Inspections ICPE

NICOLAS CHALETS

Installation classée à Bénesse-Maremne (40230), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 30 avril 2026 — 2 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0005207367
CommuneBénesse-Maremne (40230)
DépartementLandes
RégimeEnregistrement
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDnon
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL NA
Inspections listées3 depuis 20 janvier 2023
SIRET41977164700015

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

L’inspection réalisée le 30 avril 2026 sur le siteIdéa Bois - Chalets Nicolas à Bénesse-Maremne a porté principalement sur la gestion des rejets aqueux et la prévention des pollutions liées aux activités de traitement du bois. Les installations et les aires de traitement et d’égouttage apparaissent correctement aménagées et entretenues, permettant une bonne maîtrise des écoulements et la récupération des égouttures. Le suivi des eaux souterraines met en évidence une qualité globalement satisfaisante, sans impact significatif pour les paramètres biocides recherchés. Une vigilance est toutefois à maintenir concernant l’apparition de carbonates en aval hydraulique.

4points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
2sans suite

Surveillance de la qualité des rejets – Eaux superficielles

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/07/2011, article 9.2.4

Pour l’année 2025, l’exploitant a procédé à une surveillance semestrielle de la qualité des eaux superficielles, notamment via une campagne de prélèvements réalisée le 21 novembre 2025. Les résultats de cette campagne mettent en évidence la présence de substances biocides, en particulier le Tébuconazole et le Propiconazole, à des concentrations anormalement élevées au regard des niveaux observés sur le site ces dernières années. Ces résultats ont conduit l’exploitant à réaliser une seconde campagne de mesures le 19 décembre 2025. Les analyses associées mettent en évidence des concentrations plus faibles, de 7,9 µg/l pour le Tébuconazole et 7,2 µg/l pour le Propiconazole, correspondant davantage à la tendance observée ces dernières années. Ces valeurs demeurent toutefois supérieures aux valeurs limites applicables (2 µg/l pour chacune de ces substances). Dans ce contexte, l’exploitant s’est engagé à réaliser une nouvelle campagne d’analyses dans un délai d’un mois afin de confirmer le niveau de qualité des eaux rejetées et de consolider l’interprétation des résultats, notamment au regard de l’hypothèse d’une anomalie de mesure. Il est également à noter que les dépassements observés concernent des substances (Tébuconazole et Propiconazole) qui ne sont plus utilisées sur le site pour le traitement du bois effectué sur le site. Toutefois, l’exploitant réceptionne et stocke des bois préalablement traités avec ces produits. Le stockage de ces bois en extérieur est susceptible d’entraîner, par phénomène de lixiviation sous l’effet des eaux pluviales, un transfert de ces substances vers les eaux collectées, ce qui constitue la principale source des contaminations observées. L’exploitant prévoit, pour l’année à venir, la réalisation d’un nouveau parc de stockage des bois entièrement sous couverture. Cette mesure devrait permettre de réduire significativement la lixiviation des produits de traitement et, par conséquent, les rejets associés vers le milieu naturel. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant transmet à l’inspection des installations classées les résultats de la campagne d’analyses des eaux superficielles qu’il s’est engagé à réaliser dans un délai d’un mois.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques chroniques · Autosurveillance de la qualité des rejets

Surveillance de la qualité des rejets – Eaux souterraines

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/07/2011, article 9.2.3

Pour l’année 2025, l’exploitant a procédé à la surveillance semestrielle de la qualité des eaux souterraines au niveau des piézomètres implantés en amont et en aval hydraulique du site. Les résultats montrent que les substances biocides historiquement utilisées sur le site (tébuconazole, propiconazole, cyperméthrine) sont, pour la campagne considérée, inférieures aux limites de quantification. Par ailleurs, les analyses mettent en évidence, de manière générale, une qualité des eaux souterraines globalement satisfaisante, ne présentant pas d’évolution défavorable significative pour les paramètres suivis. Toutefois, une anomalie est relevée avec l’apparition de carbonates, observée uniquement en aval hydraulique du site, alors que ces composés n’étaient pas détectés lors des campagnes précédentes. Bien que ce paramètre ne constitue pas un polluant caractéristique de l’activité du site, et en l’absence de mise en évidence concomitante de cuivre dans les eaux souterraines, cette évolution, localisée en aval hydraulique, justifie une vigilance particulière. Elle conduit à recommander la vérification de l’absence de lien avec les activités du site, notamment au regard des produits de traitement susceptibles de contenir des composés à base de cuivre (ex. carbonate de cuivre), ainsi qu’avec d’éventuelles évolutions des conditions d’exploitation ou des apports extérieurs. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant transmet à l’inspection des installations classées les résultats de la prochaine campagne de surveillance de la qualité des eaux souterraines. Cette transmission est accompagnée de tout élément d’analyse permettant d’apprécier l’évolution des paramètres suivis, en particulier concernant les carbonates. Le délai de transmission est fixé àun mois à compter de la réception des résultats analytiques.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques chroniques · Autosurveillance de la qualité des eaux souterraines

Aires de traitement, d’égouttage et de manipulation des produits de traitem

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/07/2011, article 8.3.4

Les aires de traitement, d’égouttage et de manipulation des produits de traitement du bois sont aménagées de manière à prévenir tout écoulement vers l’environnement extérieur. Les équipements de traitement du bois (un bac de trempage et deux autoclaves) sont chacun implantés sur une aire dédiée, équipée d’un dispositif de collecte des égouttures dirigées vers un point bas situé en contrebas des cuves. Ce dispositif permet la récupération et la reprise des effluents. Afin de prévenir tout risque d’écoulement accidentel, les opérations d’égouttage sont réalisées directement au droit de la cuve de trempage et, pour les autoclaves, au niveau des rails de sortie, ce qui permet de capter la majorité des égouttures et de limiter les écoulements en dehors des zones dédiées. Une zone dédiée à l’égouttage avec récupération des produits est également présente. Lors de la visite, les installations observées étaient globalement propres, sans présence d’égouttures ni de résidus visibles à l’extérieur des bacs de traitement.

Thèmes : Risques chroniques · Prévention du risque de pollution

Egouttage

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 02/03/2023, article 4.15

Au sortir du bac de trempage (traitement classe 2), les piles de bois traitées sont maintenues en position d’égouttage directement au-dessus du bac, à l’intérieur du même bâtiment. Ce dispositif permet la récupération des égouttures directement dans le bac de traitement. De même, pour les deux autoclaves (traitement classe 3 et 4), les opérations d’égouttage sont réalisées au niveau des rails de sortie, assurant la reprise des égouttures au droit des installations. Ces dispositions permettent d’assurer une reprise complète des égouttures et de prévenir tout écoulement en dehors des zones dédiées.

Thèmes : Risques chroniques · Prévention du risque de pollution

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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