Installation classée à Martainneville (80140), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 13 mai 2026 — 5 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0005102346
Commune
Martainneville (80140)
Département
Somme
Régime
Enregistrement
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL HdF
Inspections listées
5 depuis 22 novembre 2022
SIRET
78065002400018
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 1434Liquides inflammables (remplissage ou distribution) autres que 1435
L’inspection des installations classées a relevé une non conformité majeure concernant les conditions de stockage mises en œuvre par l’exploitant. Compte tenu du risque incendie important (inertie de l’incendie directement appliquée sur les murs), l’Inspection propose à M. le Préfet de mettre en demeure l’exploitant de respecter les prescriptions des conditions de stockages de l’arrêté ministériel du /2017. Concernant les autres constats, des demandes d’actions correctives et des justificatifs sont demandés à l’exploitant dans les points de contrôle ci-après.
5points de contrôle
5avec suites administratives
0susceptibles de suites
0sans suite
Dispositions constructives
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article Annexe II - Point 4
Pour justifier du respect de la prescription, l’exploitant a présenté: - le CCTP (Le Cahier des Clauses Techniques Particulières) du bâtiment de stockage des produits finis du lot 3a Bâtiment-charpente-couverture. - l’acte d’engagement signé accompagné du devis de l’entreprise PRIEZ-FLAMANT. Les documents mentionnent les caractéristiques suivantes: - la structure présente une résistance au feu R15 ; - les pannes de support du système de toiture sont en matériaux A2 s1 d0 ; - les murs donnant sur l’extérieur sont en panneaux béton épaisseur 14cm REI60. Les murs extérieurs sont donc construits en matériaux de classe A2 s1 d0; - les panneaux de soubassement-soutènement (épaisseur 20 cm), et de façades (épaisseur 14 cm) sont en béton lisse non isolé EI120; - la couverture étanche sur bacs acier simple isolation satisfait à la classe Broof (t3); - les bacs support d’étanchéité en acier prélaqué sont de résistance A2S1do; - les voûtes zénithales d’éclairement et de désenfumages sont de classement au feu M2 avec une voûte zénitale de 42 m x 3 m (8 exutoires de désenfumage répartis à 2%SUE par canton) pour le canton 1 et une 2ème voûte zénitale de 42 m x 3 m (8 exutoires de désenfumage répartis à 2%SUE par canton) pour le canton 2; - le bardage métallique simple peau répond au classement A2s1d0 pour l’auvent. Cependant le CCTP ne peut être pris en compte entièrement. En effet, c’est une pièce du marché qui sert à l’entreprise, pour la remise de son offre et la réalisation du bâtiment. Il est possible que des évolutions puissent être mises en œuvre, en particulier lors de problèmes rencontrés en phase chantier, qui entraîneront une modification du CCTP. C’est pourquoi le DOE (dossier des ouvrages exécutés) est demandé contractuellement aux entreprises à la fin du chantier pour retranscrire les caractéristiques des matériaux réellement mis en œuvre sur la construction. Lors de l’inspection, l’exploitant a présenté des éléments du DOE de l’entreprise Ets PRIEZ FLAMENT qui a réalisé le lot Bâtiment-Charpente-Panneaux préfabriqués en béton-Couverture. Ce sont essentiellement des plans: - les plans des façades (FACADES-Rev B), indique des panneaux de 14 cm d’épaisseur et des panneaux en sous-bassement de 20 cm d’épaisseur - le plan «CALEPINAGE COUVERTURE» indique que des tôles NERVOBAC 57 de longueurs 5m050 et 1m700 ont été posées - le plan «LOCALISATON TOITURE» présente les emplacements des bandes A2s1d0, mises en places de part et d’autre du mur coupe feu séparant les
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Thèmes : Risques accidentels · Caractéristiques de comportement au feu du bâtiment
Désenfumage
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article Annexe II - Point 5
