Installation classée à Vire Normandie (14500), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 2 juillet 2026 — 2 points de contrôle avec suites administratives.
L'exploitant a réalisé ces dernières années des économies d'eau importantes sur le site. Sur le sujet des légionnelles, l'exploitant doit renforcer la maîtrise du risque légionnelles. Une vigilance reste à assurer sur le sujet des odeurs au niveau de la STEP.
3points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
1sans suite
Sobriété hydrique
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 02/02/1998, article 2
Le thème de la gestion de l'eau est régulièrement abordé en inspection. A la date de l'inspection, il est rappelé que le département du Calvados est placé en alerte sécheresse par arrêté préfectoral du 30 juin 2026 sur le secteur du Virois. L'eau utilisée sur le site provient du réseau d'alimentation en eau potable. L'exploitant a réalisé un audit Eau en 2020 avec un bureau d'études spécialisé (GES). L'exploitant a rappelé l'évolution de la consommation d'eau du site : - en 2020, consommation d'environ 572 000 m3 d'eau ; - en 2023, consommation d'environ 462 000 m3 d'eau ; - en 2025, consommation d'environ 405 000 m3 d'eau ; pour 2026, l'exploitant vise une consommation d'eau d'environ 360 000 m3. Le site consomme en moyenne 1400m3 d'eau par jour, et rejette en moyenne dans la Vire environ 1700m3 d'eau par jour. Les différentes économies d'eau réalisées ces dernières années résultent d'actions d'ordre techniques et organisationnelles. L'exploitant précise par ailleurs surveiller la consommation d'eau quotidiennement (indicateur). L'exploitant indique étudier pour l'avenir d'autres projets de réduction de la consommation d'eau (comme l'arrêt des 3 TAR n°1 - 2 et 3, la récupération de 100% des eaux de lait). L'arrêté cadre sécheresse du Calvados du 27 juin 2023 et l'arrêté ministériel du 30 juin 2023 imposent en alerte aux ICPE une réduction de 5% des prélèvements d'eau, sauf si l'industriel peut justifier d'une réduction de prélèvement d'eau d'au moins 20% depuis le 1er janvier 2018. 5/7 Malgré les économies déjà réalisées sur le site, l'exploitant envisage une économie d'eau en alerte sans la chiffrer. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection des installations classées demande sous 2 mois : - de définir le volume de référence pour votre installation (tel que défini à l'article 2 de l'arrêté ministériel du 30 juin 2023 relatif aux mesures de restriction en période de sécheresse) ; - de vous positionner / justifier sur la réduction de la consommation d'eau de votre installation au stade de l'alerte ; - de rappeler les principales mesures techniques et organisationnelles mises en place depuis 2018 ayant permis de réduire la consommation d'eau de votre établissement.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 24/11/2005, article 5.1
Un cas de légionnelles (> 100 000 UFC/l) a été signalée au niveau de la tour aéroréfrigérante n°10 du site sur l'application GIDAF en février 2026 (analyse du 24/02/26). L'exploitant a procédé à une analyse de l'évènement. Conformément à la réglementation, l'exploitant a réalisé un traitement biocide. L'analyse du 12 mars 2026 a confirmé l'efficacité du traitement réalisé (valeur < 1 000 UFC/l). L'origine de l'évènement serait un bras mort d'eau au niveau d'une des deux pompes de circulation. L'exploitant a prévu de réaliser des travaux de modification sur l'automate des pompes avec une alternance de fonctionnement toutes les 12 heures. Après échanges, il peut être noté que : - l'analyse méthodique des risques (AMR) du 22/01/26 de l'APAVE mentionnait pour la TAR n°10 qu' "il existe des bras morts de criticité moyenne sur le circuit d'eau pulvérisée (permutation des pompes irrégulières et non maitrisées) ". Ce point n'a pas été traité en interne ; - conformément à la réglementation en vigueur (arrêté du 14 décembre 2013 - art. 26 II - d), en cas de résultats supérieurs à 100 000 UFC/l, l'AMR doit être mise à jour. Ce point n'a pas été réalisé.7/7 Lors de la visite des installations, il est constaté que : - les TAR n°1, 2 et 3 (prévues d'être arrêtées) présentent un certain niveau d'usure ; - la TAR n°8 est arrêtée, mais à date non démantelée (les utilités ont été purgées) ; - la TAR n°10 ne présente pas de fuite. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection des installations classées demande sous 3 mois : - pour les TAR n°1, 2 et 3, toujours en fonctionnement sur le site, de vérifier que les actions correctives issues des AMR réalisées sont bien mises en oeuvre sur le site afin de minimiser le risque de prolifération et de dispersion des légionnelles. Vous préciserez la période d'arrêt et de démantèlement des 3 TAR ; - pour la TAR n°8, de préciser la période de démantèlement ; - pour la TAR n°10, de procéder à la mise à jour de l'AMR et à la mise à jour des plans d'entretien et de surveillance.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 27/02/2020, article Annexe Titre II-14
Le sujet des odeurs a été abordé lors de l'inspection du 3 septembre 2025 suite aux signalements d'odeurs de juin et août 2025. Sur demande de l'inspection, l'exploitant a formalisé un plan de gestion des odeurs comme demandé par l'arrêté ministériel du 27 février 2020. Pour traiter la problématique in situ, l'exploitant s'est appuyé sur une société spécialisée (entreprise Séché). Une modification de la gestion des eaux usées a été testée au niveau de la STEP à la fin de l'année 2025 (avec le by-pass du bassin tampon et l'envoi des eaux usées directement dans les 2 bassins d'aération de 3200 m3). Cet essai s'est révélé à date concluant. Aucune problématique d'odeur n'a été signalée depuis le 1er janvier 2026, y compris en période de forte chaleur.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
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Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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