Installation classée à Saint-Médard-d'Eyrans (33650), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 28 avril 2025 — aucune suite administrative proposée.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0005201243
Commune
Saint-Médard-d'Eyrans (33650)
Département
Gironde
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL NA
Inspections listées
2 depuis 21 février 2022
SIRET
96550427700041
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 4510Dangereux pour l'environnement aquatique de catégorie aiguë 1 ou chron
L’inspection a permis de se rendre compte que l’exploitant Lyonnet s’est acquitté des investigations qui lui incombent quant à la pollution présente dans son établissement. Toutefois, on note qu’une pollution potentiellement importante subsiste dans d’autres parties des anciens établissements Beaumartin, dont l’entreprise Lyonnet n’est pas responsable.
4points de contrôle
0avec suites administratives
0susceptibles de suites
4sans suite
Pollution des sols - Périmètre d’étude
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 07/12/2018, article Chapitre 10.1
4/6 L’emprise visée à l’article 1.2.2 désigne les fractions des parcelles 193 et 2368 de la section A du cadastre de Saint-Médard d’Eyrans, telles que précisées dans le plan annexé à l’arrêté préfectoral, pour une superficie totale de 0,36 ha. Cette emprise correspond aux bâtiments et stocks actuellement exploités par l’entreprise Lyonnet. On note qu’elle exclut la majeure partie des anciennes installations industrielles des établissements Beaumartin, et en particulier la totalité de l’ancienne installation de créosotage.
Pollution des sols - Caractérisation de l’état des milieux
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 07/12/2018, article Chapitre 10.2
L’exploitant a fait réaliser une étude préalable (rapport Téréo du 26 novembre 2019) et un diagnostic complémentaire (rapport ArcaGée du 25 juin 2021). L’étude préalable Téréo de 2019 montre une pollution importante par les hydrocarbures à l’emplacement de l’ancienne unité de créosotage Beaumartin (hors périmètre ICPE actuel) ainsi qu’un impact en métaux et métalloïdes (en particulier cuivre, chrome, arsenic) sur l’ensemble de l’ancien établissement. Elle montre également que le piézomètre n°4, situé à proximité immédiate de l’ancienne unité de créosotage, se trouve vraisemblablement sur un dôme piézométrique, ce qui signifie que cette zone est à l’amont de toutes les zones alentour. Elle note un impact en hydrocarbures et métaux sur l’ensemble des piézomètres de la zone d’étude. Le rapport ArcaGée de 2021 montre qu’il existe une source de pollution concentrée en hydrocarbures (y compris en HAP, marqueurs de la créosote) située approximativement entre les prélèvements de sols S7 et S8, ce qui correspondant à l’emplacement de l’ancienne unité de créosotage des établissements Beaumartin. Les installations actuelles de Lyonnet correspondent à l’emplacement de l’ancien atelier d’injection Beaumartin, qui est un procédé distinct du créosotage, avec un impact principalement en métaux, en particulier le cuivre (initialement procédé de traitement du docteur Boucherie, remplacé en 1950 par un traitement par autoclaves, modernisé plusieurs fois ultérieurement par l’emploi de produits biocides différents). Le produit biocide actuellement utilisé par l’entreprise Lyonnet est le Tanalith E 3474 (carbonate de cuivre, tébuconazole, propiconazole), dont le process actuel n’implique aucun rejet (cf. rapport de l’inspection du 17 juin 2021). La réalisation de cette étude a par ailleurs permis, fortuitement, de mettre à jour des équipements de l’ancienne usine, en particulier des canalisations et deux fosses métalliques partiellement remblayées contenant des hydrocarbures lourds en phase pure, qui constituent une source de pollution concentrée. Il s’agit selon toute vraisemblance des anciens équipements de créosotage. Leur dépollution a été mise en œuvre par Lyonnet (voir rapport de l’inspection du 21 février 2022 et point suivant « plan de gestion »). L’état des milieux semble suffisamment caractérisé au regard des responsabilités de l’exploitant actuel. 5/6
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 07/12/2018, article Chapitre 10.3
Le rapport ArcaGée de 2021 fait le constat, d’une part d’une source de pollution concentrée en hydrocarbures à l’emplacement de l’ancien atelier de créosotage, d’autre part d’une pollution par les métaux et métalloïdes (cuivre, chrome, arsenic) « de manière non spatialement prévisible » : à savoir que les endroits où la pollution est la plus concentrée dans les sols ne sont pas triviaux au regard des connaissances sur l’exploitation passée et présente de l’établissement. Le rapport contient un plan de gestion, qui recommande l’élimination des anciennes canalisations et fosses découvertes et des hydrocarbures qu’elles contiennent, et l’excavation et l’élimination des terres fortement polluées aux alentours. Ces équipements ont été démantelés, et les hydrocarbures et terres souillées ont été éliminés en filière agréée par l’exploitant Lyonnet (cf. rapport de l’inspection du 21 février 2022), bien qu’ils soient hors du périmètre de sa responsabilité tel que défini par l’arrêté préfectoral du 7 décembre 2018. Le plan de gestion propose la réalisation d’études complémentaires, afin de déterminer l’étendue de la zone de pollution concentrée par les hydrocarbures, ainsi que les probables transferts de pollution vers l’extérieur de l’emprise de l’ancienne usine. La plainte du 22 avril 2021, notant la présence dans un puits de particulier de concentrations importantes en hydrocarbures et particulièrement en HAP, à environ 150 m au Nord-Est de l’ancien atelier de créosotage, confirme cette crainte (cf. rapport d’inspection du 17 juin 2021). Toutefois, cette source de pollution étant à l’extérieur du périmètre ICPE dont l’exploitant est responsable conformément au chapitre 10.1 de l’arrêté préfectoral du 7 décembre 2018, Lyonnet en tant qu’exploitant actuel n’est pas tenu d’y faire procéder. Le plan de gestion ne propose aucune mesure particulière quant à la pollution dans l’actuel périmètre ICPE exploité, où aucune source notable de pollution n’a été identifiée, outre l’impact en métaux et hydrocarbures constaté dans les eaux souterraines dans et à proximité de l’ancien établissement Beaumartin. On peut donc estimer que l’exploitant s’est acquitté de ses obligations de diagnostic et de remédiation au regard des prescriptions de l’arrêté préfectoral du 7 décembre 2018. Ce constat ne fait pas obstacle à la poursuite de la surveillance de la qualité des eaux souterraines par l'entreprise Lyonnet, prescrite par ailleurs, ni à d'éventuelles actions futures de l'administr
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 07/12/2018, article Article 9.2.2
L’exploitant respecte ses obligations portant sur la surveillance des eaux souterraines prescrite. Les résultats sont cohérents avec les pollutions historiques aux hydrocarbures et métaux mentionnées plus haut.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
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ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
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Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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