Installation classée à Salindres (30340), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 16 décembre 2025 — 1 point de contrôle avec suites administratives.
L'inspection est réalisée dans la continuité de la visite du 9 décembre 2024 menée sur les thématiques "eaux souterraines" et "action nationale PFAS". Concernant le volet "suivi des eaux souterraines", une évolution réglementaire applicable au 1er juillet 2023 renforce les conditions de suivi et impose désormais un bilan quadriennal pour les sites où une pollution des eaux souterraines a été identifiée. Des investigations complémentaires ont été menées depuis la dernière visite pour clarifier la vitesse de circulation de la nappe profonde, l'hydrogéologie du site et notamment l'interconnexion entre les eaux circulant dans les remblais et la nappe marno-calcaires. Ces éléments doivent permettre de redéfinir le cadre de surveillance des eaux souterraines en ce qui concerne la nappe marno-calcaires selon un réseau positionné en amont et en aval hydraulique de la plateforme. Il est demandé à l'exploitant de compléter sous 3 mois le bilan quadriennal transmis pour le mettre en conformité avec le nouvel article 65bis de l'arrêté ministériel du 2 février 1998 selon les points relevés au constat 1 détaillé ci-dessous. La surveillance mise en place doit également permettre de suivre ou détecter la présence de pollutions liées à l’activité industrielle sur la plateforme de Salindres, afin de mettre en place les éventuelles mesures de gestion pour prévenir ou limiter les impacts extérieurs au site. La présentation des résultats d'autosurveillance de la nappe des remblais 2024-2025 fait ressortir deux zones à proximité des limites est de la plateforme présentant des concentrations de pollutions significatives en ce qui concerne les PFAS (acide trifluoroacétique ou TFA) et les composés organiques volatils halogénés (COHV). Ces niveaux élevés de concentration traduisent la présence de pollutions concentrées nécessitant la proposition de mesures de gestion associées (à savoir la suppression des pollutions concentrées) en application de l’article R.512-39-3.-I du code de l’environn
6points de contrôle
1avec suites administratives
0susceptibles de suites
5sans suite
Eaux souterraines
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 02/02/1998, article 65bis
5/12 L'exploitant a transmis un bilan quadriennal 2019 -2023 daté du 15 mai 2024 en réponse aux demandes de l'inspection du 5 juillet 2023 et propose de faire évoluer le suivi des eaux souterraines. Lors de l'inspection du 9 décembre 2024 il a été estimé que des précisions devaient être apportées pour faire évoluer le suivi actuellement prescrit sur les points suivants : 1. Hydrogéologie du site : proposition de transects pour mieux comprendre l’hydrogéologie locale. Cette action doit en particulier permettre de déterminer si la nappe marno-calcaires, semi-captive, peut localement alimenter la nappe des remblais. Elle doit également permettre d’évaluer la vitesse de déplacement de la nappe marno-calcaires afin de pouvoir justifier la fréquence des analyses dans cette nappe. Une première série d'investigation géophysique a été réalisée durant le mois de février 2025. Au vu des résultats de cette première campagne d’investigation, l’exploitant n’a pas jugé nécessaire pour le moment de mener une seconde campagne géophysique supplémentaire. Une cartographie permettant d’illustrer l’hydrologie locale avec la représentation des sens d’écoulements des nappes intégrant les données de juin 2024 de la zone Montana fournies par Rio Tinto a été complétée. Des essais de pompage avec injection de fluorescéine ont été effectués par le bureau d’études certifié WSP sur trois doublets de piézomètres Pz21/Pz301_s et Pz101/Pz300_s, sites présentant une superposition des nappes des marno-calcaires et des résidus/remblais. Ces essais on consisté en l'injection de fluorescéine dans l'ouvrage superficiel, le pompage