L’inspection s’est déroulée au tout début du traitement par désorption thermique. Il n’a pas été relevé de non-conformité.
15points de contrôle
0avec suites administratives
0susceptibles de suites
15sans suite
Réhabilitation de la zone ZP1
Sans suite administrative
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 23/01/2023, article 3
L’Inspection a constaté la mise en place du réseau de chauffe et du réseau de venting au droit de la zone ZP1 sous une tente de confinement dont l’air extrait est traité sur charbons actifs. L’exploitant a indiqué avoir décapé la couche superficielle de la zone ZP-1d (hors bande nord). Les terres excavées ont été régalées sur la zone ZP1 à traiter. L’exploitant a précisé avoir mis en place une couche drainante au-dessus des terres polluées à traiter afin de favoriser la circulation de l’air et le captage par les puits de venting. Le tout a été recouvert par une couche de béton pour assurer l’étanchéité. La chauffe a été démarrée le 13 février 2024. Le venting a été démarré une semaine avant.
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 23/01/2023, article 3.1.2
Les puits de chauffe étaient séparés d’environ 2 m. L’exploitant a indiqué avoir pris en compte un rayon d’action de chauffe d’1 m. 40 puits de chauffe de 10 m de profondeur ont été installés pour traiter la zone ZP1.
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 23/01/2023, article 3.1.3
Pour le réseau de venting, le rayon d’action pris en compte est de 5,5 m. 15 puits de venting ont été installés jusqu’à 10 m de profondeur. L’exploitant a précisé que seuls 10 puits de venting sont actuellement actifs. Ces 10 puits suffisent à couvrir la zone compte tenu du rayon d’action 9/17considéré. L’exploitant a toutefois prévu 5 puits complémentaires au cas où il y aurait besoin d’optimiser la ventilation du sol. Le débit d’extraction du système d’aspiration est d’environ 120 m³/h au jour de la visite.
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 23/01/2023, article 3.1.4
Pendant la visite, l’exploitant a présenté les systèmes de traitements des effluents atmosphériques et aqueux mis en œuvre. Les gaz extraits par le réseau de venting passent par deux condenseurs. Les condensats passent ensuite dans un filtre à eau pour séparer le mercure de l’eau. Le mercure condensé est ensuite transféré dans des conteneurs spécifiques (Blefa). L’Inspection a constaté que les « Blefa » sont stockés sur une rétention mobile dans une tente spécifique située en dehors de la tente principale. L’air de la tente Blefa est traité sur un charbon actif avant rejet à l’atmosphère. L’exploitant prévoit d’envoyer ensuite les Blefa pour élimination en mines de sels en Allemagne. Les eaux récupérées sont quant à elles stockées dans deux bâches souples de 30 m³ chacune après passage dans un filtre à charbon actif imprégné. Les eaux récupérées seront analysées avant rejets au canal usinier de la plateforme OSIRIS. Au jour de la visite, les bâches étaient quasi vides étant donné que la chauffe n’a commencé que la veille. 10/17Les gaz non condensés passent par trois filtres en série (1 filtre à charbon actif pour capter les COV, puis 2 filtres à charbon actif imprégné au soufre pour capter le mercure), puis par une tour de lavage. Le 2 ème filtre pour le mercure permet de maintenir la filtration du mercure lors du changement d’un filtre saturé.
Contrôle et suivi du traitement de désorption thermique in situ
Sans suite administrative
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 23/01/2023, articles 3.2 et 3.2.1
En réponse à une demande de l’Inspection, l’exploitant a indiqué que les thermo-couples ont été installés sur chaque aiguille de chauffe et sur chaque puits de venting à trois niveaux de profondeur (3, 6 et 9 m). Au jour de la visite, la température du sol est comprise entre 14 et 19 °C selon la profondeur des capteurs.
