Inspections ICPE

GIRONDINE DE CARBONISATION

Installation classée à Lacanau (33680), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 5 août 2026 — 1 point de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0005200836
CommuneLacanau (33680)
DépartementGironde
RégimeAutorisation
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDnon
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL NA
Inspections listées3 depuis 13 avril 2023
SIRET46920056200020

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

L’inspection a montré que l’établissement ne dispose pas des ressources en eau suffisantes pour assurer la lutte contre l’incendie conformément aux exigences fixées par son arrêté d’autorisation. Le volume d’eau requis pour maîtriser le scénario d’accident dimensionnant des installations n’est pas garanti. En conséquence, la reprise de l’activité ne pourra intervenir qu’après démonstration de la suffisance des moyens d’extinction disponibles. Par ailleurs, l'inspection conduit à demander à l’exploitant de faire le point sur les demandes d’autorisation en cours, qui semblent au moins partiellement caduques.

2points de contrôle
1avec suites administratives
0susceptibles de suites
1sans suite

Moyens d’intervention en cas d’accident

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/07/2019, article 7.5.3.

L’établissement de Lacanau a été cerné par les flammes durant l’incendie de Saumos en juillet 2026. Toutefois, les efforts du SDIS et des équipes de l’établissement ont permis de contenir la propagation de l’incendie et de préserver la majeure partie des équipements industriels et des produits, à l’exception notable des 5 scies au Sud du site qui ont été détruites, et du parc à bois à l’intérieur de l’établissement à l’Est qui a presque entièrement brûlé. En revanche, les stocks de charbon, les installations de carbonisation, de pyrogazéification (quoique non fonctionnelles, cf. supra), et leurs équipements annexes notamment de défense contre l’incendie, sont intacts. Toutefois, un fait important n’avait pas été porté à la connaissance de l’administration : la bâche d’eau de 960 m³ qui est censée constituer l’essentiel des réserves en eau d’extinction d’incendie de l’établissement a été détruite le 21 juin 2026, pour une raison non clairement établie, mais dont on suppose (au vu de l’enregistrement d’une caméra) qu’il s’agit de la rupture d’un joint thermosoudé. L’enregistrement et l’inspection montrent que cet accident n’a pas causé de dégât majeur dans l’installation, malgré la grande quantité d’eau déversée. Cette réserve d’eau était encore indisponible le jour de l’inspection : il n’en subsistait que la bâche ruinée et en pratique irréparable. L’exploitant indique que l’alimentation en eau de la lutte contre l’incendie de Saumos s’est faite essentiellement en plongeant un tube crépiné dans le ruisseau voisin (le canal de Caupos) et en aspirant l’eau avec une motopompe. L’établissement est également doté d’une bâche d’eau souple de 150 m³, qui alimente un réseau pressurisé doté de vannes pompier de 70 mm ; cette réserve d’eau sert également à l’alimentation des robinets d’incendie armés (RIA) de l’établissement. L’exploitant indique qu’elle peut par ailleurs être réalimentée au besoin par une réserve d’eau de 60 m³ d’eau initialement destinée au process. L’établissement dispose par ailleurs d’un ancien bassin, non visé dans l’actuelle défense contre l’incendie, doté d’une géomembrane apparemment encore étanche, non pourvu de raccords pompier, et dans lequel se trouvaient au jour de l’inspection quelques dizaines de m³ d’eau. L’exploitant indique qu’il pourrait au besoin le compléter pour avoir au moins 120 m³. Bien qu’il dispose de certaines réserves en eau, qui ont vraisemblablement été suffisantes pour contenir la propagation de l’incendie de Saumos a

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques accidentels · Ressources en eau et mousse

Situation administrative

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Code de l’environnement du 12/10/2007, article R.511-9

Lors de l’inspection, l’exploitant a indiqué que la majeure partie des équipements et activités nouvelles visés dans le dossier de demande d’autorisation de novembre 2024, soit n’étaient pas construits, soit avaient été construits et n’avaient pas été mis en service : en particulier, tout le process de pyrogazéification et de stockage du gaz de synthèse, dont les installations sont présentes sur le site mais non fonctionnelles. L’inspection de terrain a permis de confirmer ce point : en particulier, les installations de pyrogazéification ne sont physiquement pas raccordées aux installations de production de charbon. Aucun des équipements du projet de production d’hydrogène n’est construit. L’exploitant indique que, pour des raisons conjoncturelles et notamment financières, l’essentiel de ce projet ne verra pas le jour dans un avenir proche. Il estime en conséquence que les conditions d’exploitation actuelles, pour l’essentiel, correspondent aux activités visées par l’arrêté préfectoral du 19 juillet 2019. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant se positionnera, sous trois mois, par rapport aux demandes d’autorisation d’exploiter déposées les 28 février 2022 et 4 décembre 2024. Si celles-ci ne sont plus d’actualité, il fera les démarches nécessaires pour les retirer. Dans le cas contraire, il veillera à fournir un dossier complet en réponse aux demandes de complément de l’administration.

Thèmes : Situation administrative · Nomenclature des ICPE

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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