de l'ouvrage profond pendant une période de 24 à 72 heures (en fonction de la réponse du niveau piézométrique ou de la récupération de fluorescéine), et le suivi des niveaux piézométriques et des concentrations de fluorescéine à l'aide d'un fluorimètre, dans le but de caractériser les communications inter- nappes. Sur la base des résultats de ces investigations : -la cartographie permettant d’illustrer l’hydrologie locale avec la représentation des sens d’écoulements des deux nappes intégrant les données de juin 2024 de la zone Montana fournies par Rio Tinto a été complétée ; - une communication possible ascendante et descendante entre la nappe des résidus/remblais et la nappe des marno-calcaires a été mise en évidence; - la vitesse estimée de déplacement de la nappe marno-calcaires est de l’ordre de 10 cm/an. Le GIE Chimie propose ainsi une fréquence trimestrielle de
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 21/06/2024, article 4
L’exploitant dispose d’une note de synthèse, datée de septembre 2024, qu’il a établie pour décrire les méthodes de mesures mises en œuvre pour la quantification des PFAS liés à l’activité. Cette note décrit les méthodes mises en œuvre par le laboratoire sur site, le laboratoire du groupe situé à Lyon ainsi que les critères pris en compte pour la sélection des laboratoires internes. Ces mesures permettent d’assurer, pour le TFA, une limite de quantification de 200 µg/L pour les mesures internes et les laboratoires externes retenus (Wesling et Agrolab) - devraient assurer des mesures avec une limite de quantification de 0,5 µg/L. Depuis, l’exploitant a fait l’acquisition de nouveaux appareils de mesures (chromatographie ionique couplée une spectrométrie de masse) et le développement et l'appropriation de la méthode sont en cours. Les nouveaux appareils doivent entrer en service à partir du mois de mars 2026 et permettre de réduire la limite de quantification aux environs de 1 µg/L. Des premières analyses comparatives croisées montrent que les équipements des laboratoires extérieures (chromatographie liquide) sont plus efficaces sur des concentrations faibles en PFAS alors que ceux de l’exploitant s’avèrent plus efficaces sur des concentrations plus élevées. Le niveau de correspondance est correct sur les concentrations faibles et intermédiaires mais présentent plus d’écart sur les concentrations élevées (> 10 mg/L). Une mise à jour de la note de description détaillée des méthodes de mesure est attendue. Observation : Avec l’évolution de la technologie de mesure à venir permettant d’abaisser la limite de quantification, l’exploitant doit mettre à jour sa note de description détaillée des méthodes de mesure. Il mettra notamment en avant les dispositions prises pour permettre d’assurer la représentativité des mesures tant internes, qu’externes, via la réalisation de mesures comparatives croisées.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 21/06/2024, article 5
Les résultats de l’autosurveillance sur ces PFAS ont été présentés lors de la visite. Sur l’année 2025, et jusqu’au jour de la visite, les valeurs limites en concentration sur le TFA, le TA, le TFS et le CDFA sont respectées. Depuis le début de l’année 2025 les concentrations moyennes mesurées sont les suivantes : 4,5 mg/L pour pour le TFA en légère baisse par rapport au second semestre de l’année 2024 (6,5 mg/L) pour une limite fixée à 15 mg/L, 0,9 mg/L pour le TA pour une limite fixée à 5 mg/L, 0,7 mg/ pour le CDFA pour une limite fixée à 2,5 mg/L, 0,1 mg/ pour le TFS pour une limite fixée à 1 mg/L. Ces dernières valeurs sont homogènes avec celles mesurées sur le second semestre de l’année 2024. Pour ce qui concerne les flux et depuis le début de l’année, le flux moyen en TFA rejeté est de l’ordre de 9 kg/j (pour une limite à 15 kg/j en moyenne mensuelle). Des flux d'émissions plus importants ont été observés notamment aux mois de février et mars avec un maximum relevé à 44 kg/j. La moyenne