Le bâtiment M est un entrepôt couvert fermé ; il est composé de 2 cellules alors que le dossier enregistrement en prévoyait 3. Concernant le désenfumage, l’exploitant a présenté: - les certificats NF des dispositifs actionnes de sécurité (DAS) / dispositifs de commande (DC) (date de fin de validité: 14/02/2024); - une attestation de bon fonctionnement de l’installation, délivrée par la société Asserco le 31/01/2024. Cette attestation mentionne 18 ouvrants. Lors de l’inspection, l’exploitant a présenté le plan «localisation toiture» du 04/10/2023: - la 1ère cellule a pour dimensions 60,080 m par 32,680 m; elle possède un écran de cantonnement - la 2ème cellule a pour dimensions 48,080 m par 32,680 m. = 1571,25 - les emplacement des voûtes qui servent d’éclairage zénithale et d’exutoires pour le bâtiment. Le calcul des 2% a été réalisé par l’exploitant en séance et le pourcentage obtenu pour chaque canton/cellule est supérieur à 6%. A la lecture du plan, les voûtes zénithales qui servent également de dispositifs d'évacuation sont implantés sur la toiture à moins de 7 mètres du mur coupe-feu séparant les 2 cellules de stockage. L’écran de cantonnement a été vu sur site. La société "Bureau VERITAS" est intervenu le 1/10/2024 pour la mise en service; le rapport de vérification a été présenté: les tests ont été effectués et aucun écart n’a été relevé. Un contrôle a également été réalisé par "Bureau VERITAS" le 1/10/2025: aucun écart n’a été relevé. Les trappes de désenfumage sont asservies à un thermosensible qui fond à une température élevée et qui déclenche l’ouverture des trappes de désenfumage. Des coffrets d’ouverture manuelle sont également présents près des portes donnant sur l’extérieur. Observation: L’Inspection rappelle à l’exploitant qu’il doit déposer un porter à connaissance lorsqu’il modifie les conditions d’exploitation de son site, en particulier lorsqu’il fait évoluer son projet qui a fait l’objet d’une instruction et d’un arrêté préfectoral. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant transmettra à l’Inspection des installations classées sous 3 mois: - un document justifiant que les trappes de désenfumage sont bien à plus de 7 mètres du mur coupe-feu; - à défaut, une demande d’aménagement qui fera l’objet d’une instruction avec demande d’avis du SDIS 80.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Thèmes : Risques accidentels · dimensionnement et fonctionnement du dispositif
Compartimentage
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article Annexe II - Point 6
Le certificat NF de la porte coulissante de séparation entre les 2 cellules a été transmise; le document mentionne une porte résistant au feu en métal (date de fin de validité: 31/12/2024). Le certificat mentionne que la porte est EI2 120 (feu recto-verso). L’exploitant a indiqué que la porte coulissante est asservie aux détecteurs optique de fumées. La documentation technique de 2 portes métalliques tamponnée «certificat correspondant à notre facture du 10/01/2024 de la société MALERBA». Lors de la visite du bâtiment, les portes à un ventail présentes au niveau de la séparation des 2 cellules, et celle donnant sur la future usine de teillage ont été vues; elles sont marquées EI 120. Le futur passage «logistique» entre l’usine de teillage et le bâtiment de stockage n’existe pas encore. L’ouverture est pour le moment fermée d’une plaque de béton, le temps que l’usine de teillage est en chantier. Elle sera par la suite ouverte et une porte de fermeture similaire à celle présente entre les 2 cellules, sera installée. Concernant les stockages dans les cellules, l’exploitant a indiqué stocker au maximum 1038 m³ pour la cellule 1 et 960 m³ pour la cellule 2, soit un total de 1998 m³ . Le plan «localisation toiture» du 04/10/2023 localise les bandes A2s1d0 présentent de part et d’autre du mur de séparation des cellules, et celle présente au niveau du futur «raccordement» avec l’usine de teillage. Le CCTP indique des panneaux de refend en béton lisse non isolé EI 120 de 14 cm d’épaisseur, avec un débord du nu en façades. Le plan «implantation» du 13/07/2023 , présente les débords de 50 cm du mur coupe feu de séparation des 2 cellules. Sur site, l'Inspection des installations classées a constaté la présence des plaques béton. Cependant, aucune indication sur les caractéristiques coupe-feu du mur séparant les 2 cellules n'est présente dans le DOE de l’entreprise PRIEZ. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant transmettra sous 3 mois un document (attestation de l’entreprise ou du maître d’œuvre) justifiant du caractère coupe-feu 2 heures du murs séparant les 2 cellules.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Thèmes : Risques chroniques · Caractéristiques coupe feu des parois et des portes
