Installation classée à Saint-Vulbas (01150), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 30 juin 2025 — 3 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0006102269
Commune
Saint-Vulbas (01150)
Département
Ain
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Seveso seuil haut
Directive IED
oui
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL AURA
Inspections listées
7 depuis 21 juillet 2022
SIRET
38921885000037
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 1434Liquides inflammables (remplissage ou distribution) autres que 1435
Les enjeux de sécurité du site en cas de perte de l'alimentation électrique sont de courte durée, de l'ordre de 15 minutes. La mise en repli est manuelle et décrite dans une fiche réflexe concise. Cette fiche nécessiterait des mises à jour. Compte tenu de l'absence du responsable de la maintenance le jour de l'inspection, les rapports de contrôle de maintenance des dispositifs de secours électriques n'ont pas pu être contrôlés.
7points de contrôle
3avec suites administratives
0susceptibles de suites
4sans suite
Actions engagées pour la mise en sécurité (3.b)
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 59
Le site Speichim à Saint-Vulbas est en activité 24 heures sur 24. Un nouveau groupe électrogène de 650 kW (750 kVA), plus puissant que le précédent, a été mis en service en février 2023 à l'occasion de l'extension du site (SVB3). Il vient en secours des sorties des transformateurs des trois unités. Seul le T2bis n’est pas secouru. En cas de coupure, l’alimentation de secours n’est indispensable que pour la phase de mise en sécurité des installations. Le groupe électrogène démarre et l'alimentation bascule automatiquement. La mise en sécurité et le redémarrage des équipements nécessaires sont réalisés manuellement. Il s'agit de maintenir le refroidissement des gaz pendant une quinzaine de minute après le début de la panne électrique pour finir de condenser les vapeurs des colonnes de distillation. L'absence d'eau réfrigérée dans les condenseurs peut entrainer une montée en pression dans les colonnes et un risque de rejet par leurs soupapes de protection. En dernier recours, si le groupe électrogène ne démarrait pas, l'exploitant pourrait injecter de l'eau. Cette stratégie détériorerait l'appareil de production. Il est également possible d'interrompre les réactions sous vide en « cassant » le vide. La fiche réflexe « Perte électricité réseau S2-MO-016-SVB n°1 » décrit par ordre de priorité les installations à démarrer, en commençant par le compresseur de SVB 2 et les TAR. Elle est disponible sur le réseau informatique et en salle de contrôle, à la disposition du chef de poste. Certains points sont à mettre à jour (voir demande ci-dessous). Elle devra notamment prévoir les actions à mettre en place une fois la phase de mise en sécurité d'urgence réalisée. Par ailleurs, la fiche réflexe précitée ne fait pas mention des actions nécessaires pour le redémarrage des installations. L'exploitant est invité à évaluer si cet ajout, ou tout du moins un renvoi vers les procédures afférentes, serait nécessaire. Une fiche réflexe est dédiée à chaque utilité nécessitant une conduite à tenir (air comprimé, azote et électricité). Les opérateurs communiquent par talkie-walkie. Le numéro de téléphone d'urgence du fournisseur d'électricité figure dans l'annuaire des téléphones professionnels. Une coupure d'électricité a eu lieu le 31 mars 2023 pendant deux heures en pleine journée, de 10h30 à 12h30. La mise en sécurité a été réalisée en 10-15 minutes. Le redémarrage a duré 8 heures environ. Demande de l’inspection des installations classées : La fiche réflexe « Perte Electricit
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective Délai : 2 mois Page 7 / 10
Thèmes : Actions nationales 2025 - Mise en sécurité
Autonomie du dispositif de secours électrique et de surveillance (4.b)
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 7
Le réservoir de gasoil du groupe électrogène a une capacité de 600 litres. Cela permet de maintenir les énergies pendant quelques heures : la puissance serait utilisée au maximum de la capacité la première heure (161 litres), puis à 25 % de cette capacité les heures suivantes (soit 40 l/h). Si le réservoir est plein, le groupe permettrait d'assurer une surveillance depuis la supervision pendant une douzaine d'heures. Lors de la visite d'inspection, le réservoir du groupe électrogène était rempli à 49%, soit une autonomie de moins de 5 heures. Demande de l’inspection des installations classées : L'exploitant doit définir et mettre en œuvre les modalités de gestion du niveau du réservoir du groupe électrogène afin que l'alimentation électrique de secours soit suffisante pour le maintien de la sécurité du site lors d'une coupure électrique de plusieurs heures. Il doit également mettre en place une procédure de test du groupe.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective Délai : 2 mois Page 9 / 10
