Installation classée à Sainghin-en-Mélantois (59262), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 5 août 2026 — 4 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0028400088
Commune
Sainghin-en-Mélantois (59262)
Département
Nord
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Seveso seuil haut
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL HdF
Inspections listées
11 depuis 8 août 2022
SIRET
82332606100038
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 1434Liquides inflammables (remplissage ou distribution) autres que 1435
Rubrique 1436Liquides combustibles de point éclair compris entre 60° C et 93° C (st
L'établissement ANIOS a formulé une demande de dérogation concernant les prélèvements d'eau de son établissement. Il a été fait état lors de l'inspection d'une part des actions en cours de réduction des consommations d'eau au niveau des différentes lignes, mais aussi du caractère stratégique des produits commercialisés pour le milieu médical notamment.
7points de contrôle
4avec suites administratives
0susceptibles de suites
3sans suite
Relevé des consommations d'eau
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/05/2022, article 4.5.1
Dans le cadre de la préparation de l'inspection, l'exploitant a transmis le relevé mensuel des consommations jusqu'à juin 2026 inclus en 3 points : consommation "incendie", consommation "sanitaire" et consommation "process". Les éléments ne sont pas saisis dans GIDAF tel que prévu réglementairement. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il convient de saisir dans GIDAF les éléments en termes de consommation d'eau tel que prévu par la réglementation. Vous réaliserez un rattrapage à minima sur l'année 2026.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 13/06/2024, article 2
Dans le cadre de la préparation de l'inspection, l'explotant a transmis les consommations d'eau. Année Consommation (en m3) 2025 47976 2024 54092 2023 54099 2022 62145 2021 60632 2020 78894 2019 59210 Les consommations d'eau annuelles respectent les valeurs mentionnées dans l'arrêté préfectoral complémentaire. En 2020, période de COVID, la consommation respectait l'arrêté préfectoral en vigueur qui fixait une limite à 91000 m3. Les consommations d'eau mensuelles moyennes respectent la valeur réglementaire excepté pour le mois de juin 2026 (247 m3). Cet écart s'explique par une augmentation de l'activité de production sur cette période. Lors de l'inspection, il a été constaté à la faveur de la présentation du fichier de suivi quelques dépassements journaliers, notamment : - 21/01/2026 : 321 m3 (dysfonctionnement d'un aérotherme survenu fin 2025, dont les effets se sont prolongés jusqu'en mars 2026, date à laquelle l'équipement a été remplacé par un nouveau système) ; - 15/07/2026 : 306 m3 (problème de conductivité sur l'installation de déminéralisation, ayant entraîné une augmentation de la consommation d'eau, ce problème est actuellement en cours de résolution) ; - 17/06/2026 : 308 m3 (demande de production plus importante sur cette période). L'exploitant a transmis le relevé quotidien des prélèvements en eau "industrielle" et a précisé les circonstances des dépassements observés. Le ratio moyen de prélèvement d'eau par tonne de produit fini respecte la valeur réglementaire prescrite (1,46 en 2025 et 1,49 à ce stade pour l'année 2026). La légère augmentation s'explique par la problématique de conductivité. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat :7/13 Il convient de prendre les mesures nécessaires concernant le problème de conductivité rencontrée et me faire part sous 1 mois des dispositions mises en œuvre.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
avancée des actions visant à la réductions des prélèvements d'eau
Avec suites administratives
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 13/06/2024, article 3
L’action d’espacement des désinfections des lignes de conditionnement en toujours en cours et l'exploitant tient à jour un bilan pour chacune des lignes. Avant la mise en œuvre du projet, l'ensemble des opérations de nettoyage des lignes de conditionnement était réalisé à l'aide d'un rinçage renforcé, quel que soit le niveau de toxicité du produit précédemment conditionné. Cette approche garantissait l'efficacité du nettoyage mais entraînait une consommation d'eau importante, y compris pour les produits présentant un faible niveau de risque ou une facilité de nettoyage élevée.L'objectif du projet est d'adapter les conditions de rinçage au niveau de risque réel des produits en introduisant deux nouveaux niveaux de nettoyage : le rinçage léger pour les produits à faible toxicité et le rinçage standard pour les produits à toxicité intermédiaire, tout en maintenant le rinçage renforcé pour les produits les plus contraignants. Cette démarche vise à réduire significativement les consommations d'eau et les coûts associés aux opérations de nettoyage, tout en garantissant le maintien des exigences de qualité, de sécurité et de validation des procédés. À ce jour, le projet d'optimisation des rinçages a permis de valider 89 % des procédés de rinçage léger et 55 % des procédés de rinçage standard. Les validations réalisées confirment la possibilité d'adapter les cycles de nettoyage au niveau de risque des produits tout en garantissant l'efficacité du procédé. Les résultats observés montrent une réduction moyenne de la consommation d'eau de l'ordre de 70 à 80 % pour les rinçages légers et de 45 à 50 % pour les rinçages standards par rapport à un rinçage renforcé. L'établissement dispose de 25 lignes de conditionnement et un salarié est dédié à cette mission. L'exploitant a également précisé qu'en complément des lignes de conditionnement, l'optimisation du rinçage des cuves et des pompes est en cours. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il convient de transmettre le document appelé par l'article visé dans un délai de 9 mois.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Thèmes : Autre · avancée des actions visant à la réductions des prélèvements d'eau