mensuelle de 15 kg/j est dépassée sur les mois de février et mars (respectivement 17,8 kg/j et 16,4 kg/j). Ces pics d’émission et dépassements sur ces deux mois sont à mettre en relation avec des épisodes pluvieux intenses s’accompagnant de débit de rejet 10 fois supérieur à la normale (11 000 m³ le jour du flux le plus élevé, pour une concentration en TFA mesurée conforme à 4,2 mg/L). Depuis avril 2025 les flux sont conformes en moyenne mensuelle. Ainsi l’influence de l’arrêt des activités de Rhodia Operations n’est pas encore complètement observable sur les concentrations et flux rejetés, même si depuis cet été les flux marquent une baisse par rapport aux mêmes périodes de l’année 2024. La finalisation de la mise en sécurité des installations en 2025, la mise en œuvre du plan d’actions prescrit à Rhodia Operations, notamment en terme de captation et traitement des résurgences d’eaux polluées sur la plateforme à partir de mi-2026 et de mise en place des couvertures étanches sur les anciens dépôts de déchets dans l’année 2026 doivent permettre d’observer des réductions d’émissions vers le milieu naturel. […] spécifiques surveillés ne présentent pas de dépassement de la valeur limite en flux, pris en moyenne mensuelle ainsi que demandé par l’arrêté préfectoral. Les autres PFAS (arrêté ministériel de juin 2023) font toujours l’objet d’une surveillance mensuelle au rejet du site. Pour 2025, les concentrations de la somme des 20 PFAS concernés varient entre 0,021 µg/L (ja
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 21/06/2024, article 6.2
Les résultats des mesures effectuées dans l’Avène ont été présentés en amont et en aval du rejet. Comme observé en 2024, pour le TFA la concentration moyenne mesurée en aval évolue en fonction du débit du cours d’eau. C’est donc en période estivale que les valeurs les plus élevées sont relevées (3,7 mg/L en juillet contre 0,4 mg/L par exemple en avril). La valeur moyenne aval depuis le début de l’année est de 1,6 mg/L pour le TFA en légère baisse par rapport à 2024 (2 mg/L), 0,3 mg/L pour le TA, 0,2 mg/L pour le TFS, 2,7 µg/L pour le TFMB et dérivés. A ce stade, les effets de l’arrêt des activités des installations de Rhodia Opérations et des rejets vers le milieu naturel, ne sont pas fortement observables sur les concentrations observées dans la rivière en aval du rejet de la plateforme. En amont de la confluence avec l’Arias, du TFA est également mesuré, potentiellement issu de résurgences non captées de la plateforme. La valeur moyenne amont depuis le début de l’année est de 0,4 mg/L pour le TFA, 0,02 mg/L pour le TA, 0,2 mg/L pour le TFS, 0,7 µg/L pour le TFMB et dérivés.12/12 Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Comme déjà relevé en 2024, l’exploitant doit fournir une analyse détaillée permettant d’interpréter ces résultats, en particulier sur l’origine des concentrations en PFAS observées au niveau du point de surveillance amont situé sur l’Avène. Le marquage relevé en TFS doit être commenté. L’influence de la plate-forme sur l’Avène en amont du point de convergence avec l’Arias doit être analysée de manière approfondie pour que les actions de gestion adaptées puissent être proposées. En particulier, la connexion avec la nappe des remblais qui présente des marquages significatifs en PFAS (TFA) au nord est et à l’est de la plateforme doit faire l’objet d’investigations complémentaires. Un point de surveillance amont complémentaire, en dehors de la zone d’influence, a été étudié. Il doit désormais être proposé sur cette base.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 21/06/2024, article 6.3
Les modalités de cette surveillance doit être actualisée dans le cadre de la mise à jour du bilan quadriennal 2019-2024 demandé au constat 1 ci-dessus.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
Nous transmettons votre demande à des bureaux d'études du secteur et pouvons en être rémunérés. Nous ne nous portons garants de personne.