Thèmes : Actions nationales 2025 - Dispositifs de secours électrique
Maintenance utilités et dispositifs de secours électrique (5)
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 52
Les batteries des détections flamme et gaz ainsi que le groupe électrogène font chacun l'objet d'un contrat de maintenance avec contrôle au moins annuel. L'exploitant a présenté à l'inspection des installations classées le plan de contrôle du centralisateur de mise en sécurité incendie (CMSI) par Vinci Facilities du 27/03/24 ; ce rapport préconisait le remplacement d'un lot de batteries. L'exploitant a depuis remplacé son CMSI. Compte-tenu de l'absence du responsable maintenance, l'exploitant n'a pas été en mesure, lors de l'inspection, de présenter les rapports de contrôle de la société GIG attestant de la maintenance des batteries de la détection gaz. L'équipe de maintenance du site démarre tous les mois le groupe électrogène. La société ER2A réalise un contrôle tous les 6 mois. L'exploitant n'a pas été en mesure de présenter le rapport de groupe du groupe électrogène. Demande de l’inspection des installations classées : L'exploitant doit communiquer à l'inspection des installations classées les derniers rapports de contrôle des batteries des détecteurs de gaz et du groupe électrogène.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant Délai : 2 mois Page 10 / 10
Thèmes : Actions nationales 2025 - Maintenance et test
Alimentation en énergie et utilités associées (1)
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 56
Le site est alimenté en haute tension (20 kV) par Enedis et en gaz par GRDF. Le site dispose de quatre transformateurs 400 V, alimentant chaque unité de production (SVB 1, SVB 2 et SVB 3) et les traceurs T2bis. L'exploitant a présenté à l'inspection des installations classées le plan de distribution électrique du site mis à jour le 27 juin 2025. Les autres énergies consommées alimentent les chaufferies au gaz (produisant de la vapeur ou un fluide thermique), les vannes (à l'air comprimé), les tours aéro-réfrigérantes (TAR), l'inertage et la cryogénie (à l'azote). Une panne d'alimentation électrique déclenche une alarme sur l'automate, qui est lui-même secouru sur onduleur.
Thèmes : Actions nationales 2025- Alimentation en énergie
Stratégie de l’exploitant en cas de perte d’électricité (2)
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 56
En cas de rupture de l'alimentation en azote, les effluents gazeux ne sont plus traités. En cas de coupure électrique, les opérations de productions, les tours aéroréfrigérantes (TAR) et les chaudières sont secourues dans un premier temps puis arrêtées. L'évaporation en pied des colonnes de distillation continue pendant environ quinze minutes avant de s'interrompre naturellement. Toutes les vannes automatiques se mettent dans leur position de repli par manque d'air comprimé.
Thèmes : Actions nationales 2025 - Stratégie en cas de perte d’utilité électrique
Arrêts et mise en sécurité (3.a)
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 56
Lors de l'inspection, le cas du noeud papillon NP09 (bac pris dans un incendie) de l'étude de dangers du site a été analysé afin d'identifier les actions des différentes MMR s'opposant aux phénomènes dangereux pouvant faire suite à une coupure électrique. Les automates sont secourus pendant 20 minutes par onduleurs, l'instrumentation dont les mesures de niveau est secourue pendant 30 minutes. Les onduleurs permettent le maintien de la supervision dans l'attente du démarrage du groupe électrogène. Les batteries de la centrale de détection gaz et de la centrale détection feu ont une autonomie de 48 heures. La motopompe incendie est sur diesel. Un nouveau système d'extinction type déluge, nécessitant de l'air comprimé pour sa mise en route, protège les installations SVB1 et SVB3. En cas de coupure électrique, sans action manuelle pour l'inhiber, le déluge se déclenchera. L'extinction sur SVB2 est déclenchée manuellement en cas de besoin. Des vannes de pied de bac à sécurité positive assurent une protection par un dispositif fusible. Aucun stockage ne nécessite de refroidissement pour des raisons de sécurité.
Thèmes : Actions nationales 2025 - Mise en sécurité
Modalités de maintien de la surveillance si coupure d’électricité (3.c)
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 64
Les détecteurs gaz et flammes sont secourus sur batterie. Ces batteries ont une autonomie de 48 heures.
Thèmes : Actions nationales 2025 - Mise en sécurité
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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