absente (oubli de report) pour le 18/07 seulement ;• supérieures à 417 m3pour les dates du 14/07 (448 m3) et 15/07 (429 m3).• Pour la valeur absente, la valeur de consommation sur les deux jours (jour oublié + jour suivant) est de 6
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 09/12/2025, article annexe I-1
Le registre de prélèvements présenté à l'inspection (voir point de contrôle n° 2) est renseigné tous les jours de fonctionnement de l'usine. Il fait état de la date, l'heure et la valeur relevée au compteur d'eau.6/9 Sur place, l'inspection a constaté la cohérence de la valeur du compteur avec la valeur relevée le matin même et les jours précédents.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 30/06/2023, article 2.II
Lors de l'inspection, le tableur de l'exploitant permettant de calculer le volume de référence et les différentes réductions associées aux seuils de sécheresse indique un prélèvement annuel total de 108 418 m3 pour 2025. L'inspection a fait remarquer l'incohérence avec la déclaration GEREP effectuée qui mentionne 107 443 m3 pour 2025. Avant la finalisation de ce rapport, l'exploitant a rectifié les calculs (en prenant comme référence la valeur déclarée sur GEREP). L'inspection est donc en accord avec les calculs suivants : Volume de référence : 460,84 m3/j (les périodes de prélèvement "anormal", représentant 97 jours au total, ont bien été exclues du calcul) ; • En enlevant 5 % pour les usages de sécurité, on obtient 437,80 m3 sur lesquels on calcule la réduction de 10 % (43,78 m3) ; • En retranchant la réduction au volume de référence, on obtient la valeur de prélèvement maximal journalier en période d'alerte sécheresse : 460,84 - 43,78 = 417 m3/j. •
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 09/12/2025, article Annexe 1
La demande de dérogation aux restrictions découlant de l'arrêté préfectoral du 09 juillet 2026 a bien été déposée par l'exploitant, par courriel du 13 juillet 2026. Celle-ci est en cours d'instruction. Elle a été complétée le 21 juillet 2026 par les données demandées par l'inspection. Suite aux incohérences relevées (volume de référence, critère d'exemption au titre de l'arrêté ministériel du 30/06/2023), l'exploitant indique vouloir formuler une nouvelle demande de dérogation, corrigée. L'inspection a rappelé à l'exploitant que dans le cas du franchissement d'un autre seuil de sécheresse, la demande de dérogation et/ou la dérogation éventuellement accordées deviennent caduques.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 30/06/2023, article 3
Contrairement à ce que l'exploitant a indiqué dans sa demande de dérogation, l'activité du site rentre bien dans la catégorie : "- transformation agroalimentaire en flux poussé : transformation ou conditionnement en produits et ingrédients destinés à l'alimentation humaine et animale de matières premières d'origine agricole périssables à l'état frais, qui ne sont pas à l'état congelé, et dont la transformation ne peut être différée ;" Le site ne transforme que des produits de la mer frais. De plus, l'exploitant indique avoir près d'une semaine de marchandise actuellement en transit vers l'usine (ne pouvant être différé). Il est rappelé à l'exploitant que ce critère ne l'exempte pas de devoir demander une dérogation. En effet, le cadre réglementaire inter-départemental (arrêté du 09/12/2025) est plus restrictif que le cadre national (arrêté du 30/06/2023 susvisé). En revanche, la satisfaction de ce critère peut compter dans l'avis rendu sur la demande de dérogation, d'où l'intérêt de clarifier la situation de l'exploitant vis-à-vis de ces critères. L'exploitant travaille également sur un projet de réutilisation de ses eaux usées traitées (REUT), faisant partie des critères d’exemption à partir d'un certain volume réutilisé, mais celui-ci n'existe pas encore à la date de l'inspection.
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 23/08/2023, article 2
L'exploitant a réalisé une étude technico-économique relative à l’optimisation de la gestion globale de l’eau sur son site ayant pour finalité la limitation des usages de l’eau et la réduction des prélèvements d’eau, avec pour objectif une diminution de 10 % d'ici à 2025 par rapport aux prélèvements de l’année 2019. Celle-ci a été transmise à l'inspection de l'environnement le 25/07/2023. Cette étude comprend les éléments cités dans la prescription. La partie "Étude et analyse des possibilités de réduction de prélèvement" y est succincte mais l'exploitant justifie cela en intégrant la réalisation d'études de ce genre (réseau d'eau industrielle, réutilisation pour prélavage, recirculation d'eau en boucle fermée pour la découpe) à son échéancier. L'exploitant est parvenu à une réduction d'environ 13.3 % de ses prélèvements sur le réseau d'eau potable entre 2021 et 2025. Volumes prélevés : 124 000 m3 en 2021, 107 443 m3 en 2025.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
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Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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