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 23/01/2023, article 3.2.2.1
Étant donné que la chauffe n’a débuté qu’un jour avant la visite d’inspection, il n’y a pas encore eu de prélèvement des rejets atmosphériques. En revanche, l’exploitant indique effectuer des mesures tous les jours au PID et au JEROME (détecteur de mercure portable). Lors de la visite, une mesure a été réalisée au JEROME à l’extérieur de la tente à proximité des bâches d’eau. Il n’a pas été détecté de mercure dans l’air ambiant (seuil de détection 0,5 g/m³).µ
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 23/01/2023, article 3.2.2.3
L’exploitant a présenté sa fiche de suivi de l’efficacité du traitement. Il indique que cette fiche est renseignée quotidiennement par VALGO, la société en charge du traitement.
Contrôle de la concentration en mercure dans les sols
Sans suite administrative
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 23/01/2023, article 3.9
Une campagne d’analyse des sols a été réalisée en octobre 2023 au droit de la zone ZP1 pour l’état initial. 10 sondages ont été réalisés jusqu’à 10 m de profondeur avec prise d’un échantillon tous les mètres. Les résultats ont conduit l’exploitant à proposer des modifications sur l’implantation du réseau de désorption thermique par rapport au plan de conception des travaux.
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 23/01/2023, article 3.11.1
La campagne d’analyse des gaz du sol pour l’état initial a été réalisée sur deux piézairs en octobre 2023. Les résultats montrent une concentration élevée en mercure sur le Pza8 (1408 g/m³).µ La fiche de prélèvement du Pza7 indique une faible profondeur (0,8 m contre 1,5 m pour le Pza8) et que le piézair n’est pas étanche. Les résultats sont donc susceptibles d’être sous estimés. Lors de la prochaine campagne (post-chauffe), l’exploitant devra veiller à créer des piézairs étanches.
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 23/01/2023, article 3.11.2
La campagne d’analyse de l’air ambiant pour l’état initial a été réalisée sur deux points de prélèvements en octobre 2023, l’un au droit de ZP1, l’autre sur une zone témoin en limite du site. Les résultats montrent une concentration élevée en mercure (>R1) au droit de ZP1. En revanche, il n’a pas été détecté de mercure sur l’échantillon témoin. L’exploitant a indiqué qu’une nouvelle campagne a été réalisée en février 2024 après le démarrage du venting. La prochaine campagne est prévue pour début mars 2024.
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 23/01/2023, article 3.11.3
L’exploitant n’a pas proposé de programme de surveillance des eaux souterraines spécifique, donc le suivi des eaux souterraines est réalisé sur les 4 piézomètres TI07 , TG06, TF04 et TI04. L’exploitant a réalisé une campagne d’analyse des eaux souterraines avant travaux en octobre 2023. Les résultats ne mettent pas en évidence d’anomalie significative. Lors de la visite, l’Inspection a contrôlé par sondage deux piézomètres : TG06 et Ti07 . Il n’a pas été relevé d’anomalie.
Bornage et limitation d’accès aux zones de pollution
Sans suite administrative
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 23/01/2023, article 4
L’exploitant a indiqué avoir fait réaliser le bornage des zones ZP2, ZP3 et ZP4 par un géomètre et a présenté les plans de bornage. Lors de la visite, l’Inspection a constaté que la zone ZP3 a été matérialisée par un petit merlon et que des panneaux sont présents pour interdire l’accès à l’intérieur de la zone. L’Inspection considère que le petit merlon matérialisant la zone ZP3 n’empêche pas réellement l’accès à cette zone. Néanmoins, dans le cadre de la demande d’autorisation d’exploiter de la société CREALIS, dont le projet couvre une partie de la ZP3, des mesures complémentaires de mercure vont être réalisées au droit de la zone ZP3. Si les mesures complémentaires confirment les mesures initiales de CERDIA qui montraient des concentrations en mercure présentant un risque sanitaire important au droit de cette zone, il sera demandé à CERDIA de renforcer les mesures pour empêcher l’accès à cette zone.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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