Conditions de stockage
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article Annexe II - Point 9
Lors de la visite du bâtiment, étaient présents : - des stockages de lins adossés au muret à coté des poteaux métalliques - des semences ensachés sur palettes - du matériel métallique, - des allées de plus de 2 m, - des îlots de moins de 500 m². L’exploitant a indiqué : - adosser ses stockages de lin sur les murs pour des raisons de sécurité vis-à-vis des personnes pouvant être présentes dans le bâtiment, - utiliser la hauteur des poteaux qui fait 6m50, pour jauger sa hauteur de stockage. Observation: L’Inspection attire l’attention de l’exploitant sur le fait qu'il doit également s’assurer de conserver en tout temps la distance de 1 mètre entre le haut du stockage et la base de la toiture ou plafond. Le bâtiment était partiellement utilisé. L’exploitant a indiqué que le stockage sera plus conséquent lorsque l’usine de teillage sera en activité. Des marquages au sol pour délimiter les îlots seront réalisés. Le stockage ne respecte pas la distance minimale de 1 mètre par rapport aux parois et aux éléments de structure ainsi que la base de la toiture ou le plafond ou tout système de chauffage et d'éclairage. L'exploitant a indiqué rencontrer les services du SDIS 80 vers mi-juillet pour rechercher une solution acceptable pour répondre aux 2 réglementations (ICPE et code du travail). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Au vu du risque incendie, l’Inspection propose à M. le Préfet, un projet de mise en demeure de respecter une distance de 1 mètre du stockage, par rapport à tout élément de la structure du bâtiment, sous 3 mois. 11/12
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article Annexe II - Point 12
L’exploitant avait prévu dans son dossier d’enregistrement plusieurs types de détecteurs associés à des alarmes de type sonore et flash. Lors de l’inspection, l’exploitant a indiqué que la détection se fait via 2 détecteurs optiques de fumée. Il a transmis la fiche technique qui mentionne «DAD NF secouru + 2 détecteurs optiques de fumée» qui a pour destination les portes PMT(portes métalliques techniques). Un DAD est un Détecteur Autonome Déclencheur . L’exploitant a également transmis la documentation technique du déclencheur RF pour portes métalliques techniques (PMT) coulissantes D.A.S. de Malerba. Aucune alarme n’a été mise en place. Lors de la visite du site les 2 détecteurs ont été vus: ils sont présents dans chaque cellule de part et d’autre de la porte. L’exploitant a indiqué que lorsqu’un des détecteurs s’activent, il déclenche la fermeture de la porte coulissante, séparant les 2 cellules. Observation: L’exploitant veillera à mettre en place un contrôle des détecteurs ainsi que leur asservissement (fermeture de la porte). L’exploitant a indiqué qu’il y a peu de personnes présentes, 1 personne à la fois en 3x8, l’ensemble du personnel est formé risque incendie, avoir une équipe de seconde intervention avec un roulement pour qu’il y ait toujours quelqu’un. Il s’est engagé à mettre en place l’alarme pour septembre 2026. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant transmettra sous 4 mois les documents justifiant la mise en place de l’alarme conformément aux attendus réglementaires et à son dossier enregistrement.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
Nous transmettons votre demande à des bureaux d'études du secteur et pouvons en être rémunérés. Nous ne nous portons garants de personne.
Autres installations inspectées à proximité
NELFRUIT— Nesle (80190)aucune suite administrative proposée