Restriction des consommations
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 24/07/2026, article 2
L'exploitant n'a pas établi à ce jour de volume de référence. Il y a une mauvaise compréhension de la notion de "volume de référence". Les éléments transmis post-inspection ne définissent pas clairement ce "volume de référence". Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il convient d'indiquer à l'Inspection sous 8 jours le volume de référence tel que prévu par la réglementation.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/05/2022, article 4.5.3
8/13 L’étude technico-économique a été transmise à l’Inspection des installations classées par courriel en août 2023. Une visite d’inspection a été menée le 7 novembre 2023 sur le site afin d’évoquer le contenu de l’étude, et les suites pouvant y être données. L’eau arrivant sur le site en provenance du réseau public est amenée à subir un traitement via une station de déminéralisation comprenant adoucisseurs et osmoseurs, d’un rendement de 86,5 % (c’est à dire que 100 m³ d’eau sont nécessaires pour produire 86,5 m³ d’eau utilisée dans le process). La répartition des usages de l’eau sur le site est la suivante : - en tant que matière première, pour la fabrication chimique de gel hydroalcoolique, de détergents et de désinfectants destinés au monde de la santé : de l’ordre de 42% de la consommation annuelle, - pour alimenter les systèmes de nettoyage en place : 27% de la consommation annuelle, - de manière plus marginale pour des rinçages K à la main L : 10% de la consommation annuelle - pour l’alimentation de la chaudière de l’évapo concentrateur : 10% - pour les rinçages de la station de déminéralisation : 14%. L'exploitant a mis en place plusieurs actions : - Optimisation des durées de rinçages de la station de déminéralisation : le volume d’eau utilisé pour les régénérations des adoucisseurs a pu être réduit de 5 % en 2021, ce qui correspond à une réduction de 0,6 % du volume global prélevé par l’établissement. - Suppression de la phase de détergence et optimisation des rinçages des lignes de conditionnement : suite à l’épisode de contamination qui a touché le site en 2019, le protocole de rinçage des lignes de conditionnement avait évolué. Une étape de détergence a été ajoutée avant le rinçage. L’exploitant a repensé ses programmes de rinçages avec des cycles plus nombreux mais plus courts en 2023. L’exploitant estime dans son étude l’économie d’eau liée à cette action à environ 5000 m³/an, soit 8,2 % des prélèvements de l’année 2021. Ces 3 actions ont permis à l’exploitant de diminuer ses prélèvements annuels de 5485 m³/an soit 9 % des prélèvements de l’année 2021. L’étude estimait le gain supplémentaire lié au traitement des 13 lignes restantes à 2638 m³/an, ce qui devait permettre d’atteindre l’objectif de réduction de 10 % des prélèvements d’eau. L’exploitant a néanmoins poursuivi ses investigations afin de poursuivre les réductions de prélèvements d’eau : - Espacement des désinfections des lignes de conditionnement : L’une des pistes supplémentaires
Thèmes : Autre · Etude technico économique sécheresse
Plan d'actions sécheresse
Sans suite administrative
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 19/05/2022, article 4.5.4
L'exploitant a joint un plan d’action sécheresse à son étude technico-économique remise en août 2023.10/13 Il y précise que la société Laboratoires ANIOS, de par son domaine d’activité (fabrication de produits désinfectants), est soumise à un contrôle strict de l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé). Cela se traduit par des protocoles sanitaires stricts, contraignants et difficilement optimisables selon lui, sur de courtes périodes. Il identifie deux leviers majeurs : - la suppression de la phase de détergence : action complètement appliquée au cours de l’année 2023 ; - l’espacement des désinfections : action à l’étude Ces deux leviers ont d’ores et déjà été actionnés par la société afin de réduire de manière pérenne ses prélèvements. L’exploitant n’identifie pas d’action supplémentaire ponctuelle à mettre en œuvre en période de sécheresse.
Passage en vigilance renforcée du bassin Marque et Deule
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 24/07/2026, article 1
La commune de Sainghin-en-Mélantois est situé dans le bassin versant Marque-Deule. Ce bassin a été placé en vigilance renforcée par arrêté préfectoral du 29/06/2026 puis en alerte le 09/07/2026 et est actuellement en alerte renforcée depuis le 24/07/2026. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant a connaissance des textes réglementaires en vigueur quant à l'alerte renforcée. Il a transmis au préfet une demande de dérogation qui fait l'objet d'une instruction. Il a précisé que le site fabrique des produits destinés au secteur de la santé et doit garantir la continuité d'approvisionnement de ses clients, notamment les établissements de soins. Dans ce contexte, une réduction significative ou un arrêt de la production ne sont pas envisageables. Il a précisé que les consommations d'eau sont très majoritairement dues à la production (certains produits sont constitués majoritairement d'eau) et qu'il met en œuvre des mesures supplémentaires autant que possible. Le nettoyage des bennes a par exemple été suspendu à ce jour.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
Nous transmettons votre demande à des bureaux d'études du secteur et pouvons en être rémunérés. Nous ne nous portons garants de personne.
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